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Analytical summary - Leadership and governance

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Le leadership du ministère de la santé s’est manifesté a travers : la définition de politiques et de normes, l’adoption de lois et autres conventions relatives à la santé, l’accroissement de ressources en faveur de la santé grâce au développement du partenariat et la mise en œuvre du panier commun.

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Le système national de santé comprend les sous secteurs sanitaires public, privé et celui de la médecine et pharmacopée traditionnelles. Dans le domaine de la gouvernance, il a enregistré des progrès notables tant sur le plan organisationnel que fonctionnel.

Les principaux acquis enregistrés sont essentiellement le renforcement de la décentralisation du système sanitaire entreprise depuis 1993 avec la mise en place du système de santé de district (63 districts en 2007) et le développement de la santé communautaire. L’implication effective de tous les acteurs dans le développement du système de santé, l’instauration des soins d’urgence, la subvention des prestations en faveur de la mère et de l’enfant, ont amélioré l’efficacité et l’utilisation des services de santé.

En outre, plusieurs réformes ont été opérées telles que la réforme hospitalière y compris l’instauration de la prise en charge des urgences sans prépaiement, la réforme pharmaceutique, la mise en œuvre de la politique de contractualisation et la promotion du financement basé sur les résultats. La communalisation intégrale[1] aura une répercussion majeure dans le mode de gestion du système de santé à tous les niveaux.

Le sous secteur sanitaire privé de soins compte plus de 300 structures composées majoritairement de structures à but lucratif (81%) et d’établissements confessionnels localisés essentiellement dans les villes de Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Des textes réglementant l’exercice privé des professions de santé ont été adoptés.

Le ministère de la santé a intensifié son appui au sous-secteur de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée nationale ces dix dernières années où environ 30 000 acteurs exercent de façon autonome. Les acquis sont l’adoption de la politique nationale et de textes règlementant l’exercice de la profession, la mise en place d’un cadre de collaboration, l’encadrement des tradipraticiens de santé et la mise sur le marché des médicaments traditionnels homologués.

On note cependant un fonctionnement insuffisant des hôpitaux, des districts sanitaires urbains et ceux centrés sur un Centre Hospitalier Régional-CHR. A cela s’ajoutent une faible capacité gestionnaire des équipes des districts et des directions régionales, une faible capacité opérationnelle de la Cellule d’appui à la décentralisation du système sanitaire dans le contexte de la communalisation intégrale, une absence de coordination du système de soins au niveau des communes et d’une inadéquation du dispositif de gestion des aspects sanitaires des catastrophes. En outre, la pharmacie hospitalière n’est pas mise en place, le médicament reste inaccessible financièrement à la majorité de la population, ce qui pourrait expliquer en partie la persistance de la vente illicite des médicaments.

Le sous secteur sanitaire privé qui se développe sans schéma directeur n’est pas suffisamment intégré au système de santé et des lacunes subsistent dans l’application des textes juridiques et dans le respect des normes relatives aux prestations de services.

Le sous-secteur traditionnel de soins n’est pas encore bien structuré et la pratique y est généralement individuelle.


References

  1. Décret n° 2009-08/PRES/PM/MATD/MS/MEF/MFPRE du 03 mars 2009 portant transfert de compétences et des ressources de l’Etat aux communes dans les domaines de la santé