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Service delivery

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In any health system, good health services are those that deliver effective, safe, good-quality personal and non-personal care to those that need it, when needed, with minimum waste. Services – be they prevention, treatment or rehabilitation – may be delivered in the home, the community, the workplace or in health facilities.[1]

Although there are no universal models for good service delivery, there are some well-established requirements. Effective provision requires trained staff working with the right medicines and equipment, and with adequate financing. Success also requires an organizational environment that provides the right incentives to providers and users. The service delivery building block is concerned with how inputs and services are organized and managed, to ensure access, quality, safety and continuity of care across health conditions, across different locations and over time.

Primary care as a hub of coordination: networking within the community served and with outside partners[2]

Attention should be given to the following:

  • Demand for services. Raising demand, appropriately, requires understanding the user’s perspective, raising public knowledge and reducing barriers to care – cultural, social, financial or gender barriers.
  • Package of integrated services. This should be based on a picture of population health needs; of barriers to the equitable expansion of access to services; and available resources such as money, staff, medicines and supplies.
  • Organization of the provider network. This means considering the whole network of providers, private as well as public; the package of services (personal, non-personal); whether there is oversupply or undersupply; functioning referral systems; the responsibilities of and linkages between different levels and types of provider, including hospitals.
  • Management. Whatever the unit of management (programme, facility, district, etc.) any autonomy, which can encourage innovation, must be balanced by policy and programme consistency and accountability. Supervision and other performance incentives are also key.
  • Infrastructure and logistics. This includes buildings, their plant and equipment; utilities such as power and water supply; waste management; and transport and communication. It also involves investment decisions, with issues of specification, price and procurement and considering the implications of investment in facilities, transport or technologies for recurrent costs, staffing levels, skill needs and maintenance systems.


This section of the health system profile is structured as follows:

Contents

Résumé analytique

La dispensation de soins est assurée par trois types de structures opérationnelles. Ce sont les formations sanitaires ambulatoires, les formations sanitaires d’hospitalisation et les formations sanitaires spécialisées. Ces formations relèves souvent du secteur public et du secteur privé.

Le secteur public est composé : (i) d’un système des soins public général structuré, en districts de santé appelés « Circonscriptions socio-sanitaires » couvrant 50.000 à 150.000 habitants, et en structures de deuxième niveau de référence ou « hôpitaux généraux » ; (ii) des institutions spécialisées ;(iii) des programmes nationaux ; et (iv) de formations sanitaires du ministère de la défense. Le secteur privé, manifestement en pleine expansion comprend un secteur privé lucratif et un secteur privé à but non lucratif.

Cependant, la situation sanitaire du Congo, caractérisée par des taux de morbidité et de mortalité particulièrement élevés, permet d’affirmer que la qualité des soins et des services est largement insuffisante. L’utilisation relativement faible des structures publiques et le recours à des alternatives, traduisent une véritable crise de confiance entre la population et son système des soins.

Organisation et gestion des services de santé

Vue d'ensemble de l'organisation et de la gestion de l'offre de soins

Le système de dispensation de soins est constitué de trois types de structures opérationnelles[3]. Ce sont les formations sanitaires ambulatoires, les formations sanitaires d’hospitalisation et les formations sanitaires spécialisées. Deux secteurs assurent l’offre des soins : le secteur public et le secteur privé.

  1. Everybody’s business. Strengthening health systems to improve health outcomes. WHO’s framework for action (pdf 843.33kb). Geneva, World Health Organization, 2007
  2. Framework and standards for country health information systems, 2nd ed (pdf 1.87Mb). Geneva, World Health Organization and Health Metrics Network, 2008
  3. Decret n° 96 / 525 du 31 décembre 1996, portant définition, classification et mode de gestion des forrmations sanitaires publiques en République du Congo.

Cadre réglementaire spécifique

Divers textes réglementaires ont été pris en application de la loi n° 014-92 du 29 avril 1992, portant institution d'un PNDS. Ces textes traitent principalement de:

  • L’institution d’un Plan national de développement sanitaire (PNDS) 1992-1996, par la loi N° 014-92 du 24 Avril 1992
  • L’attributions et organisation du Comité de Pilotage et du Comité Technique de Suivi du PNDS: décret n° 95-3 du 04 janvier 1995 ;
  • La création de la CENAMES: décret n° 95-207 du 13 novembre 1995;
  • La définition, la classification et du mode de gestion des formations sanitaires publiques en république du Congo: décret n°96-525 du 31 décembre 1996;
  • L’approbation des statuts de la CENAMES : arrêté n° 402-96 du 11 mars 1996;
  • L’organisation et fonctionnement des régions sanitaires et des CSS : arrêté interministériel n° 223 – 97 du 05 février 1997;
  • L’organisation du recouvrement des coûts: arrêtés interministériels n° 224-97 du 05 février 1997 et n° 3089 /MSP/MEFB du 9 juillet 2003

Paquets d'activités (services)

Processus d'élaboration des paquets d'activités (services)

Le développement du paquet de services essentiels du district sanitaire a été engagé en 2006, selon le processus ci-dessous décrit :

  • Organisation d’ateliers de définition et réunion de consensus sur les paquets de services essentiels du district sanitaire, l’accent étant mis sur la survie de la mère, du nouveau né et de l’enfant ;
  • Elaboration en groupes de travail et organisation des réunions de consensus sur les directives, instructions techniques relatifs aux paquets de services essentiels définis;
  • Production de ces différents outils en format imprimerie et leur diffusion dans les districts sanitaires.
  • Organisation d’ateliers de formation / recyclage des équipes cadres des districts sanitaires sur l’application de ces instructions et directives techniques dans les districts sanitaires.
  • Organisation des missions de suivi post formation de l’application des directives et instructions techniques dans les districts sanitaires.

Services de Soins de santé primaires

1. Formations sanitaires ambulatoires

Le PNDS 1992-1996 prévoyait de développer un réseau de 199 centres de santé intégrés desservant chacun, une population allant de 2 500 habitants à 10 000 habitants en milieu rural et de 10 000 à 15 000 habitants en milieu urbain. A terme, l’ensemble du territoire national devrait compter 266 CSI. L’évaluation de la situation sanitaire nationale faite en 2002 a montré que, sur l’ensemble du territoire, seuls 60 CSI, soit 31% avaient été rationalisés et développaient un Paquet minimum d’activités (PMA) complet. Le système de soins est encore caractérisé par la présence de multiples postes et centres de santé non rationalisés. En 2005, entre 20 et 30% des formations sanitaires de premier contact étaient fermées pour de multiples raisons, notamment : le manque de personnels, de matériels techniques et le délabrement des infrastructures[1].

Le plan actuel (2007-2011) prévoit développer 41 Circonscriptions socio sanitaires[2], pour une couverture de 351 centres de santé dont 227 devront être développés au cours des cinq (5) années à venir. En raison de l’enclavement de certains départements et de l’inaccessibilité de certaines formations sanitaires (HR), les plans de découpage en CSS de tous les départements ont été révisés. Les activités des centres de santé reposent sur l’application du paquet minimum d’activités, qui comprend :

  • les soins curatifs, préventifs, promotionnels et ré-adaptatifs ;
  • l’administration et la gestion des ressources ;
  • la mise en œuvre des stratégies mobiles et avancées.

De façon générale, les centres de santé non rationalisés délivrent des paquets d’activités incomplets, généralement limités aux consultations curatives et prénatales[3]. En outre, faute de système performant d’approvisionnement en médicaments essentiels génériques, toutes les formations sanitaires connaissent de fréquentes ruptures de stocks de médicaments qui empiètent considérablement sur la qualité des soins.

La nécessité d’appliquer correctement le PMA permet de solutionner, au niveau du CSI, environ 80 % de problèmes de santé d’une communauté, étant entendu que 10 à 15 % relèvent de l’hôpital de base et le reste, soit 5 à 10 %, des hôpitaux généraux.

Les centres de santé intégrés disposent, à la différence des centres de santé non rationalisés d’un minimum d’équipement standard comprenant un microscope, un appareil à tension un pèse-bébé…

Les enquêtes réalisées dans les formations sanitaires ambulatoires relèvent des faiblesses dans la mise en œuvre du PMA. Ces faiblesses sont beaucoup plus marquées dans les centres non rationalisés. Les faibles performances des CSI rationalisés dans la mise en œuvre du PMA s’expliquent dans une large mesure par l’absence des supervisions constatées au sortir de la période de conflits, par la destruction des plateaux techniques des centres et par le déplacement des nombreux agents formés à l’application des instructions.

Utilisation des services

Selon l’EDSC-1, l’utilisation des services de santé est moyenne. Cette situation est fortement influencée par le statut socioéconomique des ménages et par l’image des structures de santé telle que perçue par les ménages. Selon l’étude « Brazzaville, pauvreté et problème environnementaux », la faiblesse du pouvoir d’achat explique le recours à l’automédication en première intention (46%) des chefs de ménage, la structure de santé intervenant en seconde intention (26,7%).

Utilisation des CSI

L’utilisation des CSI a été appréciée à travers les résultats de la consultation curative, du suivi prénatal, du suivi de la croissance et du programme élargi de vaccination de routine, notamment en ce qui concerne le BCG, le DTC3-P3, le VAR, le VAT 2. Il ressort des enquêtes réalisées dans les CSI rationalisés que :

  • le taux moyen d’utilisation de la consultation curative est de 0,3 nouveaux cas par habitant et par an en milieu urbain et 0,18 nouveaux cas en milieu rural ;
  • le taux d’utilisation de la consultation prénatale, se situe autour 54,3% ;
  • le taux de couverture de la consultation des enfants de moins de 5 ans est égal à 52,5% en milieu rural et 35% en milieu urbain ;
  • les taux de couverture vaccinale réalisés par les CSI pour les antigènes de référence sont respectivement de 65,4 % pour le DTC3P3, et 66,5 % pour le VAT2 en 2005.

Dans l’ensemble, l’utilisation des CSI reste faible du fait des ruptures fréquentes des stocks de médicaments essentiels génériques, de la sous-information des communautés sur les actions de santé et des faiblesses observées dans la supervision et le monitoring des activités.

2. Formations sanitaires d’hospitalisation

Les formations sanitaires d'hospitalisation comptent 6 hôpitaux généraux à savoir : le Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHUB), l’Hôpital Adolphe Sicé de Pointe-Noire, l’Hôpital 31 juillet d’Owando, l’Hôpital Central des Armées, l’Hôpital général de Dolisie et l’Hôpital général de Loandjili, 16 hôpitaux de base et 12 cliniques. Leur capacité globale est d’environ 3000 lits, tous secteurs confondus, soit un ratio de 1 lit d’hospitalisation pour 1000 habitants, indice conforme à la norme préconisée par l’OMS. Les profils des formations sanitaires d’hospitalisation diffèrent selon la typologie et l’environnement de leur implantation.

Hôpitaux de base.

En 1992, le Plan prévoyait de développer 27 hôpitaux de base (Hôpital de référence des CSS) dont les activités devraient être structurées autour de la rationalisation de quatre services d’hospitalisation : chirurgie, maternité, pédiatrie et médecine. Mais les niveaux de fonctionnement variaient d’un hôpital à un autre et la rationalisation n’était pas effective.

A ce jour, 24 Hôpitaux de Base sont fonctionnels avec une capacité d’accueil globale d’environ 1945 lits. La plupart des hôpitaux sont confrontés à des pénuries de médicaments, à un sous équipement, à un manque de source d’énergie et d’approvisionnement en eau ainsi qu'à l’absence de directives techniques pour la prise en charge des malades.

Les résultats de la collecte des données sur les équipements biomédicaux, effectuée dans 14 hôpitaux de référence (9 ruraux, 5 urbains) indiquent que seuls 6 d'entre eux (4 urbains et 2 ruraux) disposent d'un équipement d’imagerie médicale fonctionnelle; 4 n'ont pas d'équipements de stérilisation et 2 ne disposent d’aucune boîte abdominale complète pour les actes de chirurgie courante. De façon générale, les hôpitaux de base sont dans un état de dénuement tel que toute perspective d’offre de services de bonne qualité est conditionnée par une remise à niveau de leurs plateaux techniques et de leurs infrastructures.

Les taux moyens d’occupation des lits sont de 77,2% en milieu urbain et de 48,5% en milieu rural ; la durée moyenne de séjour varie de 5,2 jours en milieu urbain à 3,8 jours en milieu rural.

La continuité de la prise en charge des patients entre les niveaux de soins est appréciée à partir des résultats de la référence et contre référence. Dans l’ensemble, les hôpitaux de base ont un faible taux de réalisation de la référence en raison de leur non rationalisation. Trois hôpitaux de base seulement (hôpitaux des CSS de Dolisie, Kinkala et Makélékélé) avaient amorcé le processus de rationalisation avant 1997. Les problèmes identifiés en la matière étaient liés, d’une part aux ressources financières du patient, et de l’autre à la perception de l’hôpital par ce dernier. De manière générale, le fonctionnement des hôpitaux de base est marqué par les contraintes suivantes :

  • insuffisance et obsolescence des équipements médico-techniques ;

vétusté des infrastructures ;

  • insuffisance qualitative et quantitative du personnel ;
  • insuffisance d’intégration dans le système de santé de district.


  1. Cf. Carte sanitaire.
  2. Note de service n°00215/MSP/CAB/DGS du 26 juin 2006.
  3. Evaluation de la situation sanitaire nationale. CTS / PNDS, 2002.

Services de soins de santé secondaires et tertiaires

Hôpitaux généraux

L’hôpital général est une formation sanitaire qui dispose de plusieurs services et unités cliniques spécialisés et d’un plateau technique permettant de réaliser une activité médicale continue et complémentaire à celle dévolue aux hôpitaux de base. Il représente le deuxième niveau de référence du système de soins. La situation actuelle des 6 hôpitaux généraux se présente ainsi qu’il suit :

  • Si à l’ouverture, grâce à l’appui de la coopération chinoise, l’Hôpital Général 31 Juillet d’Owando disposait de la quasi-totalité des services cliniques et de spécialité avec une capacité d’accueil de 250 lits, cet établissement hospitalier ne présente plus les caractéristiques d’un établissement de cette catégorie par manque d’équipement technique approprié et de personnel adéquat. Il n’offre plus par conséquent les prestations de spécialités normalement attendues ;
  • Au-delà de ces spécificités, les hôpitaux généraux sont également marqués par l'obsolescence des équipements, l’insuffisance de personnel qualifié, les pénuries de médicaments et les dispositifs médicaux. En outre la maintenance des équipements disponibles est quasi inexistante ;
  • Le niveau du plateau technique qu'offrent les hôpitaux généraux a été, entre autre, apprécié sur la base de la disponibilité et de la fonctionnalité des équipements essentiels de diagnostic et de traitement des cas. Ce sont le scanner, l'électroencéphalogramme, la bombe à cobalt, le microtome, le mammographe, l'analyseur de gaz de sang, l'analyseur multiparamétrique de biochimie, l'endoscope pneumologique, l'endoscope urologique et l'équipement d'hémodialyse. Il ressort de cette appréciation que des six hôpitaux généraux, seul le CHU de Brazzaville dispose de 7 équipements fonctionnels sur 10 ;
  • L'hôpital Adolphe Sicé ne dispose que de deux (2) équipements fonctionnels (électroencéphalogramme et endoscope pneumologique) et l'hôpital central des armées d'un scanner. Aucun des équipements ciblés n'existe dans les autres hôpitaux ;
  • L’insuffisance quantitative et qualitative du personnel médical est une caractéristique majeure des hôpitaux généraux. A titre indicatif, l’hôpital A. Sicé de Pointe-Noire compte 560 agents dont 12 spécialistes soit 2,14%, 28 agents administratifs soit 5%. Le personnel médical pour l’ensemble des agents ne représente que 7,7%.
  • A l’exception du CHU de Brazzaville, les services fournis par les hôpitaux généraux ne diffèrent pratiquement pas de ceux offerts par les hôpitaux de base.


Hôpital Général de Loandjili 

Créé par la loi n° 7 - 2007 du 14 juin 2007, l’hôpital de Loandjili est un hôpital général qui a une capacité de 203 lits répartis entre 5 secteurs principaux : Pédiatrie et néonatologie, chirurgie générale, médecine et réanimation, gynéco-osbtétrique et SPE. On compte 817 agents…


Hôpital général Adolphe Sicé

L’hôpital général Adolphe Sicé a une capacité de 400 lits répartis entre 7 services spécialisés : gastro-entérologie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, néonatologie, maladies infectieuses, hématologie et chirurgie. En 2005, cet établissement a accueilli plus de 30 000 malades en hospitalisation, avec un taux d’occupation des lits égal à 68% et une durée moyenne de 5 jours.

Parmi les facteurs qui entravent le fonctionnement de l’hôpital figurent : la multiplicité des circuits d’admission des patients, le volume important de consultations primaires, le déficit du plateau technique et la faible motivation du personnel. Son jumelage avec l’hôpital du Havre, en France, a permis la réalisation des missions d’échange d’expériences, la formation des techniciens en maintenance biomédicale et le renforcement partiel de son plateau technique.


Hôpital général de Dolisie

Conçu pour une capacité de 200 lits, cette structure est un hôpital interdépartemental pour les départements du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou. A son inauguration en 1989, il comportait les spécialités cliniques ci-après : médecine, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, néonatologie, ophtalmologie, ORL, et stomatologie. En raison des dommages subits pendant la guerre, le fonctionnement actuel de l’hôpital général de Dolisie est réduit aux consultations externes de médecine générale et aux accouchements eutociques. Actuellement cet hôpital est en cours de réhabilitation.


Hôpital général 31 juillet 1968

Avec une capacité de 100 lits d’hospitalisation, et au-delà de sa vocation interdépartementale initiale, l’hôpital général 31 juillet d’Owando fonctionne comme un hôpital de base, et ne dispose d’aucun service de spécialité.


Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville

Statut et missions

Le CHUB est un établissement public à caractère administratif et social doté d’une personnalité morale et ayant une autonomie de gestion. Le CHUB est un hôpital de référence de troisième niveau, qui a pour vocation d’être un centre d’excellence en matière de soins, de formation et de recherche médicale. Il est chargé d’assurer les soins de qualité aux patients, de contribuer à la formation initiale et à la formation permanente du personnel médical et paramédical et de promouvoir la recherche biomédicale.


Organisation et fonctionnement

Le CHUB est administré par un Comité de direction et dirigé par un directeur général. Il dispose de trois organes consultatifs : le Conseil d’établissement, la Commission médico-technique et la Commission paritaire d’avancement. Capacité hospitalière et Plateau technique

En 2006, le CHUB avait une capacité d’hébergement de 761 lits, répartis entre quatre principaux secteurs d’activités :

  • Médecine et spécialités médicales : 333 lits soit 43,73%
  • Chirurgie et spécialités chirurgicales : 173 lits soit 22,73%
  • Pédiatries : 168 lits soit 22,07%
  • Gynécologie obstétrique : 87 lits soit 11,43%
Ressources humaines

Au 31 décembre 2006, le CHUB comptait un effectif total de 1787 agents répartis comme suit : 46,5% de personnel paramédical, 37,6% de personnel administratif et 8,4% de personnel médical.

Sur le plan du statut professionnel, le CHUB emploie deux catégories de personnel : les contractuels (1111) et les fonctionnaires (676). Les contractuels sont recrutés par le CHUB qui assure leurs charges salariales. Ils représentaient 62,1% des effectifs en 2006. Les fonctionnaires affectés au CHUB représentent 37,8% de ces effectifs au cours de la même année. Tous les fonctionnaires affectés au CHU par détachement perçoivent un seul et unique salaire versé par le CHU. Le graphique ci-contre illustre la répartition de ces effectifs par catégories professionnelles.

Cette structure du personnel a des implications importantes sur les coûts de fonctionnement du CHUB d’autant plus que les ratio lits/personnels indiquent des surnombres pour certaines catégories professionnelles : 1 sage femme pour 1,5 lit ; 1 IDE pour 3 lits ; 1 Agent technique de Santé pour 3 lits. Par ailleurs, le personnel médical dans son ensemble ne représente que 8,9% des effectifs. Certains services en dépit de leur importance ne disposent que d’un seul spécialiste, cet état de fait handicape sérieusement le CHUB dans sa vocation d’enseignement, de recherche et d’établissement de référence tertiaire.


Ressources financières

Les ressources financières effectivement consommées par le CHUB sont passées de 3 495 464 044 francs CFA en 1999 à 6 049 144 847 francs CFA en 2003, soit un taux de croissance égal à 173,1%. Cette croissance concerne essentiellement le fonctionnement dont les taux de réalisation sont passés de 42% en 1999 à 95% en 2003. Toutefois, des efforts d’investissements non négligeables ont été consentis pour l’acquisition de divers équipements et la réha-bilitation des infrastructures au cours de cette période.


Prestations sanitaires

En 2006, le taux moyen d’occupation des lits était de 60 % avec une durée moyenne de séjour de 6 jours. 26 374 admissions étaient enregistrées, avec un taux de mortalité hospitalière globale de 10%. Les données disponibles ne renseignent pas sur la qualité et la nature des prestations rendues par le CHUB. Toutefois, les faibles taux de disponibilité des équipements techniques observés, montrent les limites réelles des performances attendues du CHUB.

Services de santé pour le long court et les affections chroniques

Centres de traitement ambulatoire Deux centres de traitement ambulatoire sont implantés à Brazzaville et à Pointe-Noire. Ils sont le produit de la coopération du Congo avec la Croix rouge française. Ils assurent la prise en charge psychosociale et médicale des malades du SIDA et des personnes vivant avec le VIH.

Soins de santé pour les groupes cibles

Services de santé des Forces armées congolaises (FAC) Les formations sanitaires des Forces armées congolaises comprennent : 1 Hôpital général (Hôpital central des armées Pierre MOBENGO de Brazzaville), deux hôpitaux départementaux Pointe-Noire et Dolisie, une clinique chirurgicale à Pointe-Noire (Clinique océan) et 10 infirmeries, avec une capacité globale de 540 lits dont 300 pour l’Hôpital central des armées. Toutes ces formations sanitaires reçoivent également des malades civils sans distinction. Elles sont approvisionnées par une pharmacie centrale basée à Brazzaville.

En 2003, le service de santé des armées a signé un protocole d’accord de partenariat avec le MSP sur l’utilisation du personnel cadre de l’Armée. La faible mobilisation des fonds alloués dans le cadre du budget d’investissement ou de fonctionnement a limité l’exécution optimale des missions assignées. En 2005, l’effectif comptait 879 agents dont 537 militaires (61%) et 341 civils (39%).

Soins de santé dentaires

Les services dentaires sont disponibles essentiellement en milieu urbain, offerts dans les hôpitaux et les cabinets dentaires. Le nombre de ces derniers n’est pas connu et peu de données renseignent sur les soins et services dentaires de façon générale.

Services de soins de Réhabilitation

Les données disponibles indiquent que dans dans 80% des cas, trois types de handicaps majeurs sont observés au Congo. Il s’agit de la surdité (37,3%), des paralysies (32,8%) et de la cécité (27,9%). Les services de réhabilitation y afférent relèvent des affaires sociales et comprennent : ….

Services de santé mental health services

Le Congo dispose depuis 2002 d’une stratégie nationale de santé mentale dont la mise en œuvre gagnerait à être renforcée . Les capacités de prise en charge de la maladie mentale sont très limitées ; le pays ne dispose que d’un seul neuropsychiatre basé au CHU de Brazzaville et on note un déficit important en personnel infirmier.

Autres services specialises

Ils comptent : (i) deux centres de traitement ambulatoire implantés à Brazzaville et à Pointe-Noire qui assurent la prise en charge psychosociale et médicale des malades du SIDA et des personnes vivant avec le VIH et (ii) deux centres anti tuberculeux implantés également à Brazzaville et à Pointe Noire.

Prestataires de soins de santé publics et privés

Secteur privé

Le secteur privé de soins est régi par le décret n°88/430 du 6 juin 1988 fixant les conditions d’exercice libéral de la Médecine et des professions, paramédicales et pharmaceutiques en République Populaire du Congo. Il se subdivise en deux sous secteurs : le privé à but lucratif et le privé à but non lucratif représenté par les structures des confessions religieuses, des ONG et des associations. Le réseau privé de soins est en pleine expansion et comprend des structures de médecine moderne et des structures de médecine traditionnelle.

Les structures de médecine moderne sont composées des formations sanitaires ambulatoires et d’hospitalisation (les cabinets médicaux, les cabinets de spécialités, les cabinets de soins infirmiers, les centres médico-sociaux, les cliniques) et les structures pharmaceutiques (les dépôts pharmaceutiques ; les grossistes répartiteurs et des officines pharmaceutiques). Il existe également des laboratoires d’analyse bio-médicale. Le tableau n° 5 ci-dessous présente la répartition des structures privées par type et par milieu d’implantation.

Tableau n°5[1]: répartition des structures privées par type et par milieu d’implantation

Congo-HFSrepartitionstructuresprivee.png
  1. carte sanitaire 2005

Approche centrée sur la personne et autres caractéristiques des services de soins de santé primaires

Pratiques parallèles

Qualité des services de santé

De façon générale, les CSI délivrent des paquets d’activités incomplets généralement limités aux consultations curatives et prénatales . Dans les centres de santé ruraux, les accouchements sont pratiqués par des accoucheuses peu formées. En fait, la couverture en soins obstétricaux et néonatals de qualité est très faible en milieu rural et périurbain. .

Sur environ 350 formations sanitaires publiques, 25 (7,1%) offrent le diagnostic et le traitement de la tuberculose; 54 (15,4 %) le conseil / dépistage du VIH; 39 (11,1 %) la PTME et 28 (8,0 %) la thérapie ARV. L’accès à une prise en charge de qualité du SIDA pédiatrique reste très limité. Son diagnostic biologique précoce avec la PCR n’est possible qu’à Pointe Noire. S’agissant des hôpitaux de base, leurs taux moyens d’occupation des lits varient de 48,5% en milieu rural à 77,2 % en milieu urbain et les durées moyennes de séjour, de 3,8 jours en milieu rural à 5,2 jours en milieu urbain.

Quoiqu’au niveau national la couverture vaccinale en DTC3 soit supérieure à 80 %, elle demeure encore faible dans certains départements, ce qui explique l’éclosion des flambées épidémiques, notamment de rougeole.

Dans l’ensemble, aucune amélioration nette de l’accès aux soins de santé de qualité n’est encore perceptible en raison de : (i) la mauvaise distribution des formations sanitaires sur le territoire et leur sous équipement; (ii) l’insuffisance qualitative et quantitative des ressources humaines et leur mauvaise gestion; (iii) l’inefficacité du système d’approvisionnement couplée à une utilisation peu rationnelle des médicaments; (iv) l’insuffisance des ressources financières et (v) la faible participation des communautés, de la société civile et du secteur privé à la gestion du système de santé.

Priorités et pistes pour l'avenir

Autres

Notes de fin: sources, méthodes, abréviations, etc.

References