Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Universal coverage

From AHO

Jump to: navigation, search


Le Togo a inscrit depuis 1998, l'accès équitable des populations aux services de santé comme fondement de développement de sa politique de santé. La volonté politique de parvenir à l’accès universel est affirmée par l’adhésion du pays aux conventions internationales relatives à la couverture universelle (Déclaration de Ouagadougou sur les soins de santé primaires d’Abuja et le Plan de Maputo, …).

A ce jour, il existe des initiatives qui prennent en compte la notion de couverture universelle notamment dans le domaine de la lutte contre le SIDA (rapport sur l’accès universelle 2007-2009)et du paludisme (Renforcement des services de prévention et de prise en charge du paludisme pour un accès universel au Togo, Mai 2009). Mais une stratégie globale d’accès universel aux services des soins de qualité avec une sensibilité du genre reste à implémenter au plan national pour concrétiser cette volonté politique.

Les principales causes de la sous utilisation des services de santé (relevé au chapitre fournitures des services, rendant l’accès universel difficile) sont liées entre autres à la qualité insuffisante des soins et surtout à la faible accessibilité financière dans un contexte de cherté des soins (le coût moyen de traitement par pathologie varie de 1082 à 3069FCFA) contrastant avec un niveau élevé de pauvreté de la population estimé à 61,7% en 2006 (QUIBB,2006),61,4% en 2009 (Rapport d'avancement 2009 de la pauvreté,Juillet 2010).

Selon l'enquête MICS3 (2006), 73,8% de la population ne fréquentent pas les formations sanitaires modernes pour des raisons financières. Il manque de données actualisées au plan national pour objectiver les problématiques de la demande des soins et l’accessibilité financière.

Forces:

  • Bonne accessibilité Géographique notamment des services de santé de base (88% de la population se situent à moins de 5km selon l'analyse de la situation réalisée en 2003) suite aux investissements en infrastructures de santé notamment dans les zones rurales avec l’appui des partenaires au développement
  • Différents systèmes alternatifs de financement de la santé sont testés dans des zones d’intervention de projets appuyés par les partenaires
  • Il existe un cadre de partenariat (politique nationale d’approche contractuelle, politique de santé communautaire) pour renforcer l’implication des acteurs non étatiques dans le développement de l’offre de soins

Faiblesses:

  • Insuffisance d’équité dans la répartition des infrastructures de santé et du personnel entre régions du pays et entre zones urbaines et rurales
  • Faible accessibilité financière des populations notamment en zones rurales aux services de santé: participation communautaire excessive au financement du secteur consécutive à des pratiques déviantes dans la stratégie du recouvrement des coûts
  • Absence de stratégie opérationnelle d’amélioration de l’utilisation des services de soins par les populations en particulier les couches socialement défavorisées
  • Faible participation financière de l’Etat au financement de la santé
  • Les soins d’urgences ne sont pas pris en charge (absence de Kits d’urgences) Absence de mécanismes de pré-payement (mutuelles de santé, assurances) des soins pour une tranche importante de la population


Recommandations:

  • Mener une étude nationale sur la demande et la capacité contributive aux soins des populations
  • Revisser la PNS et le PNDS en mettant davantage l'accent sur le concept de couverture universelle
  • Développer des stratégies de financement solidarisé des soins de santé basées sur des expériences réussies menées dans le pays ou dans la sous région
  • Porter à l’échelle les expériences pilotes de contractualisation réalisée dans les régions Centrale et Lomé Commune
  • Mettre en place une stratégie d’amélioration de la demande des soins surtout pour les populations vulnérables : la gratuité des soins, pré paiement des soins, révision à la baisse de la tarification des soins, plaidoyer pour une augmentation de la participation financière de l’Etat et contrôle de gestion financière au niveau des structures de santé.