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Politique nationale de santé

De AHO.

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Public policies in the health sector, together with those in other sectors, have a huge potential to secure the health of communities.[1] They represent an important complement to universal coverage and service delivery reforms. Unfortunately, in most societies, this potential is largely untapped and failure to effectively engage other sectors is widespread. Looking ahead at the diverse range of challenges associated with the growing importance of ageing, urbanization and the social determinants of health, there is, without question, a need for a greater capacity to seize this potential. That is why a drive for better public policies forms a third pillar supporting the move towards primary health care, along with universal coverage and primary care (see figure).

Primary health care reforms necessary to refocus health systems towards health for all

The following policies must be in place:

  • Systems policies – the arrangements that are needed across health systems’ building blocks to support universal coverage and effective service delivery. These are the health systems policies (related to essential drugs, technology, quality control, human resources, accreditation, etc.) on which primary care and universal coverage reforms depend.
  • Public health policies – the specific actions needed to address priority health problems through cross-cutting prevention and health promotion. Without effective public health policies that address priority health problems, primary care and universal coverage reforms would be hindered. These encompass the technical policies and programmes that provide guidance to primary care teams on how to deal with priority health problems. They also encompass the classical public health interventions from public hygiene and disease prevention to health promotion.
  • Policies in other sectors – contributions to health that can be made through intersectoral collaboration. These policies, which are of critical concern, are known as “health in all policies”, based on the recognition that a population's health can be improved through policies that are mainly controlled by sectors other than health. The health content of school curricula, industry’s policy towards gender equality, or the safety of food and consumer goods are all issues that can profoundly influence or even determine the health of entire communities and that can cut across national boundaries. It is not possible to address such issues without intensive intersectoral collaboration that gives due weight to health in all policies.

This section of the health system profile is structured as follows:

Sommaire

Résumé analytique

Le 15 décembre 1990, le Gouvernement a adopté une Politique sectorielle de santé et de population, ambitionnant de résoudre les problèmes prioritaires de santé du pays. En 1993, il a défini une nouvelle politique de solidarité pour lutter contre toutes les formes d'exclusion et de marginalisation en vue d'une plus grande justice et d'un meilleur partage. Ces deux politiques ont constitué le cadre de référence de l'ensemble des projets et programmes de développement socio-sanitaire exécutés au cours de ces dernières années.

Depuis 1990, le Gouvernement s'est engagé à soutenir fortement les programmes, plans et politiques de santé avec l'accompagnement des partenaires au développement. L'accent a été mis sur la participation communautaire, l'extension de la couverture géographique par la création de CSCOM et la mise en oeuvre de programmes sanitaires prioritaires.

La politique socio-sanitaire est mise en oeuvre à travers le Programme de Développement Socio-Sanitaire (PRODESS), dont le deuxième volet comporte une Composante Santé et une Composante Développement social. Afin de s'aligner sur l'horizon du CSCRP, le PRODESS II a été prolongé pour couvrir la période 2009-2011.

De plus en plus, il s'avère que des déterminants autres que la santé contribuent à l'atteinte des objectifs pour un mieux-être sanitaire des populations maliennes, notamment la politique de solidarité en faveur des couches vulnérables (indigents, personnes âgées, pauvres, handicapés, mendiants, enfants et femmes en situation difficile).

  • Forces:
    • Création d'une synergie impliquant tous les acteurs;
    • Existence d'une pyramide sanitaire avec des performances;
    • Accompagnement social et communautaire de la santé;
    • Participation de la société civile
    • Existence de services sociaux spécialisés dans les hôpitaux nationaux.
    • Le rôle des collectivités décentralisées (Politique de santé et d’action sociale 1998)
    • Existence d’une politique nationale de lutte contre la pratique de l’excision ;
    • Existence d’une politique nationale genre ;
    • Existence d’une loi instituant l’assurance maladie
  • Faiblesses:
    • Insuffisance dans la prise en charge des personnes démunies dans les services de santé.
    • Insuffisance dans l'organisation de l'offre de soins et des services;
    • Insuffisance en nombre des spécialistes pour faire face aux besoins de développement des services spécialisés;
    • Inadaptation des procédures de gestion;
    • Non application des statuts du personnel des EPA ;
    • Infrastructures et équipements vétustes et d'origine disparates, sans maintenance.

La faible coordination, le manque de ressources clairement identifiables et affectables à la réalisation des thèmes prioritaires de recherche ont conduit à un développement anarchique des activités de recherche dont le résultat a été une faible intégration des résultats dans le processus d'innovation du système de santé et une faible valorisation des chercheurs. Le faible accès des femmes aux organes de décisions notamment au sein des ASACO, alors même qu'il est démontré qu'elles constituent un formidable levain pour la mobilisation sociale en plus du fait qu'elles constituent les principales utilisatrices des services;

Le faible taux d'utilisation des services curatifs ( en moyenne 0,30 nouveau cas par an et par habitant ) lié à la faible mobilisation des populations .expliqué par une étude récente qui conclut la non consolidation des approches communautaires;

  • Recommandations:
    • Intensifier les activités de promotion de la planification familiale
    • Rendre accessible les services de soins
    • Former les spécialistes en fonction des besoins
    • Assurer la maintenance des équipements
    • Renforcer la prise en charge des personnes démunies dans les formations sanitaires à tous les niveaux (national, régional et local);
    • Recherche de financement pour la mise en oeuvre de la politique nationale de mobilisation sociale pour la promotion de la santé.

Vue d'ensemble des réformes politiques

Le Mali a connu depuis l’indépendance plusieurs réorientations de sa politique de santé les plus récentes sont les suivantes :

  • La loi d’orientation sur la Santé ;
  • La loi hospitalière ;
  • La politique nationale de protection sociale ;
  • La politique de lutte contre le paludisme ; Loi 02-050 AN RM portant loi hospitalière du 22 juillet 2002 décret n°628 /P-RM du 2 9 nov 2010 portant gratuité des moyens de prévention et de traitement du paludisme chez l'enfant de moins de cinq ans et chez la femme enceinte dans les établissements de sante
  • La politique nationale de développement des ressources humaines pour la santé (PNDRHS) ;

Les textes de loi régissant l'assurance maladie obligatoire et le régime d'assistance médicale ; Loi n°09 010/du 26 juin 2009 portant création de la caisse nationale d’assurance maladie (canam). Le décret n° 10 -577 /P-RM du 2 6 oct 2010 fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre les prestataires de sante et la caisse nationale d'assurance maladie Le Décret n°10- 580/PRM DU 2 6 OCT 2010 fixant les principes de la tarification préférentielle et les taux de couverture des prestations de soins de sante de l'assurance maladie obligatoire et de l'assistance médicale

  • Le nouveau code des marchés publics,
  • Le bureau du vérificateur général dans le cadre de la lutte contre la corruption, La loi d'orientation agricole,
  • Les appuis budgétaires (ABS et ABG),
  • L'extension de l'université ;

La volonté politique en faveur des femmes et des enfants c’est affirmé d’avantage et cela de façon plus spécifique avec l’adoption en novembre 2010 de la politique nationale genre et de la politique de lutte contre la pratique de l’excision. Toutes ces politiques sont assorties de plan d’action quinquennal

  • La politique nationale de lutte contre la pratique de l’excision : il s’agit de réduire sont taux de 85% à 65% d’ici 2014 au Mali.
  • La politique nationale genre : elle vise a permettre aux femmes et aux hommes d’aspirer à l’égalité dans les conditions de justice sociale et de respect des droits humains universels.

voir Politique Nationale de Développement des Ressources Humaines pour la Santé (PNDRHS).
voir (PDDSS).

Politique de santé publique

L’adoption de la Politique Sectorielle de Santé et de Population (PSSP) a en décembre 1990 a marqué un tournant important dans la politique nationale de santé au Mali. Un des outils de mise en œuvre de cette politique sectorielle a été le Projet Santé, Population et Hydraulique Rurale (PSPHR) lancé en 1990.

Au milieu de la décennie 90, le Mali a opté pour une approche programme qui a servi à élaborer le troisième Plan Décennal de Développement des Services de Santé (PDDSS), lancé en 1998. Ce plan est mis en oeuvre à travers deux tranches quinquennales (PRODESS I et II) Le premier PRODESS, initialement prévu pour la période 1998-2002, a été mis en oeuvre de 1999-à 2004 en raison de certaines contraintes. Le PRODESS II, qui devait couvrir la période 2005-2009, a été prolongé jusqu’en 2011 pour le cadrer avec la programmation du CSCRP (2007-2011). Il comporte une Composante Santé et une Composante Développement social, en raison de l’existence de deux départements ministériels en charge de la santé et du développement social..

Afin de s'aligner sur l'horizon du CSCRP, le PRODESS II a été prolongé sur la période 2009-2011. ‎La [Loi n°02-049 du 22 juillet 2002] portant loi d'orientation sur la santé définit les grandes orientations de la politique nationale de santé en République du Mali. La politique nationale de santé repose sur les principes fondamentaux d'équité, de justice, de solidarité, de participation de la population et de la société civile. Dans le cadre de l’amélioration de la santé de la population, différentes politiques ont été élaborées. Les axes stratégiques de ces politiques sont :

VIH/SIDA

Les domaines prioritaires et stratégies dans le cadre de la lutte contre le VIH /SIDA La réalisation de ces objectifs nécessite l'élaboration de stratégies novatrices, adaptées aux besoins actuels de la lutte et prenant particulièrement en compte les aspects socioculturels et appliquées dans les domaines ci-après: la prévention, la surveillance épidémiologique, l'accès au traitement, aux soins et au soutien, Ethique droits, et VIH, Formation - Etudes et Recherche, Mobilisation des ressources, le suivi/ évaluation et le partenariat. La mise en œuvre de ces stratégies accordera une attention particulière aux pauvres, aux femmes, aux jeunes, aux réfugiés, aux handicapés à la population carcérale, et aux autres catégories sociales vulnérables au VIH/SIDA.

La prévention

La prévention doit être le fondement de notre action. Les stratégies ci-dessous sont retenues:

  • l'amélioration des méthodes de communication par:
  • l'amélioration de l'accès aux programmes de prévention de la TME
  • l'amélioration de l'accès aux méthodes de protection avec l'approche socioculturelle
  • l'éducation des jeunes par les pairs,
  • la mobilisation des secteurs d'éducation formelle et informelle
  • l'utilisation des méthodes modernes de communication
  • la promotion de la sécurité transfusionnelle et l'hygiène en milieu de soins
  • l'accès aux soins, aux services de dépistage volontaire et confidentiel
  • le renforcement du dépistage et du traitement précoce des IST
La surveillance épidémiologique

L'appui à la collecte et au traitement des données est nécessaire pour mesurer périodiquement les progrès accomplis.

Ainsi les stratégies y afférentes sont :

  • le renforcement du système de notification des cas d'IST et de Sida dans les formations sanitaires
  • le renforcement de la sérosurveillance sentinelle
  • l'organisation d'études épidémiologiques et comportementales en particulier celle d'une enquête nationale de séroprévalence périodique.
L'accès au traitement, aux soins et au soutien

Les soins, l'appui et le traitement aux personnes vivant avec le VIH en particulier aux femmes, aux jeunes et les enfants rendus orphelins et affectés sont les éléments essentiels d'une action efficace. Les stratégies pour y parvenir sont:

  • la mise en place de dispositifs législatifs et financiers pour l'accès à la gratuité effective aux soins à tous les malades (bilan, médicaments pour les infections opportunistes et les antiretroviraux) ;
  • développement des réseaux de services de base au niveau communautaire;
  • développement des centres de traitement ambulatoire et de conseil ;
  • intensification des stratégies de prophylaxie, de traitement par les antiretroviraux
  • (ARV)et de traitement des infections opportunistes;
  • renforcement des services biomédicaux;
  • développement d'un réseau d'approvisionnement en médicaments essentiels (y compris les ARV) au niveau des structures de santé publique, privée et communautaire;
  • assurer la disponibilité et l'accessibilité financière et géographique des kits thérapeutiques,
  • organisation des soins à domicile / soins palliatifs;
  • promotion des programmes de micro finance en faveur des PVVIH, et les familles d'accueil des orphelins et enfants vulnérables;
  • Contribution aux actions directes (nutrition, habillement, scolarisation, réinsertion socioprofessionnelle, colonie de vacances, loisirs etc.) en faveur des orphelins et enfants vulnérables.

Le respect des droits des personnes atteintes de VIH/SIDA requiert l'adoption des mesures efficaces.
Les mesures réglementaires prises dans le domaine sont :

  • la promulgation et l'application des législations appropriées pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH ;
  • le renforcement des législations existantes en vue de mettre fin aux violations des droits de l'homme et aux inégalités entre les hommes et les femmes;
  • la prise des mesures légales et juridiques pour aider les femmes et les filles à mieux se protéger;
  • la protection des droits de l'enfant en général et de l'enfant infecté ou affecté par le VIH/SIDA en particulier.
Les axes stratégiques de la politique de lutte contre le paludisme sont les suivants 
Mesures préventives

La prévention est une composante majeure de la lutte contre le paludisme. Elle est axée sur le traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine et la lutte anti vectorielle intégrée.
Des directives sont développées pour les groupes cibles : femmes enceintes et groupes spéciaux (sujets neufs, immunodéprimés, drépanocytaires, femmes séropositives).
La sulfadoxine pyriméthamine est gratuite chez la femme enceinte et doit être administrée à raison de 2 cures de 3 comprimés de Sulfadoxine - Pyriméthamine supervisées et espacées d’au moins un mois, entre le 4ème et le 8ème mois de la grossesse.
La lutte anti vectorielle a pour but de réduire voire arrêter la transmission du paludisme. Elle repose essentiellement sur :

  • Lutte contre les vecteurs adultes
  • La pulvérisation intra domiciliaire
  • L’aménagement de l’environnement :
  • La lutte anti larvaire
  • Approvisionnement en MILD et insecticides.

Le schéma d’approvisionnement en moustiquaires imprégnées à longue durée et insecticides repose sur la mise en place d’un système de distribution efficace par les secteurs publics et privés.
Les MILD sont gratuites et disponibles à la proximité immédiate des communautés ciblées.
L’information et l’éducation en continu constituent deux facteurs essentiels pour l’adhésion de la communauté et l’observance des recommandations.

Prise en charge des cas

Le traitement du paludisme simple
Les combinaisons Artesunate - Amodiaquine (AS - AQ) et Artemether - Lumefantrine (AT - LU) sont retenues pour le traitement du paludisme simple, sur la base des recommandations de l’OMS et des résultats de recherches effectuées au Mali sur les monothérapies et les CTA.
Dans le cas du paludisme simple, il faut traiter par la quinine (IM) lorsque la voie orale est inaccessible pour les cas de diarrhées ou vomissements.

Diagnostic du paludisme

Un diagnostic rapide et précis du paludisme entre dans le cadre d’une prise en charge efficace de la maladie.
Le diagnostic est basé sur des critères cliniques complétés par un diagnostic biologique.
Le diagnostic biologique doit être fait (test de diagnostic rapide / microscopie) si possible avant l’administration des CTA.
Le TDR et le traitement sont offerts gratuitement aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes.

Le traitement du paludisme grave et compliqué

La quinine et l’artemether injectables sont retenus pour traiter les cas de paludisme grave et compliqué. Ces cas seront pris en charge après confirmation par le personnel de santé.
La prise en charge des cas de paludisme grave et compliqué chez les enfants de moins de 5 ans et la femme enceinte sera gratuite.
Tout cas de paludisme chez la femme enceinte doit être considéré comme grave et doit être traité avec la quinine.

Approvisionnement en médicaments et kits pour le diagnostic.
La Pharmacie Populaire du Mali (PPM) assure l’approvisionnement en CTA, Kits de paludisme grave et en TDR. La distribution se fait à travers le Schéma Directeur d’Approvisionnement et de distribution en Médicaments Essentiels (SDAME).

La Lutte contre les épidémies de paludisme

Le Mali présente plusieurs faciès épidémiologiques palustres avec des zones à risque d’épidémie surtout la zone sahélo saharienne.

La surveillance épidémiologique est renforcée par la mise en place de sites sentinelles et la prise en compte des données pluviométriques nationales en collaboration avec les services de météorologie et les institutions de recherche. Les mesures d’urgence, en cas d’épidémie, à exécuter de façon simultanée sont :

  • le traitement complet en 3 jours des cas de paludisme simple par l’Artemether - Lumefantrine
  • (AT - LU) dans les cas d’épidémies ;
  • le traitement de cas graves par la quinine ;
  • la pulvérisation intra domiciliaire ;
  • la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides.
La Communication

Les activités de communication dans le cadre de la politique de lutte contre le paludisme sont développées dans ses différentes composantes :

  • le plaidoyer en direction des leaders politiques et des partenaires ;
  • la mobilisation sociale en direction de tous les intervenants ;
  • la communication pour le changement de comportement (CCC).

Un plan intégré de communication a été développé pour la mise en œuvre des différentes stratégies de lutte contre le paludisme.

La recherche opérationnelle

Des recherches opérationnelles accompagnent la mise en œuvre de la nouvelle politique de lutte contre le paludisme. Les domaines prioritaires portent sur :

  • le suivi et l’évaluation des échecs thérapeutiques avec les CTA ;
  • le suivi de la qualité des médicaments et des tests de diagnostic rapide ;
  • le suivi de la distribution des médicaments et des tests de diagnostic rapide ;
  • le suivi de l’utilisation correcte des médicaments et des tests de diagnostic rapide ;
  • le suivi de l’efficacité des médicaments ;
  • l’étude sur la prise en charge du paludisme avec les CTA au niveau communautaire
  • la surveillance moléculaire du Plasmodium sp et Anopheles s.l.
  • le suivi de l’efficacité et la résistance aux insecticides ;
  • l’efficacité et la résistance aux larvicides ;
  • l’évaluation de la rémanence des insecticides de la Pulvérisation Intra Domiciliaire ;
  • l’évaluation de l’impact de la Pulvérisation Intra Domiciliaire sur la morbidité et la mortalité liées au paludisme ;
  • l’évaluation des paramètres entomologiques de transmission ;
  • l’étude sur l’utilisation des CTA chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre ;
  • l’efficacité du TPI/SP chez les enfants de moins de 5 ans et les enfants d’âge scolaire ;
  • les enquêtes de ménages type Enquête Nationale sur les Indicateurs du Paludisme

(ENIP/MIS) ;

  • l’étude sur la durabilité et l’efficacité des Moustiquaires imprégnées d’insecticide ;
  • l’enquête CAP sur la perception des moustiquaires imprégnées d’insecticide ;
  • l’évaluation de l’efficacité des plantes médicinales.
Partenariat

Partenariat communauté, société civile, coopération La politique sectorielle de santé et de population est basée sur la participation et la responsabilisation de la communauté à la gestion du système de santé à travers le District sanitaire mais aussi sur la différenciation des fonctions par niveau. La planification sectorielle de la santé, tient compte des ressources disponibles et celles mobilisées auprès de tous les partenaires Etat, Privés, ONG, PTF, et au premier chef, les populations bénéficiaires.

Dans la dynamique de la mise en œuvre de l’Initiative Faire Reculer le Paludisme / Roll Back Malaria (FRP/RBM), le cadre du partenariat est bien tracé au Mali. Le processus de décentralisation entamé au Mali permet d’obtenir l’engagement des collectivités dans la lutte contre le paludisme à travers la participation communautaire en matière de lutte contre la maladie.

Les ONG/Associations dont la plupart sont réunies au sein du GP/SP travaillent avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme dans la promotion des activités de lutte contre le paludisme.

Partenariat public/ privé Le partenariat existe avec des structures de santé privées, parapubliques et confessionnelles. Il est nécessaire d’élargir le partenariat aux différents ordres professionnels de la santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes) et groupements de commercialisation des moustiquaires imprégnées.

Collaboration sous-régionale Plusieurs cadres de partenariat et de collaboration existent avec les pays et les institutions sous- régionales, notamment :

  • RAOTAP : Plaidoyer, suivi de la résistance du Plasmodium falciparum aux

antipaludiques usuels, renforcement des capacités des prestataires de services;

  • RAOPAG : Plaidoyer, suivi de la stratégie de prévention du paludisme pendant la

grossesse, renforcement des capacités des prestataires de services; _ UEMOA : cadre adéquat d’échange en matière de santé, approvisionnement en médicaments essentiels et élaboration des textes réglementaires de détaxe ;

  • OOAS : à travers la fusion des anciennes structures de lutte contre les grandes endémies, l’organisation constitue un cadre nouveau offrant des possibilités de coopération en matière de lutte contre le paludisme notamment les financements des réseaux RAOTAP et RAOPAG ;

_ Commissions mixtes de coopération bilatérales avec les pays amis, en particulier ceux frontaliers.(Politique nationale de lutte contre le paludisme)

Transfusion sanguine Les axes stratégiques de la politique de transfusion sanguine sont les suivants:

  • Plaidoyer pour le don bénévole et volontaire du sang :

Il s’agit de développer la culture du don volontaire et bénévole du sang au sein de la population à travers des activités de plaidoyer, de sensibilisation. Ainsi l’accent est mis sur l’organisation des donneurs de sang en association et sur leur fidélisation.

  • Développement des capacités de collecte de production et d’analyse du sang et ses dérivés :

Cette stratégie vise  :

  • le renforcement des capacités du CNTS en terme d’infrastructures, d’équipements techniques, de logistiques de collecte, de ressources humaines et financières ;
  • la mise en place d’unités déconcentrées de transfusion sanguine au niveau régional et local et dans les structures hospitalières de référence y compris les privées.
  • Approvisionnement et distribution du sang et de ses dérivés :

Elle porte sur la collecte du sang, la mise en place d’un schéma d’approvisionnement en réactifs et consommables et d’un schéma de distribution du sang et de ses dérivés.

  • Elaboration des normes et procédures en matière de transfusion sanguine :
  • Cette stratégie porte sur la définition des indications thérapeutiques transfusionnelles, le développement de leur utilisation par les professionnels de la santé à travers l’élaboration des normes et de procédures.
  • Elle vise aussi à renforcer la sécurité transfusionnelle dans les établissements de santé et à mettre en place un système d’hémovigilance.
  • Formation et recyclage du personnel impliqué dans la transfusion sanguine :

Les capacités du personnel des structures impliquées dans la transfusion sanguine sont renforcées, il s’agit notamment du personnel du CNTS, des unités déconcentrées et des établissements de santé. A ce titre des sessions de formations et de recyclages seront organisées à leur intention selon les normes et procédures.

  • Développement de la recherche opérationnelle et fondamentale :

Les activités de recherche scientifique sont développées pour permettre l’évaluation des performances et la qualité des prestations en matière de transfusion. Dans ce cadre des projets de recherche et d’échange seront entrepris à travers le jumelage avec d’autres institutions similaires et laboratoires spécialisés. Elles permettront en outre d’assurer l’encadrement des étudiants des écoles de santé

  • Adaptation du cadre institutionnel et réglementaire de la transfusion sanguine

Afin de tenir compte de l’évolution du système de santé et pour une meilleure sécurité transfusionnelle, les textes actuels du CNTS seront relus, de nouveaux textes seront adoptés pour réglementer la politique en matière de transfusion sanguine au Mali. (Politique nationale de transfusion sanguine) Maladies non transmissibles.

Il existe également un plan stratégique national de lutte contre les maladies non transmissibles. L’objectif de ce plan est :

Contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population à travers la lutte contre les maladies non transmissibles.
Réduire la morbidité et la mortalité imputables aux maladies non transmissibles
(Plan Stratégique National Pour Le Renforcement Du Système De Santé (PSN/RSS) 2009-2015)

Le plan stratégique national pour le renforcement du système de santé prolonge les politiques sectorielles du Département de la santé, et permet de consolider les acquis en tenant compte des préoccupations émergentes telles que l’approche genre, et la lutte contre la pauvreté, en favorisant l’accélération de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, dans lesquels il s’inscrit.

Il constitue un cadre cohérent et consensuel du renforcement du système de santé pour un développement sanitaire national sur un horizon de 7 ans, dans lequel se reconnaissent tous les partenaires intervenant dans son élaboration, son financement et sa mise en œuvre. C’est la concrétisation de la vision et de l’aboutissement d’une réflexion prospective touchant toutes les préoccupations actuelles ou prévisibles en matière de renforcement du système de santé. Il servira de cadre d’intervention à tous les partenaires du secteur œuvrant pour la performance du système de santé.

Dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle, une feuille de route a été élaborée, elle a pour but d’accélérer la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelles et néonatales pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement relatifs à la santé maternelle et néonatale.

Dans le même ordre d’idée le gouvernement a institué dans le décret n° 05-350/P-RM du 04-aout 2005 la gratuité de la césarienne ainsi, les frais occasionnés par la pratique d’une césarienne sont pris en charge par le budget de l’Etat. Pour l’harmonisation de l’aide, le Mali est déjà dans le contexte de la Déclaration de Paris depuis la mise en œuvre du PRODESS I ce qui s’est accru avec la signature du Compact par un nombre important de partenaires.

Politique du système de soins de santé

Le MS a élaboré en 2008 un Plan Stratégique National de Renforcement du Système de Santé (PSN/RSS) ( 2009 - 2015). Il constitue un cadre cohérent et consensuel du renforcement du système de santé pour un développement sanitaire national sur un horizon de 7 ans, dans lequel se reconnaissent tous les partenaires intervenant dans son élaboration, son financement et sa mise en œuvre. Le système de santé est également pris en considération dans le COMPACT, la Politique Nationale de Développement des Ressources Humaines pour la Santé (PNDRHS), le CDMT révisé et le PRODESS II prolongé

voir
COMPACT,
la Politique Nationale de Développement des Ressources Humaines pour la Santé (PNDRHS),
le CDMT révisé
et le PRODESS II prolongé.

Politiques intersectorielles et dans d'autres secteurs d'activités

  • Politique de Solidarité de 1993;
  • Loi 96-022 AN RM, Régissant la mutualité en République du Mali
  • LOI N° 96-022 DU 21 FEVRIER 1996 REGISSANT LA MUTUALITE EN REPUBLIQUE DU MALI
  • Politique de Promotion des Sociétés Coopératives.
  • La politique sectorielle de santé.

La politique sectorielle de santé et de population se fonde sur les principes des soins de santé primaires et de l’initiative de Bamako. Ces principaux objectifs sont axés sur l’amélioration de la santé des populations, l’extension de la couverture sanitaire, la recherche d’une plus grande viabilité et de performance du système de santé. Pour atteindre ces objectifs, les stratégies suivantes ont été énoncées :

La différenciation des rôles et missions des différents échelons du système de santé. Celle-ci consiste à faire évoluer la notion de pyramide sanitaire d’une conception hiérarchique et administrative vers une conception plus fonctionnelle.

La garantie de la disponibilité et de l’accessibilité du médicament essentiel, la rationalisation de la distribution et de la prescription grâce à la mise en œuvre de la réforme du secteur pharmaceutique. La participation communautaire à la gestion du système et à la mobilisation des financements du système de santé y compris le recouvrement des coûts et l’optimisation de leur utilisation.

La promotion d’un secteur privé dynamique et communautaire complémentaires du système public. Politique de Solidarité Dans le domaine de la solidarité, les stratégies proposées portent sur une meilleure orientation des moyens de l’Etat sous forme d’aide et d’assistance au développement des programmes de promotion des personnes handicapées, de protection sociale de l’enfance et de lutte contre la pauvreté. L’Etat partage ces missions avec les fondations, les associations de bienfaisances et certaines municipalités.

Quant aux personnes âgées, un programme national a été élaboré pour prévenir la dégradation de leur statut socio-économique et lutter contre les injustices sociales dont elles sont l’objet. Ces stratégies devraient contribuer à atténuer les phénomènes d’exclusion, à réduire la fracture sociale par la création des conditions d’un accès équitable de tous aux services par le financement d’activités génératrices de revenus et la promotion d’actions d’aide par le travail pour les personnes les plus démunies.

S’il est de notoriété que la lutte contre la pauvreté requiert le concours de tous les secteurs d’activités du pays, celui du Ministère de la Santé, des Personnes Agées et de la Solidarité demeure capital car l’ensemble des actions entreprises dans ce département représente autant de stratégies de lutte contre ce fléau universel. Les orientations du PDDSS sont :

Le développement futur des mécanismes et sources de marginalisation (déscolarisation, sous emploi et chômage, augmentation du coût de la vie), en l’absence d’un système de protection sociale efficace et efficient, impose dès maintenant de nouvelles orientations et stratégies sur l’organisation, les modes de financement, la nature et les critères d’attribution des prestations dans un environnement cohérent de protection sociale.

Les actions suivantes seront entreprises :

l’amélioration de la protection sociale des maliens :

La protection sociale désigne d’abord la protection que la société accorde à ses membres grâce à une série de mesures contre le dénuement économique et social où pourraient les plonger, en raison de l’inexistence, de la disparition ou de la réduction sensible de leurs biens, la maladie, la maternité, les accidents du travail et les maladies professionnelles, le chômage, l’invalidité, la vieillesse et le décès ; à cela s’ajoutent la fourniture de soins médicaux et l’octroi de prestations aux familles avec enfants. Que la protection sociale doive s’étendre à toute la collectivité, est une évidence ; qu’elle doivent être uniforme pour toutes les catégories de la collectivité, est une simple question de justice sociale ; que l’ensemble de la collectivité s’unisse pour garantir cette protection, découle du principe de solidarité sur lequel repose tout l’édifice de l’action sociale. Dans cet ordre, il s’agira de définir de nouvelles régulations distributives financières et institutionnelles entre les différents intervenants (Etat, collectivités, partenaires, associations) et faire en sorte que la protection sociale devienne un levier pour le développement en général et la promotion de la santé en particulier.

Le renforcement de la lutte contre les exclusions :

La promotion de la famille et de la protection sociale de l’enfance : ce programme visera essentiellement la reconstitution du tissu social par la réalisation de l’harmonie et du bien-être familial en mettant en avant les droits de la femme, de l’enfant et la protection qu’il doit attendre de sa famille et de la société.

La promotion des personnes âgées :

Les actions initiées dans le cadre du programme en faveur des personnes âgées ont prouvé leur pertinence. Il s’agira au cours des prochaines années de les systématiser et d’en faire de véritables stratégies d’intervention. Ainsi, les activités relatives à la protection sanitaire doivent être généralisées dans le cadre d’une politique de santé des personnes âgées dont les contours seront précisés. Il conviendrait de faire en sorte que les personnes âgées constituent un groupe-cible de l’action sanitaire. De nouvelles stratégies devraient être initiées et développées notamment les soins à domicile. La dégradation des conditions économiques, malgré les résultats attendus dans ce domaine et le départ d’un plus grand nombre de personnes à la retraite posera avec acuité le problème d’une protection sociale spécifique de cette couche. Le plan devrait faire aboutir à la mise en place de mécanismes nationaux ou de réseaux de proximité, de protection, de type assurance vieillesse, dont les modalités de mise en œuvre prendraient socle dans les spécificités nationales. La mise en place de mécanismes de financement seront adaptés aux conditions de revenus de ce groupe.

La promotion du développement communautaire : L’objectif principal d’un tel programme est la génération des ressources à la base pour lutter contre l’indigence et la pauvreté chronique. Son action sera recentrée au niveau local par les projets de réadaptation à base communautaire en faveur des handicapés et des mendiants et la diffusion de projets de développement d’initiatives locales et leur financement par les ressources des collectivités décentralisées. Un accent particulier sera mis sur les projets initiés par les femmes.

Un financement adéquat de l’action sociale :

Les récents développements des problèmes sociaux à travers la fragilisation du tissu social et économique, la paupérisation de plus en plus accentuée des populations et l’augmentation vertigineuse des coûts d’accès aux prestations sociales (soins de santé, éducation, habitat, etc.) confirme la complexité de la prise en charge de l’action sociale.

L’atteinte de cet objectif nécessite la conjugaison des intervenants, de l’Etat, des ménages, des collectivités décentralisées et des partenaires au développement. Le rôle de chaque partie dans le système de financement doit être clairement défini.

Le développement d’un partenariat avec les autres secteurs : collaboration intersectorielle) :

Il doit contribuer à une meilleure interrelation entre les secteurs publics, associatifs et privés concourant au mieux être des populations. Il s’agira d’identifier les secteurs concernés et de procéder à une harmonisation des politiques et des interventions.

Le développement des compétences et la promotion de la recherche :

La formation des travailleurs sociaux doit être systématisée de manière à mettre en place des curricula adaptés au contexte malien et prenant en compte toutes les catégories d’intervenants. L’action sociale pour être efficace suppose une meilleure connaissance des faits et phénomènes sociaux. Le rôle des facteurs géographiques, politiques, démographiques, psycho-culturels et socio-économiques dans la promotion et la protection sociale, les grandes tendances sociales doivent faire l’objet de recherches appliquées.

Le développement d’un cadre institutionnel :

L’évolution du paysage politique dans le sens d’une plus grande démocratisation et la décentralisation doivent orienter toute réforme institutionnelle du secteur. Celle-ci devra prendre en compte les principes directeurs qui régissent l’action sociale décentralisée et la nécessaire complémentarité des intervenants.

Le développement institutionnel dans les domaines de la santé et de l’action sociale :

Le développement institutionnel qui concerne l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement des services publics a toujours été une préoccupation des autorités nationales. Les programmes de réforme dans lesquels le pays s’est engagé depuis 1969 ont d’abord porté sur des mesures de normalisation ensuite sur des mesures de réduction des structures et des effectifs avec comme objectif l’amélioration des performances des services. Malgré ces efforts, peu de résultats ont été atteints et l’administration malienne est demeurée peu performante. Les ambitions nouvelles depuis l’avènement de la démocratie pluraliste exigent de l’administration publique plus de performance et d’efficacité dans ses relations avec les citoyens, la rationalisation de ses procédures et méthodes de gestion.

La définition du rôle que doit jouer l’administration ainsi que ses méthodes d’intervention et les moyens pour y parvenir constituent aujourd’hui toute la problématique du développement institutionnel. La décentralisation, nouvelle donne politique du Mali semble être une réponse à cette préoccupation en mettant l’accent sur l’établissement de rapports nouveaux entre l’administration et les administrés à travers une plus grande implication des populations dans leur propre développement. La politique sectorielle de santé s’inscrit bien dans ce cadre en mettant l’accent sur la participation des populations. L’option fondée sur la libéralisation des professions sanitaires, la privatisation et la responsabilisation des populations dans les domaines sanitaire et social rend nécessaire une redéfinition du rôle de l’Etat voire un recentrage des missions. Ainsi, dans le cadre de la décentralisation, l’organisation future des structures de la santé et de l’action sociale doit tenir compte des orientations suivantes :

Le transfert de compétences :

La définition des missions des différents intervenants impliqués dans le développement sanitaire et social s’avère nécessaire. Cette distinction au sein des missions actuelles de l’Etat est importante car elles ne relèvent pas toutes d’une même stratégie. Trois catégories de missions peuvent être distinguées selon que l’Etat :

  • doit jouer un rôle exclusif (missions pérennes de l’Etat) ;
  • peut jouer un rôle au même titre que d’autres intervenants (missions partageables) ;
  • ne devrait pas jouer de rôle (missions transférables).
  • Les missions pérennes de l’Etat :

Elles concernent les missions qui ne peuvent être assurées que par l’Etat et de ce fait ne peuvent faire l’objet de transfert. On peut retenir dans cette catégorie la conception des politiques, l’élaboration de la réglementation, le contrôle et l’arbitrage des ressources. L’Etat conserve la responsabilité des programmes d’intérêt national et des grandes infrastructures.

  • Les Missions partageables :

Ce sont des missions qui ne nécessitent pas un monopole de l’Etat et peuvent de ce fait être assumées par l’Etat et d’autres partenaires (Formation, recherche, appui/conseil aux communautés et aux collectivités territoriales décentralisées).

  • Les Missions transférables :

Elles concernent les missions dont l’Etat ne doit jouer de rôle qu’en raison de la carence ou de l’insuffisance d’autres partenaires. La loi n° 95-034 du 12 Avril 1995 portant Code des Collectivités définit les compétences transférables aux CTD.

Les communes sont chargées de la définition de la politique de création et de gestion des dispensaires, maternités, centres de santé communautaire, de l’assainissement et de l’hygiène publique.

Un accord entre la mission de décentralisation et le MSSPA a permis de préciser ces compétences qui sont entre autres :

  • la préparation, l’exécution et l’évaluation des programmes et des plans d’action sanitaire et communautaire de la commune ;
  • le développement de l’hygiène du milieu ;
  • les situations d’urgence et de catastrophe ;
  • la mobilisation sociale autour des objectifs socio-sanitaires ;
  • l’organisation de l’aide et du secours en faveur des groupes sociaux nécessiteux ;
  • l’aide sociale et la promotion communautaire ;
  • la création, la gestion et la promotion des CSCOM.

Le transfert de cette dernière compétence soulève deux questions importances qui concernent d’une part l’articulation entre le découpage communal et la carte sanitaire et d’autre part la coexistence de CSCOM et de centre de santé communal. Aussi, la clarification des relations entre les différentes intervenants s’impose. Les cercles sont chargés des centres de santé de cercle et de la solidarité en direction des populations vulnérables. Les régions doivent s’occuper des hôpitaux régionaux et de la solidarité en direction des populations vulnérables.

Dans le cadre de la décentralisation administrative, les compétences sont transférés non aux collectivités, communautés ou associations mais aux CTD. Le transfert doit se faire progressivement en fonction des capacités des collectivités territoriales à prendre efficacement en charge les compétences transférées. Les rapports entre l’Etat et les CTD sont des rapports de partenariat.

L’implication des communautés et associations doit se faire sous la responsabilité des CTD dans le cadre de conventions signées entre les parties concernées. Par ailleurs, l’Etat doit se désengager à terme de certaines activités de production, de commercialisation, de maintenance. Il doit créer les conditions favorables à leur prise en charge par le secteur privé et les populations organisées.

La déconcentration des compétences et des ressources.
Le transfert de compétence aux CTD ne peut être efficace que s’il est accompagné d’une déconcentration accentuée des compétences et des ressources en direction des services régionaux et subrégionaux.

Ces services doivent chercher sur place dans le cadre de leurs missions générales et de la réglementation nationale, des solutions appropriées aux problèmes concrets qu’ils rencontrent. Ils doivent en conséquence, recevoir des compétences accrues, parallèlement aux transferts réalisés de l’Etat aux CTD.

Il reste cependant entendu que la déconcentration ne sera effective que si elle concerne l’ensemble du processus décisionnel y compris la maîtrise des financements correspondants. A cet égard, de nouveaux modes de gestion devraient donner plus de prérogatives aux services déconcentrés.

La politique sectorielle de la santé définit les missions des différents échelons de la pyramide sanitaire. Les grandes fonctions qui peuvent être retenues pour l’accomplissement de ces missions concernent : la conception, le contrôle, l’appui, l’exécution et la gestion.

Les services centraux devraient assurer des fonctions de conception (la programmation, élaboration des politiques de santé, planification stratégique, arbitrage des ressources), de réglementation, de contrôle et de la coordination.

Ce niveau doit être dégagé le plus possible des fonctions d’exécution des tâches concrètes qui doivent être exécutées au niveau opérationnel. Le transfert des fonctions d’exécution doit s’accompagner en conséquence de celui des ressources financières et humaines.

Le niveau régional joue un rôle important dans la planification et la coordination générales de l’action de santé publique. Il appuie le cercle pour la conception d’outils de gestion.

Il doit veiller à ce que les spécificités régionales soient prises en compte dans la programmation nationale. Aussi, il ne doit plus se confiner aux fonctions d’exécution et de gestion mais assumer des fonctions de conception. Les fonctions de programmation, suivi/évaluation, de formation et de contrôle doivent être renforcées à ce niveau. Le niveau cercle est chargé de la planification sanitaire, il assure des fonctions d’exécution technique, de gestion et d’appui aux CSCOM et aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). L’appui aux CTD doit être centré sur des réalisations et des actions permettant de contribuer à l’émergence de communautés de base capables à terme :

  • d’exprimer de façon autonome les besoins et les priorités du milieu ;
  • de se comporter en maître d’ouvrage dans la réalisation de leurs projets ;
  • de gérer les activités, équipements et infrastructures résultants des projets.

En effet, ce niveau joue un rôle important d’appui aux communes. Le représentant de l’Etat à cet échelon assure la tutelle des communes et la responsabilité de la réalisation des objectifs nationaux de développement assignés aux services déconcentrés. Aussi, pour permettre à ces derniers de jouer pleinement leur rôle d’appui, ils doivent avoir plus de marge de manœuvre et d’initiatives en assurant certaines responsabilités jusque là, assumées aux niveaux central et régional.

Une analyse approfondie des missions des structures permettra de :

  • préciser si les structures actuelles sont adaptées pour assurer les missions du MSSPA compte tenu des nouvelles orientations du programme décennal de développement sanitaire et de la décentralisation ;
  • définir les fonctions à assumer aux différents niveaux ;
  • proposer les restructurations à faire aux niveaux central, régional et local ;
  • préciser les relations fonctionnelles entre l’Etat, les CTD et les établissements privés ;
  • proposer un mécanisme approprié de coordination des actions de santé.

En résumé, compte tenu de la décentralisation et de la recomposition du paysage du système de santé, les actions futures du MSSPA devront mettre l’accent sur une décentralisation effective des activités conformément à l’esprit de la politique sectorielle. Ceci devra se traduire par la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire adapté aux nouvelles missions du département. En conséquence, certains services devront être restructurés ; les fonctions ainsi que les liaisons entre les niveaux des différentes structures précisées. L’accent doit être mis sur une plus grande intégration dans les différents programmes de l’ensemble des éléments opérationnels de lutte contre les maladies. Ces programmes devront s’intégrer davantage au paquet minimum d’activités, qui, doit lui même évoluer en fonction des besoins et des capacités des communautés. (PDDSS)

Priorités et pistes pour l'avenir

En dépit des progrès accomplis, comme le montrent les résultats de l’EDSM IV, le niveau de certains indicateurs demeure encore préoccupant, ce qui donne une idée de l’importance des défis a relever pour l’atteinte des OMD. La priorité sera accordée a la réduction de la mortalité néonatale, infantile et infanto juvénile ; et a la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle.

Les efforts seront centrés sur la poursuite de l’extension de la couverture sanitaire, notamment dans les zones pauvres ; l’amélioration de l’accès au PMA; la mise en oeuvre et/ou la mise a échelle de stratégies novatrices ; l’amélioration de la qualité de l’offre de soins ; le renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité du paquet de soins obstétricaux et néonataux essentiels le renforcement de la lutte contre les maladies infantiles et maternelles, le VIH/sida et la tuberculose; le renforcement de la référence/évacuation. Des actions seront entreprises pour améliorer la collecte des données et renforcer les activités de repositionnement de la planification familiale pour augmenter le niveau d’utilisation de la contraception et réduire le niveau des besoins non satisfaits.

Dans le domaine de la lutte contre la malnutrition, il s’agira de mettre en oeuvre le plan strategique national pour l’alimentation et la nutrition (psnan), notamment dans ses composantes 5, 6, 7 et 8 relatives respectivement a l’amelioration des pratiques de recuperation nutritionnelle des enfants malnutris ; la promotion nutritionnelle a travers des strategies preventives d’amelioration des comportements et pratiques d’alimentation et l’adoption des modes de vie sains ; la lutte contre les carences en micronutriments (vitamine a, fer, iode, zinc) et l’anemie ; la prevention et la gestion des urgences alimentaires et nutritionnelles. Une attention sera accordee a la dissemination des normes et procedures en nutrition d’une façon, et sur celle du protocole national de prise en charge de la malnutrition aigue. Les acquis seront consolides, entre autres, par l’elaboration et la mise en oeuvre du deuxieme plan d’action national tdci d’une part et la poursuite de l’organisation de la sian couplee au deparasitage d’autre part.

Le snis sera revise pour integrer les donnees relatives a la surveillance nutritionnelle. Il s’agira aussi de renforcer le plaidoyer pour l’adhesion des ptf dans le cadre du financement des programmes de nutrition a travers la mise en oeuvre d’un plan integre de communication; et de dynamiser les activites de nutrition dans toutes les regions. En matiere de qualite des soins, l’accent sera mis sur le developpement des ressources humaines, a travers l’adoption et la mise en oeuvre de la politique nationale de developpement des ressources Humaines ; la construction/rehabilitation et l’equipement de structures de reference de deuxieme et Troisieme niveaux. L’accent sera mis sur l’amelioration du systeme d’information, la formation des agents a sa mise en oeuvre, et la production des annuaires statistiques par niveau ; la realisation des supervisions integrees et la regularite dans la tenue des sessions de monitorages micro planifications a tous les niveaux. La reflexion sera engagee sur les aspects controle de qualite des donnees statistiques.

La couverture pour tous les antigenes doit etre nettement amelioree, au moins dans 80% des districts ; Cet effort doit etre accompagne par la reduction des ruptures de vaccins, la rehabilitation des equipements de la chaine de froid, le renforcement de la logistique roulante, de la surveillance epidemiologique et l’amelioration. Ces interventions en matiere de sante devront etre soutenues par d’intenses actions en matiere d’iec, d’approche communautaire et de mobilisation sociale.

Les orientations en matiere de lutte contre le vih/sida les actions devront contribuer a la reduction de la transmission du vih et de l’impact du sida au mali. Elles s’appuieront notamment sur la prevention de la transmission des ist et du vih. Il s’agira :
(i) d’intensifier, de diversifier et ameliorer l’offre des services adaptes de prevention a l’echelle nationale, particulierement aupres des populations vulnerables et a risque, ainsi qu’en milieu de soins ; (ii) promouvoir l’acces aux soins en consolidant les acquis, et etendant l’offre des services de traitement global de qualite sur toute l’etendue du territoire ; et par l’institution de la prise en charge globale y compris la bi ou tri therapie dans les sites ptme ; (iii) renforcer l’offre a travers le pays des services de soins/soutien/accompagnement durables pour tous ce qui ont en besoin ; et (iv) renforcer les capacites nationales de coordination et de suivi evaluation, y compris les aspects d’assurance qualité des données.

Ces interventions devront intégrer la surveillance épidémiologique, les études, la recherche et l’éthique, le renforcement du plateau technique des laboratoires des hôpitaux au niveau des régions Pour le suivi biologique des malades sous ARV l’élaboration de normes et procédures pour le suivi psychosocial des séropositifs.

Les orientations en matière de lutte contre la maladie

Les actions s’articuleront autour de :

  • la mise en place d’un cadre institutionnel de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles, notamment le diabète et l’hypertension artérielle ; la dotation du centre de recherche et de lutte sur la drépanocytose en ressources humaines, financières et matérielles ;
  • l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action;
  • la finalisation, l’adoption et la mise en œuvre de la politique nationale de prévention et de prise en charge du cancer et l’élaboration d’un programme national de lutte contre le cancer ;
  • la poursuite des campagnes de masse dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées, et la mise a disposition des ressources nécessaires ;
  • l’organisation d’une enquête épidémiologique nationale permettant d’élaborer et mettre en œuvre un plan national de promotion de la sante mentale ;
  • la lutte contre le paludisme qui reposera sur la prise en charge des cas (CTAS, TRDS), la

Prévention (MII, TPI, pulvérisation intra domiciliaire), la gratuite des CTAS et des MMI chez les enfants de moins de 5 ans, le partenariat impliquant les services publics, prives et la société civile ; Des directives spéciales seront appliquées aux femmes enceintes séropositives et aux autres groupes spécifiques (sujets neufs, immunodéprimés, drépanocytaires).;

  • le renforcement de la lutte contre le ver de guinée par l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable, l’intensification de l’application de l’abate pour traiter les mares, la distribution de filtres et tamis (en mettant l’accent sur les populations nomades) ;
  • la lutte contre la lèpre par la consolidation des résultats dans les zones ayant atteint le seuil d’élimination (moins de 1 cas pour 10.000 habitants) et le renforcement des actions dans les zones ou la situation demeure précaire ;
  • le renforcement des mesures incitatives a la décentralisation des services de diagnostic de la tuberculose ; l’incitation des populations par l’iec/ccc a utiliser les services de dots ; le renforcement et la décentralisation de la ccc/plaidoyer/mobilisation sociale ; le renforcement de la lutte contre la co-infection et les multi résistances ; l’approche pratique sante respiratoire (apsr) et prise en charge de l’asthme dans 16 centres de sante de référence ; une enquête nationale de la prevalence de la tuberculose sera réalisée ; un laboratoire national de référence (lnr) sera construit a Bamako ;
  • la révision et l’actualisation du plan stratégique de lutte contre les affections bucco–dentaires et le noma pour la période 2009–2013 ;
  • la lutte contre la grippe aviaire par le renforcement du système de surveillance épidémiologique (animale et humaine), le renforcement des capacités de diagnostic des laboratoires pour la détection précoce du virus chez l’animal et chez l’homme, de la prise en charge des éventuels cas humain et du partenariat et de la coopération avec les autres pays et les institutions internationales
  • la communication, la recherche et le suivi/évaluation ;

Les orientations en matière de maintenance des équipements, infrastructures et équipement biomédical la mise en œuvre d’une stratégie nationale efficace de maintenance efficace et efficiente des équipements, infrastructures et équipement biomédical aura un impact sur la qualité des soins et la réduction des couts des prestations. Une priorité sera accordée a la finalisation, a l’adoption et a la mise en œuvre de la politique nationale de maintenance. La création d’un pool national de maintenance (organisme personnalise regroupant tous les intervenants des services publics) avec la possibilité de signer des contrats avec des prestataires de service ainsi que la mise en place d’un système d’achats groupes (dans le souci de standardisation) est envisage avec une réelle implication des biomédicaux dans le processus de passation des marches.

Les orientations en matière de développement de la télémédecine l’agence nationale de télésanté et d’informatique médicale sera dotée en locaux, ressources humaines, matérielles et financières pour la rendre opérationnelle. Elle élaborera et mettra en œuvre une politique sectorielle tic et sante.

Les perspectives sont :

  • Améliorer la disponibilité, la qualité et l’usage rationnel des médicaments et autres produits de sante.
  • Renforcer les capacités de financement du secteur sanitaire et social.
  • Améliorer la qualité de la gestion des services de sante.
  • Améliorer le système de gestion des équipements et infrastructures du secteur de la sante.
  • Renforcer les capacités du suivi/évaluation et de gestion des informations stratégiques du système de sante.
  • Renforcer les stratégies novatrices et le partenariat public prive au niveau opérationnel du système de sante.(PRODESS II Prolongé)

Voir l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO)
et le Régime d’Assistance Médical (RAMED)

Notes de fin: Références, sources, méthodes, abréviations, etc.

  1. Systems thinking for health systems strengthening (pdf 1.54Mb). Geneva, World Health Organization, 2009