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Profil Analytique Complète: Congo

De AHO.

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This analytical profile provides a health situation analysis of the Congo and, coupled with the Factsheet, it is the most significant output of the African Health Observatory. The profile is structured in such a way to be as comprehensive as possible. It is systematically arranged under eight major headings:

1. Introduction to Country Context
2. Health Status and Trends
3. Progress on the Health-Related MDGs
4. The Health System
5. Specific Programmes and Services
6. Key Determinants(trC)
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Profil statistique
Introduction au Contexte des Pays
  • Limites Coordonnées géographiques : 1°00′S ; 15°00′E [1]

Située en Afrique centrale, la République du Congo a une superficie de 342.000 km2. A cheval sur l'équateur, elle est située entre la 5° latitude Nord et la 4° latitude Sud. Elle dispose d’une façade maritime de 170 Km de longueur. Elle est limitée au Nord par la République Centrafricaine et le Cameroun, à l’Est et au Sud par la République Démocratique du Congo et la République d’Angola (enclave du Cabinda) et à l’Ouest par la République Gabonaise.(trC)

Status sanitaires et tendance

La situation sanitaire des populations congolaises n’est guère différente de celle rencontrée dans plusieurs pays en développement.

Elle reste marquée par l’état de santé de la population miné par des taux élevés de mortalité néonatale, de mortalité infanto juvénile et par le ratio de mortalité maternelle ainsi que l’incidence élevée des maladies transmissibles.

La survie de l’enfant au Congo est très fortement tributaire du poids important de la morbidité et de la mortalité due essentiellement à la persistance des maladies infectieuses et parasitaires, à la malnutrition et à plusieurs facteurs socio-économiques, géographiques, démographiques et individuels. L’EDS réalisée en 2005 demeure à ce jour l’enquête de référence la plus récente. Cette étude rétrospective sur les cinq (5) ans a permis d'identifier les problèmes les plus importants en matière de santé maternelle et infantile d’une manière générale.(trC)

Progrès
Progress on SDGs(trT)
Le Système de Santé
Résultats du Système de santé

Le système de santé est encore peu performant, en raison de multiples facteurs, notamment la mauvaise distribution des formations sanitaires sur le territoire et leur sous-équipement, l’insuffisance qualitative et quantitative des ressources humaines et leur mauvaise gestion, l’inefficacité du système d’approvisionnement couplée à une utilisation peu rationnelle des médicaments, et l’insuffisance des ressources financières associée à des modes de financement inadéquats et à une utilisation peu rationnelle des fonds recouvrés.

Le déclin observé dans le secteur de la santé ne pourra être relevé que par une gouvernance déterminante guidée par les recommandations suivantes : Renforcer la décentralisation du système de santé notamment dans les Circonscriptions Socio Sanitaires ; Renforcer les capacités de planification et de gestion des services et de mobilisation des ressources financières additionnelles ; Renforcer les mécanismes de coordination des partenaires au développement du secteur santé et de collaboration intersectorielle ; Redynamiser les organes de coordination : conseil national de santé, comité technique de suivi du PNDS ;(trC)

Leadership et gouvernance
Appropriation et participation communautaires
Partenariat pour le développement de la santé
Information sanitaire, bases factuelles et connaissances

'Depuis le premier plan national de développement sanitaire (PNDS) adopté en 1992, l’appui informationnel pour une gestion efficace et efficiente du système de santé n’est pas véritablement constitué, en dépit de l’existence de quelques banques de données, outils et supports de collecte des d’information notamment dans certaines structures d’administration et de gestion sanitaire et dans certains programmes sanitaires.

Le ministère en charge de la santé ne dispose pas à ce jour d’un système national d’information sanitaire (SNIS) intégré et cohérent qui permet, dans un but décisionnel, de décrire la situation sanitaire réelle et son évolution, aussi bien dans la circonscription sanitaire (CSS), le département qu’au niveau national. Des éléments du SNIS (surveillance épidémiologique, gestion des programmes, système d’alerte et gestion des ressources) sont organisés et développés par différents structures. Chaque projet ou programme anime en son sein un volet du système national d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique.(trC)

Système de financement de la santé

Le secteur de la santé du pays est confronté à d’importantes difficultés dans l’allocation et la gestion de l’enveloppe de ressources disponibles pour la santé aux divers niveaux de la prestation des soins (soins primaires, secondaires et tertiaires), dans les diverses directions centrale du ministère de la santé, aux divers niveaux du système de la santé (niveaux national, régional et des circonscriptions) et selon les divers types de soins et programmes sanitaires.

Les données disponibles montrent des taux d’exécution très faibles du budget d’exécution du secteur, variant d’une direction à l’autre. Le taux global des engagements par les grandes directions du ministère a été de 7,3%. Il y a eu davantage de disparités dans les taux d’exécution selon les directions.

Malgré la décentralisation de la préparation et de l’exécution des budgets, les départements ont du mal à exécuter leur budget. Chaque année, plusieurs DDS envoient leurs projets de budget annuel à leur centre de sous-ordonnancement mais reçoivent très peu pour l’exécution de leur programme d’actions. Ceci montre l’énorme problème d’allocation et de gestion des ressources qui affecte l’ensemble du secteur de la santé au Congo. En outre les départements ne reçoivent pas de crédits pour leurs dépenses d’investissement. En conséquence, les informations et données sur l’exécution des budgets d’investissement départementaux sont difficiles à obtenir.

L’exécution des budgets au niveau des formations sanitaires est également très faible. Le taux d’exécution des budgets de fonctionnement varie fortement d’un hôpital à l’autre. Les grands hôpitaux, tels que le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Brazzaville, ont de forts taux d’exécution comparativement aux petits hôpitaux.(trC)

Prestations de services

La dispensation de soins est assurée par trois types de structures opérationnelles. Ce sont les formations sanitaires ambulatoires, les formations sanitaires d’hospitalisation et les formations sanitaires spécialisées. Ces formations relèves souvent du secteur public et du secteur privé.

Le secteur public est composé : (i) d’un système des soins public général structuré, en districts de santé appelés « Circonscriptions socio-sanitaires » couvrant 50.000 à 150.000 habitants, et en structures de deuxième niveau de référence ou « hôpitaux généraux » ; (ii) des institutions spécialisées ;(iii) des programmes nationaux ; et (iv) de formations sanitaires du ministère de la défense. Le secteur privé, manifestement en pleine expansion comprend un secteur privé lucratif et un secteur privé à but non lucratif.

Cependant, la situation sanitaire du Congo, caractérisée par des taux de morbidité et de mortalité particulièrement élevés, permet d’affirmer que la qualité des soins et des services est largement insuffisante. L’utilisation relativement faible des structures publiques et le recours à des alternatives, traduisent une véritable crise de confiance entre la population et son système des soins.(trC)

Ressources humaines pour la santé

L’élaboration du profil des ressources humaines participe à des efforts entrepris pour l’amélioration de la situation des ressources. Il permet de dresser le portrait de la situation actuelle des ressources humaines pour la santé et met en lumière les principaux défis auxquels le pays doit faire face en la matière.

S’agissant de la situation du personnel de santé, les effectifs sont passés de 8.050 en 2005 à 10.376 agents en 2006 avec une prédominance du personnel féminin en 2005 soit 63, 04%. En 2007, l’effectif du personnel en poste dans les formations sanitaires publiques des différents départements était évalué à 7.270 agents. Par rapport à la qualification, les infirmiers et assistants sanitaires occupaient le premier rang avec 2.239 agents soit 30,79%. Tenant compte de l’âge, 7.583 agents soit 94,19% avaient un âge compris entre 30 et 50 ans en 2005,. Au cours de la même année, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire renfermaient à elles seules, 5.135 agents soit 70,63%.(trC)

Produits médicaux, vaccins, infrastructures et équipements (matériels)

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Descriptive summary

Due to the very low local production limited to the production of fluids and medical gases, supply of Congo drugs is mainly based on imports. Two networks of drug importation serve the market, the public network and private network. The private network is the most important, it is controlled by six importers: LABOREX, September, COOPHARCO, SAîPHARMA, BETA PHARMA, ZENUPHA. It also includes supply structures belonging to religious orders and NGOs (CARITAS, RED CROSS and SALVATION ARMY).

The public network consists of the COMEG is a public institution with an independent management. This is a procurement center set up in partnership with the European Union and other institutions of cooperation in the PASCOB. With regard to logistics, only five (5) departmental directorates of twelve (12) have suitable premises. The infrastructure is old, dilapidated and lack of furniture, office equipment base, nautical facilities and telecommunications.(trC)

Politique nationale de santé
Couverture universelle

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Descriptive summary

The use of health services is average. This situation is strongly influenced by socioeconomic status of households and image of health facilities as perceived by households. The low purchasing power explains the use of self-medication as first-line (46%) of household heads, the health facility involved in second-line (26.7%). In CSI, the average utilization rate of curative consultation is 0.3 new cases per inhabitant per year in urban areas and 0.18 new cases in rural areas; utilization of prenatal care, is is around 54.3%, the coverage rate of consultation with children under 5 years is equal to 52.5% in rural areas and 35% in urban areas, the coverage rates achieved for antigens of reference are respectively 65.4% for DTC3P3, and 66.5% for TT2 in 2005. Overall, the use of CSI remains low because of frequent stock outs of essential drugs generic information of the sub-communities on health initiatives and weaknesses in the supervision and monitoring activities.(trC)

Programmes Spécifiques et Services
VIH/SIDA
Tuberculose

Au Congo, la tuberculose reste un problème majeur de santé publique avec une prévalence estimée de tous les cas à 449 pour 100 000 habitants. L’incidence estimée des nouveaux cas TPM+ est de 158 pour 100 000 habitants et 367 cas pour 100.000 habitants TB toutes formes. Le taux de mortalité spécifique est de 69 pour 100.000 habitants et la séroprévalence VIH parmi les tuberculeux de 25% en 2005 [1].

Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) a démarré la stratégie DOTS depuis 1992 avec les objectifs chiffrés OMS/UICTMR de 70% le taux de détection et 85% le taux de succès de traitement pour les TPM+ [2]. Le DOTS est établie dans les 12 départements et 41 CSS . En 2005, le taux de détection des TPM+ était de 57%, Pour la cohorte enregistrée en 2004, le succès thérapeutique des TPM+ était de 63 %, le taux des perdus de vue de 29%, le taux de décès de 13%.(trC)

Paludisme
Vaccination et développement de vaccins

Tenant compte du nouveau cadre stratégique mondial en matière de vaccination dénommé « Vaccination dans le monde Vision et Stratégie 2006-2015 » en sigle GIVS adopté en 2005 par l’Assemblée mondiale de la santé, le Congo a élaboré un nouveau PPAC couvrant la période 2008 -2011 qui devrait prendre en compte aussi bien les nouvelles stratégies nationales que mondiales de vaccination, mais devrait également mettre l’accent sur une analyse financière approfondie et une maîtrise des mécanismes permanents de financement du PEV.

En 2010, le Congo a conduit la revue de son Programme Elargi de Vaccination (PEV), revue qui intervient au moment où le pays, après introduction effective de nouveaux vaccins contre le HiB, HeB, Fievre jaune), (i) a soumissionné et réussi pour le vaccin anti-pneumococcique qui sera introduit effectivement en 2011 (ii) envisage l’introduction du vaccin contre le rota virus pour 2013, (iii) et arrive à la fin du Plan Pluriannuel Complet du PEV (PPAC) ainsi que du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) qui sont en cours d’exécution prennent fin en 2011.(trC)

Santé des enfants et des adolescents

Les adolescents représentent près d’un tiers de la population avec une forte concentration en milieu urbain (56,6%). On note une précocité des rapports sexuels souvent non protégés (âge moyen 14 ans).

Ceci corrobore la forte prévalence des grossesses chez les adolescentes (8,5%). le déficit des connaissances en santé de la reproduction, l’absence des services adaptés et la faible utilisation des services en la matière exposent de plus en plus les adolescents à des comportements néfastes pour leur santé génésique : tabagisme, violence, consommation abusive d’alcool, des drogues et autres substances hallucinogènes.(trC)

Santé maternelle et des nouveaux-nés

La Stratégie actuelle de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale est basée sur les 3 piliers : la planification familiale, l’accouchement assisté par un personnel qualifié, et les Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence (SONU).

La santé de la mère est caractérisée par des taux élevés de morbidité et de mortalité. La morbidité est essentiellement attribuée au paludisme, aux anémies, aux fistules obstétricales, à l’HTA/éclampsie, aux hémorragies, aux infections du post-partum et aux infections du post-abortum notamment, chez les adolescentes.

La mortalité dont le taux se situe parmi les plus élevés d’Afrique subsaharienne (781 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes) est principalement due aux causes obstétricales directes que sont  : les hémorragies (40%), les infections du post-abortum(18,8%), Infections du post-partum (12,7%), HTA/éclampsies (11%) et les dystocies (17,5%) (Source hospitalière). Elle est due aussi aux causes indirectes à savoir : Le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et l’anémie (EDSC, 2005) [1].(trC)

Genre et santé des femmes
Maladies épidémiques et pandémiques

Les données des maladies sous surveillance permettent de suivre leur évolution dans les aires de santé. Elles permettent ainsi de dégager les tendances sur les principales causes de consultation, de décès, de détecter précocement les épidémies et de prendre à temps les décisions en vue d’une réponse efficace.(trC)

Maladies Tropicales Négligées

L’année 2010 a été la 4e année de la mise en œuvre du plan national de la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (MNT). Ce plan avait une durée de cinq (5) ans, depuis 2007. Les activités diverses étaient prévues dans les domaines suivants : la formation du personnel, les évaluations annuelles et à mi -parcours, les supervisions du niveau central au niveau périphérique, la célébration des journées mondiales, la sensibilisation de la population par les journaux et les émissions radio télévisées.

Seules ont pu être réalisées les activités suivantes : (i) Organiser la célébration de la journée mondiale contre le tabac ; (ii) Organiser les émissions radio télévisées et publier les articles dans les journaux sur les méfaits du tabac alcool et autres drogues ; (iii) Former les agents des CSI et HR sur la prise en charge des MNT ; (iv) Elaborer et adopter des instructions de prise en charge des MNT ; (v) Publication de ces instructions ; (vi) Organiser la compagne de dépistage des MNT ; Organiser les missions de supervision de CSI ; (vii) Elaborer les algorithmes et les modules de formation ; (viii) Elaborer et valider le plan stratégique de lutte contre le tabac [1].(trC)

Maladies non transmissibles et états de santé connexes

Il s’agit principalement de l’hypertension artérielle, le diabète sucré, les cancers et la drépanocytose. L’année 2010 a été la 4e année de la mise en œuvre du plan national de la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (MNT). Ce plan avait une durée de cinq (5) ans, depuis 2007. Les activités diverses étaient prévues dans les domaines suivants : la formation du personnel, les évaluations annuelles et à mi -parcours, les supervisions du niveau central au niveau périphérique, la célébration des journées mondiales, la sensibilisation de la population par les journaux et les émissions radio télévisées.(trC)

Déterminants majeurs
Facteurs de Risque pour la Santé

La bonne santé repose sur l’existence d’un système de santé de qualité, universel, complet, équitable, efficace, répondant aux besoins et accessible, mais dépend aussi de la participation d’autres secteurs et acteurs, et du dialogue avec eux, dans la mesure où leur action a des conséquences importantes sur la santé.

Les inégalités en matière de santé sont le fruit des déterminants sociaux de la santé, c’est-à-dire des conditions sociétales dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.

Ces déterminants englobent les expériences vécues dans les premières années de la vie, l’éducation, le statut économique, l’emploi, le travail décent, le logement et l’environnement, et l’efficacité des systèmes de prévention et de traitement des maladies.(trC)

Environnement physique
Sécurité alimentaire et nutrition

Malgré des revenus importants générés par l’exploitation du pétrole et une croissance économique rapide dans les années 80, les troubles sociopolitiques et conflit de 1993 à 2002 font que le Congo reste confronté a d’importantà d’importants problèmes de pauvreté et de sécurité alimentaire. Près d’un enfant de moins de 5 ans sur trois souffre de malnutrition chronique. Et pourtant, moins de 2% des terres arables sont cultivées.(trC)

Déterminants sociaux



References(trT)