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Analytical summary - Health information, research, evidence and knowledge

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Il existe différents sous systèmes d’information sanitaire, gérés par différentes structures au sein du Ministère mais il n’y a pas de mécanismes de coordination. Dans l’architecture globale les sous-systèmes d’informations sont :

  • Le système de surveillance épidémiologique
  • Le système de surveillance et suivi des activités des services de santé (routine)
  • Le système d’information pour la gestion des programmes
  • Le système d’information pour la gestion des ressources
  • Le système d’information à base communautaire
  • La gestion de la recherche

Certains de ces sous systèmes notamment ceux liés aux programmes fonctionnent de façon parallèle. Il existe au sein du Ministère de la Santé, une division chargée des études et de la recherche (DISER)ARRETE_N°_11_91_MSP mais elle n’a pas de contenu opérationnel ; la gestion de la recherche relève de plusieurs entités sans réelle coordination. Cet ensemble reste incomplet pour une gestion globale de la connaissance : il n’existe ni de système d’enregistrement continu des naissances et des décès, ni de systèmes de gestion des médicaments et du patrimoine par exemple.

Malgré les efforts réalisés à partir de 1994 avec la décentralisation et l’informatisation de la gestion du SIS, des problèmes importants en matière d’informations sanitaires demeurent encore non résolus ; le SIS est marqué par des contraintes techniques, financières et organisationnelles qui ne lui permettent pas de faire face de manière satisfaisante à la demande d’informations pertinentes, fiables et actualisés.

L’absence de données actualisées et désagrégées sur la population rend aussi difficile la fixation d’objectifs de santé (populations cibles mal maîtrisées) ainsi que la définition des zones de couverture.

A cela, il faut noter que la généralisation de l’utilisation au niveau des structures sanitaires des registres autocopiants depuis 2008 dans le but d’améliorer la production des données fiables et désagrégées a eu pour conséquence l’interruption dans la complétude et l’actualité de l’information sanitaire. Depuis 1994, il n’y a pas eu d’évaluation du SNIS. Les réorganisations proposées depuis cette date aussi bien dans le plan directeur que dans les documents ultérieurs ne reposent pas sur un diagnostic précis et détaillé.

Le système d'information sanitaire doit s'entendre dans un cadre plus large de la gestion de la connaissance pour prendre en compte des sous systèmes souvent ignorés comme la gestion du patrimoine, la recherche, la carte sanitaire, les procédures de passation des marchés etc. Vu sa complexité et le manque absolu de progrès dans la mise en œuvre du plan directeur ainsi que sa faible fonctionnalité, le SNIS nécessite un diagnostic approfondi et la formulation d’un plan de réforme

Forces:

  • Décentralisation décisionnelle au niveau périphérique
  • Informatisation progressive du SIS (mise en place de bases de données sanitaires au niveau du district
  • Sous système de surveillance épidémiologique assez performant
  • Il existe une liste d’indicateurs essentiels pour le suivi de la performance
  • Existence de supports harmonisés de collecte de données


Faiblesses:

  • Insatisfaction déclarée sur la fiabilité, la complétude et l'actualité de l'information existante (précision diagnostique, là où les moyens diagnostics ne sont pas disponibles, insuffisance de contrôle de fiabilité, non intégration des données du secteur privé, retard dans la production des annuaires statistiques nationales)
  • L'information recueillie ne correspond pas toujours à un besoin et une utilisation prioritaire d’où la multiplicité des canaux d'information spécifiques
  • Faible utilisation des données récoltées pour la gestion du système de santé (insuffisance de capacité d’analyse de l’information)
  • Faiblesse des moyens humains, matériels et financiers affectés au SIS
  • Absence de coordination des différents sous-systèmes (le noyau de coordination du SIS prévu par le plan directeur n’a pas été mis en place)
  • Absence de méthode consensuelle de calcul des indicateurs
  • Faiblesse dans la rétro information
  • Insuffisance d’intégration de certaines informations comme p.ex. pour les médicaments et les données des structures privées
  • Absence de connexion au réseau Internet
  • Service de la documentation non fonctionnel
  • Absence de mécanisme de coordination des activités de recherche
  • Absence d’un plan stratégique pour la gestion de la connaissance


Recommandations:

  • Approfondir la réflexion sur l’opportunité d’une généralisation du registre autocopiant
  • Choisir des informations à recueillir sur une base raisonnée et négociée (avec une large concertation des utilisateurs potentiels, y compris ceux des programmes nationaux spécialisés)
  • Evaluer le Système d’Information Sanitaire en utilisant l’outil HMN (Health Métric Network) de l’OMS
  • Réviser le Plan Directeur orienté sur la gestion globale de la connaissance et élaborer un plan d’action de mise en œuvre
  • Harmoniser le calcul des indicateurs essentiels
  • Mettre en place un mécanisme de coordination des différents sous systèmes existants;
  • Intégrer dans les conditions d’agréments d’installation des structures privées de soins l’obligation de fournir des données statistiques d’activités