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Comprehensive Analytical Profile: Burundi

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This analytical profile provides a health situation analysis of the Burundi and, coupled with the Factsheet, it is the most significant output of the African Health Observatory. The profile is structured in such a way to be as comprehensive as possible. It is systematically arranged under eight major headings:
1. Introduction to Country Context
2. Health Status and Trends
3. Progress on the Health-Related MDGs
4. The Health System
5. Specific Programmes and Services
6. Key Determinants
LocationBurundi.gif

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Statistical profile
Introduction to Country Context

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Africa Burundi Map.gif

Le Burundi est un pays situé à cheval entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique Centrale. Il est frontalier au nord avec le Rwanda, au Sud et à l’Est avec la Tanzanie et à l’Ouest avec la République Démocratique du Congo (RDC). Sa superficie est de 27.834 km2 incluant la surface des eaux territoriales. Il est situé à 3°22’ 34’’ de latitude Sud et à 29°21’36’’ de longitude Est.

Health Status and Trends

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La situation sanitaire reste préoccupante et marquée par la prédominance de nombreuses maladies transmissibles, endémiques et endémo-épidémiques ( paludisme, VIH/sida, tuberculose, etc.) et l’émergence des maladies non transmissibles (hypertension artérielle, diabète, cancers, les traumatismes, la malnutrition et les maladies mentales).

De nombreux facteurs de risque liés aux conditions de vie, plus particulièrement en rapport avec l’hygiène, l’assainissement, la démographie galopante, les habitudes et insuffisances alimentaires contribuent à accroître la charge de maladie dans la population, en particulier chez les plus vulnérables ( femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans). Cette situation est aggravée par la faible protection sociale de la population face au risque de maladie et ralentit les progrès vers l’atteinte des OMD liés à la santé.

Progress
Progress on SDGs
The Health System
Health system outcomes

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Résultat du système de santé

Dans le cadre de la réduction de la mortalité générale, il est difficile de confirmer l’atteinte des objectifs du PNDS (Plan National de Développement sanitaire) I parce qu’il n’existe pas un système de notification efficace des cas de décès en dehors des structures de soins.

Toutefois, nous notons une certaine réduction de la mortalité maternelle, infantile et infanto-juvénile comme le montre le tableau ci-après.

Mortalité maternelle, infantile et infanto-juvénile.png
Leadership and governance

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La réforme de la gestion des finances publiques progresse rapidement. Les procédures et les systèmes sont modernisés (Loi Organique, Code des Marchés, Code des Douanes), le Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGEFI) a été étendu à la quasi-totalité de la gestion financière, et des plans de trésorerie et d’engagements assurent un meilleur contrôle de l’exécution budgétaire.

De nouvelles structures ont été mise en place pour lutter contre la corruption. La décentralisation est effective dans le secteur de la santé, même s’il manque un cadre juridique régissant les districts sanitaires et l’autonomie des formations sanitaires.

Community ownership and participation

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Dans les reformes sanitaires envisagées dans le cadre du PNDS le renforcement de l’interaction active entre les services de santé et la communauté par une mobilisation sociale est une priorité.

La participation communautaire [1] est un levier important pour stimuler l’émergence de réponses collectives aux problèmes de santé publique liés aux soins de santé primaire, à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, ou aux problèmes particuliers que représentent le paludisme, les infections sexuellement transmissibles, le SIDA, la tuberculose, et autres. Elle se traduit par l’implication volontaire et active des groupes et des communautés locales à tous les stades d’un programme de santé.

Partnerships for health development

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En 2007, après avoir constaté que la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement était mitigée, les gouvernements des pays en développement, dont le Burundi, et des pays développés ainsi que les principales Agences impliquées dans l’amélioration de la santé se sont engagés dans une Campagne Globale en vue d’accélérer l’atteinte des OMD directement liés à la santé.

Cette campagne permettra de parvenir à un renforcement durable des systèmes de santé et ainsi d’améliorer les résultats sanitaires dans les pays à moyens et faibles revenus à travers la mise en place d’un cadre de partenariat International pour la Santé (en anglais et abrégé, IHP). Le Burundi a été l’un des huit pays pilotes au sein du premier groupe de pays qui ont été choisis pour la mise en œuvre de cette initiative en Afrique.

Health information, research, evidence and knowledge

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Le Système National d’Information Sanitaire (SNIS) contribue à orienter les décisions politiques en matière de planification et de gestion du système de santé pour améliorer l’état de santé de la population.

Le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) vient de mettre en place une direction du système d’information sanitaire en remplacement du Service d’Epidémiologie et des Statistiques (EPISTAT) responsable de la production et diffusion de l’information sanitaire nécessaire à la planification, au pilotage et au suivi-évaluation des politiques et programmes de santé. La création de cette direction vise entre autres à renforcer le SNIS par l’amélioration de la coordination, de la disponibilité et de la qualité de l’information sanitaire.

Health financing system

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Le financement de la santé provient de l’Etat, des partenaires financiers, des ménages et des assurances maladies. Les dépenses prévisionnelles[2] en USD pour les années 2009 à 2011 s’élèvent à 570.7 millions USD, soit une dépense annuelle moyenne par habitant de 23.1 USD. L’Etat, la population, la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP) et l’aide extérieure représentent respectivement 21.4%, 24.6%, 5.5%, et 47.4% des dépenses totales cumulées[3].

Depuis 2007, on constate un fort engagement de l’Etat avec une augmentation de l’allocation du budget de l’état pour le secteur de la santé. Le budget alloué à la santé a augmenté de 5.6% à 7.7% du budget national de 2006 à2010.

Service delivery
Health workforce

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Le rôle du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) dans la gestion des RH est limité. En effet, les ressources humaines du Ministère [4] sont gérées par le Ministère de la Fonction publique qui approuve le recrutement, la gestion des dossiers individuels, la rémunération et l’évaluation. Le Ministère des finances autorise les catégories de personnel à recruter ainsi que le plafond des effectifs.

Le rôle du MSPLS se limite au recrutement suivant les instructions des deux précédents ministères, à la notation de routine et l’affectation. Il n’existe pas de plan prévisionnel de recrutement ni de plan de carrière. La rémunération du personnel de santé est dérisoire, ce qui est source d’une démotivation permanente.

Medical products, vaccines, infrastructures and equipment

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Le secteur pharmaceutique national [5] est régi par le décret n° 100/150 du 30 septembre 1980. Un projet de loi - cadre pharmaceutique est en cours de finalisation. Il existe au sein du MSPLS une structure de contrôle interne, Inspection Générale de la Santé Publique/ Inspection des Pharmacies, Médicaments et Laboratoires, et une Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DPML). En tant que membre de la Communauté Est Africaine (EAC), le Burundi devra harmoniser avec les autres partenaires en transformant la DPML en une Autorité Nationale de Régulation Pharmaceutique (ANRP).

Le secteur pharmaceutique du Burundi se divise en 2 sous-secteurs :

  • secteur pharmaceutique public et
  • secteur pharmaceutique privé.
General country health policies
Universal coverage
Specific Programmes and Services
HIV/AIDS

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Le profil épidémiologique du VIH est de type généralisé avec 2,97% de séroprévalence nationale moyenne et de 3,6% au sein de la population âgée entre 15-49 ans. Le sexe féminin est plus touché avec 2,91% contre 2,81%. De 2002 à 2007 l’infection VIH a continué à progresser en milieu rural (2,5% à 2,8%) alors qu’il y a eu inversion de la tendance en milieu urbain (9,4% à 4,6%) [6].

Selon les données de l’Unité Sectorielle de Lutte contre le Sida (USLS) et les données de l’EPISTAT, l’infection par le VIH SIDA est la quatrième cause de mortalité au Burundi (PNDS 2011-2015) [7] et augmente sensiblement la charge de travail des services curatifs. Elle constitue la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Tuberculosis

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La tuberculose est un problème de santé publique car elle est la cinquième cause de mortalité selon les données EPISTAT de 2010. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 15-54 ans (86,6%) avec une prédominance masculine (64,4%)[8]. Certains indicateurs relatifs à la lutte contre la tuberculose restent faibles. Selon le rapport 2010 du PNLT, les taux de notification des cas contagieux (TPM+) et de toutes les formes de tuberculose (TTF) sont respectivement de 54 et 91 cas pour 100 000 habitants en 2010 contre 47 et 87 cas pour 100 000 habitants en 2009. Le nombre de TPM+ nouveaux cas déclarés et mis sous traitement a évolué de 2004 à 2010 en passant de 3087 à 4590 TPM+NC.

Les activités de prise en charge font recours à la stratégie DOTS avec un régime court de six mois pour tous les nouveaux cas de tuberculose : 2 mois de traitement par la Rifampicine, Isoniazide, Ethambutol, Pyrazinamide suivis de 4 mois de Rifampicine et Isoniazide 2RHZE/ 4(RH). En cas d’échec aux précédents régimes thérapeutiques, le traitement des cas de multi résistance en vigueur en deux phases (première phase de trois mois (forme orale) suivie d’une deuxième phase de 12 mois (forme injectable) La mise en place d’un DOTS communautaire est à sa phase d’extension dans 6 provinces.

Malaria

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Le paludisme reste la 1ère cause de morbidité et de mortalité dans la population générale. En 2009, la proportion du paludisme parmi toutes les pathologies était estimée à 74%. Le taux de morbidité est passé de 36,23% en 2005 à 34,07 en 2010 avec un taux de mortalité dans les hôpitaux de 39,55% en 2005 et de 34,07% en 2010[9].

Les principales stratégies d’intervention en vigueur sont la prévention et le traitement précoce des cas. La prévention se fait par la promotion de l’utilisation des MII dans les ménages, la pulvérisation intra domiciliaire, assainissement du milieu, la mobilisation sociale.

Immunization and vaccines development

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La lutte contre les maladies évitables par la vaccination reste une priorité dans le système de santé [10]. Avec l’appui des partenaires, le Gouvernement a élargi la liste des maladies évitables par la vaccination en introduisant, depuis 2004, les vaccins contre l’Haemophilus influenza de type B et l’hépatite virale B.

Notons aussi que l’introduction du vaccin contre le pneumocoque a eu lieu en 2011 alors que, celles de la deuxième dose de vaccin contre la rougeole [11] et du Rota virus sont prévues respectivement pour 2012 et 2013.

Child and adolescent health

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La Santé des enfants reste au cœur des préoccupations du pays. Les résultats préliminaires de l’EDS [12] réalisée en 2010 rapportent un taux de mortalité infantile et juvénile respectivement de 59% et de 96%. Les progrès enregistrés sont liés à plusieurs facteurs notamment la gratuité des soins des enfants de moins de cinq ans, le renforcement de la vaccination de routine, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, au renforcement des activités de prise en charge des cas de malnutrition , la motivation des prestataires de soins et la prise en charge des indigents.

Les données 2009 de l’EPISTAT (Service d’Epidémiologie et des Statistiques ) montrent que la morbidité et la mortalité enregistrées dans les structures de santé restent élevées chez les enfants et les jeunes. Parmi tous les nouveaux cas de maladies enregistrés, 70% sont des enfants de moins de 15 ans dont 59% de moins de 5 ans.

Maternal and newborn health

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Elle fait partie des principales préoccupations du pays. D’après l’EDS II [13] de 2010 le rapport de mortalité maternelle est de 499 décès pour 100 000 NV. Le taux de mortalité néonatale est passé de 8,4/1000 à 7,2/1000 [14] naissances vivantes au cours de la même période. La mortalité périnatale était estimée à 37/1000 naissances vivantes en 2008[15].

Le taux d’utilisation des services de CPN (Consultation prénatale) est de 99%[16] (au moins une visite). Cependant 72%[17] des femmes enceintes ont fait au moins 4 visites avec un taux d’accouchement assisté par un personnel formé de 60%[18].

Gender and women's health

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Les femmes occupent une place importante dans la vie économique et sociale du Burundi d’autant plus qu’elles jouent un rôle majeur dans l’économie familiale et dans la production du secteur agricole qui constitue plus de 90% du PIB. Pourtant les femmes burundaises n’ont pas un accès équitable au revenu familial avec très peu d’autonomie économique.

Concernant la vulnérabilité particulière de la femme face au VIH/SIDA, l’enquête combinée de surveillance des comportements face au VIH/SIDA réalisée en 2008 [19] montre que la séroprévalence au Burundi est 1.9 fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans tous les groupes d’âges.

Epidemic and pandemic-prone diseases

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En matière de lutte contre les épidémies et pandémies, une stratégie de surveillance intégrée des maladies et riposte a été actualisée en novembre 2011. La « Stratégie de Surveillance intégrée des Maladies et Riposte, SIMR en abrégé» a permis la mise en œuvre d’un Paquet minimum d’interventions visant à maîtriser les maladies à potentiel épidémique et à protéger les populations.

Les maladies à potentiel épidémique sous surveillance épidémiologique sont entre autres, la rougeole, le choléra, la méningite à méningocoque, le paludisme, la paralysie flasque aigüe (PFA), la bacillaire, la shigellose, le exanthématique et la fièvre hémorragique. Un système de surveillance des maladies couvrant tous les niveaux de la pyramide sanitaire est fonctionnel à travers l’équipe d’intervention rapide et le service d’Epidémiologie et des Statistiques (EPISTAT).

Neglected tropical diseases

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Le groupe des maladies concernés [20] sont l'onchocercose, les géo helminthiases, la schistosomiase, le trachome, la cécité, la cysticercose et la lèpre.

L’Onchocercose est connue comme méso ou hyper-endémique dans 10 Districts sanitaires sur les 45 que compte le pays. Un traitement de masse utilisant la stratégie de « Directives Communautaires (TIDC) » a été mise en œuvre en 2005 à Cibitoke - Bubanza ainsi qu’à Bururi et Rutana en 2006. Le taux de couverture thérapeutique varie de 68% à 76% en 2009.Le MSPLS, en collaboration avec ses partenaires, est en phase de mettre en place une stratégie de l’élimination de la transmission de l’onchocercose.

Non-communicable diseases and conditions

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Elles regroupent les pathologies comme le diabète, l’hypertension artérielle (HTA), les cancers, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elles sont prises en charge dans le cadre d’un programme nouvellement créé au sein du MSPLS. Elles sont peu documentées car les données épidémiologiques de routine ne les prennent pas en compte et il n’existe pas non plus d’enquêtes fiables dans ce domaine.

Le diabète et l’HTA sont associés dans 30% des cas selon une étude faite au CHUK et causent des complications dégénératives dans 73,17% des cas selon la même étude. La prise en charge de ces maladies reste un problème majeur du fait que les médicaments sont très chers et doivent être pris quotidiennement. Pour ce qui est du diabète, il existe des centres spécialisés de prise en charge du diabète et des associations de lutte contre cette maladie.

Key Determinants
Risk factors for health

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Certains facteurs de risque essentiels auxquels sont exposées les populations sont ceux en rapport avec leurs styles de vie malsains tels que la consommation excessive d’alcool et l’usage des drogues, la consommation du tabac [21], l’hygiène corporelle et vestimentaire précaire, le manque d’activités physiques exposant au surpoids et à l’obésité eux même favorisant la survenue des maladies chroniques non transmissibles telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires.

La [22] consommation excessive d’alcool est un des facteurs importants dans la survenue des accidents de la voie publique qui sont très fréquents dans le pays. Pour le moment, la surveillance de ces facteurs de risque n’est pas appliquée et par conséquent l’état de morbidité et de mortalité n’est pas maîtrisé.

The physical environment

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Les conditions difficiles pour la promotion d’un Environnement physique favorable, d’accès à l’eau potable et à des mesures d’hygiène et d’assainissement de base pour les populations surtout en milieu rural pèsent lourdement sur l’état de santé de la population. Certaines politiques visant à améliorer la santé des populations ont été mises en œuvre entre 2006 et 2010.

Il s’agit de la création de la direction de la promotion de la santé, de l’hygiène et assainissement qui collabore étroitement avec les autres secteurs. Notamment le ministère de l’environnement, le ministère de l’énergie y compris l’eau et des mines le ministère de l’agriculture et le ministère de l’intérieur et celui de l’éducation.

Food safety and nutrition

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Dans l’état actuel, le contexte socio-économique prévalant en milieu rural ne permet pas une production agricole soutenue. Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat [23] de 2008 indique que 94,3% de la population dépend de l’agriculture vivrière.

Cette production vivrière est limitée par une infertilité des sols liée à la surexploitation et à l’exiguïté de terres résultant d’une forte densité de la population, avec plus d’un quart du territoire où la densité dépasse 400 habitants au Km2. Le même rapport indique que 16,5% de la population est sans terre (dont le tiers dans la plaine de l’Imbo), 4,5% louent la terre tandis que le taux de chômage en milieu rural est de 14%. Il est à noter que 7,7% de la population ne survit que de l’aide alimentaire.

Social determinants

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Les déterminants sociaux de la santé sont les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie. Ces circonstances qui reflètent des choix politiques, dépendent de la répartition du pouvoir, de l'argent et des ressources à tous les niveaux, mondial, national et local.

Il est démontré que les facteurs sociaux, y compris le niveau d’études, la situation professionnelle, le niveau de revenu, le sexe et l’appartenance ethnique ont une nette influence sur la santé de l’individu. Dans tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu, il existe de fortes disparités en matière d’état de santé entre les différents groupes sociaux. Moins le niveau socio-économique d’une personne est élevé, plus le risque de mauvaise santé est grand.



References
  1. Participation communautaire et FBP. 360Ko
  2. Mission d’étude des couts et du financement du système de santé au Burundi : Cadre de dépenses à moyen terme et MBB, Rapport final20 avril 2009
  3. Mission d’étude des couts et du financement du système de santé au Burundi : Cadre de dépenses à moyen terme et MBB, Rapport final20 avril 2009
  4. Profil RH Burundi 2011. 936 Ko
  5. Evaluation secteur pharmaceutique 676Ko
  6. Ref.Évaluation de la performance et de l’impact du CSLP I, 2010
  7. PNDS 2011-2015. 895Ko
  8. Rapport PNLT 2010
  9. Rapport PNILP, 2010
  10. Plan d'action PEV 2012. 437Ko
  11. introduction de la 2ème dose de vaccin contre la rougeole. 180Ko
  12. Résultats préliminaires EDS 2010. 840Ko
  13. EDS 2010. 2,83Mo
  14. EDSB 2010
  15. EDSB 2010
  16. EDSB 2010
  17. Rapport PNSR, 2010
  18. EDSB 2010
  19. Enquête combinée surveillance VIH SIDA 2008. 470Ko
  20. Maladies négligées. doc 920Ko
  21. Profil tabac 2013. 200Ko
  22. Profil consommation alcool 2011. 304Ko
  23. RGPH 2008 Résultats préliminaires. 830Ko