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Neglected tropical diseases

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This analytical profile on neglected tropical diseases is structured as follows:

Contents

Résumé analytique

L’année 2010 a été la 4e année de la mise en œuvre du plan national de la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (MNT). Ce plan avait une durée de cinq (5) ans, depuis 2007. Les activités diverses étaient prévues dans les domaines suivants : la formation du personnel, les évaluations annuelles et à mi -parcours, les supervisions du niveau central au niveau périphérique, la célébration des journées mondiales, la sensibilisation de la population par les journaux et les émissions radio télévisées.

Seules ont pu être réalisées les activités suivantes : (i) Organiser la célébration de la journée mondiale contre le tabac ; (ii) Organiser les émissions radio télévisées et publier les articles dans les journaux sur les méfaits du tabac alcool et autres drogues ; (iii) Former les agents des CSI et HR sur la prise en charge des MNT ; (iv) Elaborer et adopter des instructions de prise en charge des MNT ; (v) Publication de ces instructions ; (vi) Organiser la compagne de dépistage des MNT ; Organiser les missions de supervision de CSI ; (vii) Elaborer les algorithmes et les modules de formation ; (viii) Elaborer et valider le plan stratégique de lutte contre le tabac [1].

Charge de morbidité

Endémicité des maladies

Chimioprophylaxie

Couverture de maladies spécifiques

Ulcère de Buruli

L'ulcère de Buruli a fait son apparition en 2000 dans les départements du Kouilou, du Niari et de la Bouenza. En 2005, 293 cas cumulés ont été enregistrés et répartis comme suit : 77,8% dans le Kouilou, 12,3% dans le Niari et 12,1% dans la Bouenza.

Trypanosomiase humaine africaine

Le taux de prévalence moyen national est actuellement autour de 2 à 3%. Actuellement, les foyers de Ignié et Ngabé sont les plus brûlants. Les dernières prospections dans quelques foyers donnent des indications suivantes :

- foyer d’Ignié : 3% (année de prospection Mars 2009) ;

- foyer de Ngabé-Mpouya : 1% (année de prospection Juin 2009) ;

- foyer de Loudima : 0.2% (année de prospection Juin 2007) ;

- foyer de Mossaka : 0.1% (année de prospection Mars 2007) ;

- foyer de Loukoléla : 0.7% (année de prospection Février 2008).

Les autres foyers n’ont plus été visités depuis près de quatre années, mais les cas détectés passivement sont enregistrés.


Les foyers

La THA touche cinq (5) départements du pays : Niari, Bouenza, Pool, Plateaux et Cuvette. Près de treize (de 13) districts administratifs sont concernés :

- Niari : district de Kimongo ;

- Bouenza : districts de Loudima, Boko-Songho, Madingou, Nkayi; Yamba;

- Pool : districts d’Ignié, Ngabé, Mindouli;

- Plateaux : districts de Mpouya, Gamboma, Makotimpoko ;

- Cuvette : districts de Mossaka, Loukoléla.

Les anciens foyers de Mbomo et Nkellé (Cuvette Ouest) sont silencieux depuis plus de vingt ans au regard de la surveillance. Par contre on enregistre des cas qui ressortent des zones jusque là indemnes qui nécessitent une documentation poussée afin d’établir l’origine probable de leur contamination. Ces cas de figures sont retrouvés dans les districts de Gamboma (Plateaux), Mindouli (Pool), Tsiaki (Bouenza) et Pointe-noire.


Carte des foyers de la THA au Congo

Shema23.PNG


Les structures de lutte

Depuis la mise ne place du programme en 1980, onze (11) centres de dépistage et de traitement ont été créés. A ce jour, seulement six (06) sont fonctionnels et les cinq (05) autres, pour des raisons diverses ne sont pas opérationnels.

Centres fonctionnels Centres non fonctionnels
Brazzaville (base du programme) ;

Nkayi, Loudima, Madingou (Bouenza)
Gamboma (Plateaux)
Mossaka (Cuvette)

Boko-Songho (Bouenza)

Dolisie (Niari)
Ngabé, Mindouli (Pool)
Mpouya (Plateaux).

Lèpre

En 2005, 215 cas ont été enregistrés soit un taux de prévalence de 0,67 pour 10.000 habitants. 9,1% des cas nouveaux sont constitués par les enfants. Par ailleurs, 207 cas ont été détectés soit un taux de 0,64% pour 10.000 habitants. Le pourcentage des multi bacillaires parmi les nouveaux cas est de 79,2%. Principaux indicateurs:

Malades dépistés / année : 145 dont
- Multi bacillaires (MB) : 114
-Et Pauci bacillaires (PB) : 31
Soit un taux de détection de 0,38 lépreux pour 10.000 habitants

Malades restants en traitement (Prévalence) : 366 malades dont
- Multi bacillaires (MB) : 292
- Et Pauci bacillaires (PB) : 64
Soit un taux de prévalence de 0,98 lépreux pour 10.000 habitants

Rapport prévalence/détection : 366/145 = 2.52
Pourcentage des Multi bacillaires (MB) : 79,3%
Pourcentage des enfants : 8,2%
Pourcentage des invalidités de degré 2 : 6,2%
Pourcentage des PB à lésion unique : 67,74 %
Pourcentage des femmes : 45,5%
Nombre cas guéris : 63 malades,
Couverture sanitaire en Poly chimiothérapie (PCT) : 100%

En 2009, le seuil d’élimination qui était acceptable est entrain de remonter jusqu’à 1 car le taux de prévalence est de 0,98 lépreux pour 10.000 habitants, donc la surveillance de la maladie doit être accrue et les activités intensifiées en dotant plus de moyens financiers pour les activités sur le terrain.


Points forts :

  • Maintien du seuil d’élimination lèpre depuis 2003 ;
  • Couverture sanitaire en PCT élevé : 83,5% ;
  • Taux de détection stable, mais toujours élevé (existence encore des cas de lèpre) ;
  • Faible pourcentage des infirmités de degré II au dépistage : 6,2% ;
  • Taux de guérison élevé : 83,4% (analyse des cohortes) ;
  • Bonne connaissance de la maladie par les populations du pays ;
  • Réduction du stigmate, de l’ostracisme et de la ségrégation ;
  • Bons résultats de l’évaluation du programme lèpre par l’OMS AFRO ;
  • Programme lèpre en bonne voie d’intégration ;


Points faibles :

  • Pourcentage élevé de multi bacillaire (79,3 %) ;
  • 6 départements sur 12 ont des seuils d’élimination fluctuants (instables) ou ne l’ont pas encore atteints ;
  • Démotivation de beaucoup de personnels de santé aux activités lèpre ;


Contraintes:

  • Existence de zones d’accès difficile (zones enclavées, aquatiques, de cataractes marécageuses, de forêts et insécurité) ;
  • Existence de populations pygmées nomades/migrantes, analphabètes et peu émancipées pour bien intérioriser les messages ;
  • (Insuffisance de personnels dans certains secteurs médecins infirmiers superviseurs lèpre…) ;
  • Insuffisance de moyen de déplacement (hors bords motos pirogues) ;
  • Insuffisance de budgets pour la réalisation de toutes les activités programmées dans les différents plans d’action des secteurs et de la coordination ;
  • Difficultés de suivi et contrôle de certains malades notamment les pygmées (Nomadisme ou migration) difficile (zones enclavées, aquatiques, de Cataractes marécageuses, de for

Onchocercose

Le Projet TIDC- Congo s’est exécuté dans toute l’aire du Projet, c’est à dire dans les 748 communautés TIDC (133 hyper et 615 méso- endémiques) de la zone cible de Brazzaville, des Départements du Pool, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou. Toutes ces communautés ont été traitées (couverture géographique de 100%).

Dans toute la zone du Projet, une population totale de 755124 personnes a été recensée par les DC. Le but ultime de traitement (BUT) est identique à l’objectif annuel de traitement (OAT) soit 634304 (84% de la population totale). 611399 personnes ont été traitées soit 81,0% de la population totale recensée et 96,4% de l’objectif annuel de traitement.

Dans cette zone couverte par le Projet, les populations sont, pour la grande majorité, sédentaires. Dans les zones forestières des régions du Niari et du Kouilou, on rencontre une minorité des pygmées qui sont par essence un peuple nomade mais qui, de plus en plus deviennent, sédentaires avec l’intégration.

Toutes les séances de formation/ recyclage du personnel de santé des départements, districts et centres de santé, se sont faites en « cascade ». 158 agents des aires de santé ont été recyclés dans l’ensemble des districts sanitaires; 360 DC ont été nouvellement formés et 1275 recyclés, soit un total de 1635 DC formés dont 318 femmes.

Le ratio DC population traitée est de 1 DC pour 374 personnes traitées (1DC/775personnes traitées en milieu urbain et 1DC/229 personnes traitées en milieu rural). 205 des 748 communautés ont des DC femmes soit 27,4 % des communautés (66 communautés sur 246 en milieu urbain soit 26,8% et 139 sur 502 en milieu rural soit 27,7%).

Pour la 9ème année de mise en œuvre du Projet, les principaux défis ont été :

  • Le maintien de la décentralisation effective des activés et leur intégration dans le système national de santé à la veille du désengagement progressif et retrait de l’APOC ;
  • le maintien d’une couverture géographique à 100% et d’un taux de couverture thérapeutique à plus de 65%.

L’implication effective des FSPL, le renforcement de la supervision par le PNLO à tous les niveaux du système sanitaire et le plaidoyer auprès des autorités politiques et administratives ont permis de relever ces défis.

Le taux de couverture thérapeutique s’est considérablement amélioré, passant de 74,2% en 2008 à 81,0% en 2009. Ce résultat est la conséquence d’une supervision active, particulièrement à Brazzaville où la couverture thérapeutique a atteint pour la première fois la barre de 80% (65,4% en 2008 et 81,4% en 2009). Notons que sur un total de 25 districts administratifs, 16 ont atteint ou dépassé le seuil de 80% de couverture thérapeutique soit 64% des districts administratifs.

Aucun effet secondaire grave n’a été signalé.


- Les forces :

  • l’implication des sous- préfets des districts et chefs des communautés dans la mobilisation sociale et la sensibilisation de la population ;
  • le recensement de la population par les DC formés et les responsables des communautés ;
  • la confection des toises par les communautés ;
  • l’enlèvement de l’ivermectine par les communautés à partir des centres de santé ;
  • la mobilisation des populations par les communautés ;
  • la disponibilité des DC pendant la distribution ;
  • l’engagement des DC à poursuivre les activités TIDC ;
  • la contribution appréciable de la population aux activités TIDC ;
  • la connaissance des avantages du traitement par la population ;
  • la couverture géographique stable (100%) ;
  • l’intégration des activités au niveau du département sanitaire et de l’aire de santé (FSPL) ;
  • l’existence d’une équipe de district sanitaire compétent ;
  • la commande du Mectizan suit un circuit simple ;
  • l’implication des autorités administratives à tous les niveaux dans le processus de gestion de TIDC.


- Les faiblesses :

  • la difficulté à recruter des nouveaux DC et des DC femmes dans des projets où la couverture géographique est de 100% depuis plusieurs années reste la principale faiblesse.


- Les défis majeurs ont été :

  • le maintien d’une couverture géographique de 100% ;
  • le maintien des taux de couverture thérapeutique à plus de 80% dans l’aire du Projet en vue de l’élimination de la maladie;
  • la surveillance des effets secondaires pour un dépistage précoce des éventuels effets secondaires graves dans ce contexte de co-endémicité Loase-Onchocercose.

Schistosomiase

La Schistosomiase urinaire. Elle sévit dans plusieurs foyers avec des taux de prévalence qui varient entre 5 et 35% en milieu scolaire. Au total 2 018 cas ont été enregistrés en 2002, répartis entre les départements de la Bouenza (62,9%), du Kouilou (19,1%), de Brazzaville (10,4%) et du Niari avec 6,2% des cas. Une recrudescence de la schistosomiase a été observée dans les anciens foyers du Niari, de la Bouenza, du Kouilou et s’accompagne d’une extension de la maladie dans d’autres départements, notamment ceux de la Lékoumou.

Etat de la surveillance

Notes de fin: sources, méthodes, abréviations, etc.