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Introduction to Country Context

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Données géographiques et organisation administrative

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Le Burkina Faso, est un pays continental de l’Afrique de l’Ouest. Il s’étend sur une superficie d’environ 274 200 km² et est limité au nord et à l’ouest par le Mali, à l’est par le Niger et au sud par le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Son climat est de type tropical avec une saison pluvieuse d’environ cinq mois (de mai à septembre) et une saison sèche d’environ 7 mois (d’octobre à avril). Ce climat expose le pays à des risques permanents d’inondation, de sécheresse mais aussi de l’harmattan ainsi que de chaleur parfois très importante.

Le Burkina Faso est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 350 départements, 351 communes (49 communes urbaines et 302 communes rurales) et 8228 villages. La région et la commune sont des collectivités territoriales dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Les circonscriptions administratives sont la région, la province, le département et le village.

3. ARMOIRIES B.F-couverture.jpg

Données démographiques

En 2006, selon le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), la population du Burkina Faso était de 14 017 262 habitants avec une densité d’environ 51,8 habitants au km², elle croit à un rythme de 3,1% l’an (RGPH 2006). Les femmes représentaient 51,7% contre 48,3% d’hommes de la population globale. La majorité de la population (77,30%) vit en milieu rural de l’agriculture et de l’élevage. En 2010, la population est estimée à 15 730 977 habitants source (INSD-Institut national de la statistique et de la démographie, 2008).

Le taux brut de natalité est de 46 pour mille. La population est essentiellement jeune. La tranche de 0 à 15 ans est de 46,4%. L’indice synthétique de fécondité (ISF) est de 6,2 pour l’ensemble du pays.

Données économiques

Avec un revenu national brut par habitant estimé en 2008 à 1215 $ us par an, le Burkina Faso fait partie des pays les moins avancés. Selon le rapport du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) sur le développement humain, le pays occupe le 161ème rang sur 169 pays avec un Indice de développement humain (IDH) de 0.305 en 2010. Les ambitions de croissance de l’économie burkinabè au cours de ces cinq dernières années ont été fortement contrariées par les sévères crises énergétique, alimentaire et financière. L’économie du pays reste par ailleurs, marquée par son caractère faiblement diversifié et sa vulnérabilité aux chocs internes (aléas climatiques principalement) et externes (flambée du prix de l'énergie et volatilité des prix pour les produits alimentaires).

Le seuil de pauvreté était estimé à 108 454 FCFA par adulte et par an en 2009. Le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté est de 43,9% au niveau national. Il existe des écarts importants de l’indice de pauvreté entre les différentes régions du pays (17,3% au Centre la moins pauvre, et pour les plus pauvres 68,1% au Nord, 62,2% à l’Est et 56% dans la Boucle du Mouhoun).[1]

Sur le plan des équilibres financiers, le Burkina Faso a maîtrisé le déficit budgétaire. Cet équilibre est le résultat de la conjonction des efforts d’amélioration du niveau des recettes propres et de maîtrise de celui des dépenses publiques. En effet, la pression fiscale (recettes fiscales/PIB) est passée de 10,8% en 2000 à 12,6% en 2009 mais reste en dessous du seuil minimum de 17% fixé par l’UEMOA-Union économique et monétaire Ouest-africaine. Par ailleurs le niveau moyen de l’inflation est resté en dessous de la norme communautaire de 3% en dépit des crises alimentaire et énergétique de 2007- 2008.

Pour garantir les conditions d’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le financement des secteurs sociaux a été priorisé. Ainsi, la part de l’ensemble des secteurs sociaux s’est établie à 38,66% en moyenne annuelle sur la période 2006-2010 avec un pic de 44,64% pour 2010. Les équilibres extérieurs sont restés fragiles en raison de l’instabilité de l’économie. Toutefois, du fait des efforts déployés pour la promotion des exportations, le déficit commercial est passé de 11,9% du PIB en 2000 à 5,8% en 2009. Selon les projections de croissance attendues de la mise en œuvre de la SCADD (Stratégie de croissance accélérée et de développement durable), le taux de croissance du PIB passera de 8,5% en 2011 à 10,8% en 2015.


References

  1. EICVM (enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages) 2009-2010 INSD

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