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Analytical summary - Health information, research, evidence and knowledge

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Centre de recherche - CENTRE MURAZ BOBO

Au Burkina Faso, l’information sanitaire provient de plusieurs sources telles que les recensements, les enquêtes par sondage, le système de routine et la recherche. Les recensements et les enquêtes fournissent des informations de meilleure qualité par rapport au système de routine, ils restent caractérisés par une fréquence non annuelle. En effet, les recensements ont une périodicité décennale tandis que les enquêtes nationales intégrant les questions de santé sont réalisées au minimum chaque deux ans et les données sont désagrégées au niveau régional voir provincial pour la plupart de ces opérations.

Tableau : Enquêtes réalisées au Burkina Faso prenant en compte les questions de santé

Les données ne sont donc pas produites selon le découpage administratif du système de santé (Région sanitaire/District sanitaire).

Cette insuffisance est comblée par le système d’Information de routine qui, de manière générale, est bien structuré au Burkina Faso. Le système national d’information sanitaire est organisé autour de six sous-systèmes :

  • (i) le sous-système des rapports de routine des services de santé,
  • (ii) le sous-système de la surveillance épidémiologique,
  • (iii) le sous-système de la gestion des programmes,
  • (iv) le sous-système de l’administration et de la gestion des ressources,
  • (v) le sous-système des enquêtes et études périodiques et
  • (vi) le sous-système à assise communautaire.

Sous-système de rapport de routine des services de santé : Il est géré par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS). Il est basé sur la collecte et l’analyse des données statistiques de routine dans les formations sanitaires publiques et privées. La collecte des données est faite à partir des rapports mensuels des formations sanitaires publiques du premier niveau (Dispensaires/ maternités isolés, les centres de santé et de promotion sociale (CSPS), les centres médicaux, les Centres médicaux) le secteur privé, les organisations à base communautaire et des rapports trimestriels pour les formations sanitaires des deuxième[1] et troisième[2] niveaux.

Les rapports mensuels des formations sanitaires (publiques et privées) sont transmis aux districts sanitaires (DS) qui les compilent pour produire un rapport trimestriel[3] . Ces rapports trimestriels sont contrôlés par les Directions régionales de la santé (DRS) avant leur acheminement au niveau central (DGISS). Les rapports trimestriels des CHR et des CHU sont transmis trimestriellement à la (DGISS) avec ampliation aux Directions régionales de la santé pour exploitation.

Sous-système d’information pour la surveillance épidémiologique : Ce système est géré par la Direction de la lutte contre la maladie (DLM). Il constitue un système d’alerte précoce pour un certain nombre de pathologies prioritaires. Cette surveillance se fait régulièrement à partir d’un support rempli hebdomadairement appelé télégramme lettre officielle hebdomadaire (TLOH). Les TLOH sont transmis à la DLM via les DRS par téléphone ou courrier électronique. Toutefois, en cas d’épidémie, la transmission des données se fait quotidiennement.

Sous-système d’information pour la gestion des programmes : Les programmes disposent d’un système de collecte. Les données sont transmises directement à la coordination des programmes. Les pathologies objet de programmes spécifiques sont le paludisme, la trypanosomiase, la tuberculose, la lèpre, les infections sexuellement transmissibles et le Sida, les maladies tropicales négligées (schistosomiase, onchocercose, filariose lymphatique, les vers intestinaux, le trachome), les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës et le noma. De même, la santé mentale, la santé bucco-dentaire, la lutte contre la cécité, les carences nutritionnelles et la vaccination font l’objet de programmes verticaux.

Sous-système d’information pour l’administration et la gestion des ressources : Ce sous système s’occupe des données relatives aux infrastructures, au personnel, aux ressources financières (Etat et partenaires financiers) et à la gestion du patrimoine. Les structures du Ministère qui interviennent dans ce sous-système sont la DGISS, la Direction de l’administration et des finances (DAF) et la Direction des ressources humaines (DRH).

Sous-système des enquêtes et des études périodiques : Les études et d’enquêtes sont réalisées par les membres de ce sous-système. Les études portent essentiellement sur les revues du Programme élargi de vaccination (PEV), les enquêtes nutritionnelles et autres enquêtes de prévalence ( VIH/Sida, Paludisme).

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) est chargé, au niveau national, de piloter les activités en rapport avec ce sous système. L’INSD fournit les données de population et des indicateurs relatifs à la santé à travers les recensements généraux de la population et les grandes enquêtes telles que les enquêtes démographiques et de santé, les enquêtes sur les conditions de vie des ménages, les enquêtes à indicateurs multiples.

Au sein du Ministère de la santé, la DGISS est chargée de coordonner la réalisation des enquêtes au sein du Ministère de la santé. Par ailleurs, la création de la Direction des statistiques générales de la santé au sein de la DGISS vise à renforcer les capacités du Ministère à concevoir des méthodes, des outils d’enquêtes et de sondages statistiques. Dans ce sous-système sont impliquées les institutions de recherche (Centre de recherche en santé de Nouna, le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme, le Centre Muraz, l’Institut de recherche en sciences de la santé, l’Institut supérieur des sciences de la population, …).

La recherche pour la santé fait partie de ce sous système. La recherche est sous la coordination technique de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) l’un des quatre instituts du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Au ministère de la santé, la recherche est coordonnée administrativement par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires à travers la Direction de la recherche pour la santé (DIRES). Pour certaines structures, la recherche pour la santé constitue la mission première. Ces structures sont le Centre Muraz (Bobo-Dioulasso), le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (Ouagadougou) et le Centre de recherche en santé de Nouna. La recherche est également développée dans les centres hospitaliers universitaires (3 en 2011).

Le processus de valorisation des résultats de la recherche est embryonnaire. La mise en œuvre du plan de développement de la recherche constituera une opportunité pour booster la valorisation des résultats de la recherche.

Sous-système d’information à assisse communautaire : Pour le moment, ce système n’est pas très développé et s’intègre à la fois au système de routine et au système de surveillance épidémiologique. En effet, certaines informations collectées par les agents de santé communautaires sont intégrées dans les rapports mensuels des formations sanitaires de premier niveau. De plus, ils collaborent avec certains programmes spécifiques pour le recueil des données : ver de guinée, onchocercose, filariose lymphatique. Cependant, la stratégie de contractualisation entre le Ministère de la santé et les organisations à base communautaire nécessite une dynamisation de ce sous-système.

Le SNIS est organisé à l’image du système de santé c’est à dire de manière échelonnée conformément à la pyramide sanitaire. Il comprend trois niveaux (central, intermédiaire et périphérique).

Le niveau périphérique est composé de l’ensemble des structures de soins qui sont chargés de la collecte des données. Il s’agit notamment des dispensaires, les maternités isolées, les centres de santé et de promotion sociale et les Centres médicaux avec antenne chirurgicale (Hôpitaux de district). La responsabilité de production des rapports statistiques et de surveillance épidémiologique est dévolue au responsable de la structure.

Le niveau intermédiaire est chargé de l’agrégation des données. Il comprend les directions régionales de la santé qui disposent d’un responsable de Centre d’Information sanitaire et de surveillance épidémiologique. A ce niveau, on retrouve également les centres hospitaliers qui possèdent chacun un responsable en charge de la gestion de l’information hospitalière. En milieu hospitaliers, les unités de soins jouent le même rôle que les formations sanitaires du niveau périphérique.

Le niveau central est constitué des directions centrales du Ministère de la santé. Ce niveau est chargé de :

  • coordonner, centraliser, archiver, analyser et diffuser l’information sanitaire ;
  • concevoir des normes, des procédures et des mécanismes uniformes de
  • notification des données ;
  • recueillir des informations par des enquêtes spéciales ;
  • élaborer les outils et canevas de suivi d’indicateurs par niveau du système ;
  • échanger les informations au plan international.
Figure 2:Structuration administrative et organisation des structures de soins au Burkina Faso - Source : Manuel de formation sur le système national d’information sanitaire, 1ère édition, 2009.

Délais de transmission des rapports

Les rapports mensuels.

  • Le rapport mensuel des formations sanitaires (publique et privé) du niveau périphérique est transmis au district au plus tard le 05 du mois suivant le mois objet du rapport.

Les rapports trimestriels de district

  • Le rapport trimestriel du district sanitaire est transmis à la Direction régionale de la santé au plus tard le 15 du mois suivant le trimestre objet du rapport. Ce même rapport trimestriel est transmis à la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport.

Les rapports trimestriels des hôpitaux

  • Le rapport trimestriel des hôpitaux est transmis au niveau central au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport avec ampliation à la Direction régionale de la santé.

Le Télégramme Lettre Officiel Hebdomadaire

  • Les CSPS transmettent chaque lundi soir avant 16 heures leur rapport au district ;
  • Les districts transmettent leurs TLOH le lundi avant 18 heures à la DRS ;
  • Le TLOH est transmis chaque mardi avant 10 heures à la direction de la lutte contre la maladie par les directions régionales de la santé.

Le cadre réglementaire est marqué par l’existence de textes particuliers sur la production et la diffusion des données. Au plan national, la production statistique est régie par les textes ci-après :

  • la Loi N° 012-2007/AN du 31 mai 2007 portant organisation et réglementation des activités statistiques ;
  • le décret N° 2007-741/PRES/PM/MEF portant attributions, organisation et fonctionnement du système statistique national ;
  • le décret N°2007-720/PRES/PM/MEF fixant les conditions et les procédures de réalisation des recensements et des enquêtes statistiques par les services et organismes statistiques publics auprès des personnes ne faisant pas partie de ces structures ;
  • l’arrêté n° 2007-767/MEF/CAB fixant les modalités de communication des données aux services et organismes statistiques relevant du système statistique national par les administrations et organismes publics.

Au sein du ministère de la santé, l’enregistrement dans les registres des services offerts est obligatoire pour tout professionnel de santé qu’il soit dans le public ou dans le privé. Les formations sanitaires ont par ailleurs obligation d’élaborer des rapports périodiques qui sont le résultat des compilations des enregistrements effectués dans les registres. Il n’existe pas un cadre réglementaire spécifique à la production et la diffusion de l’information sanitaire excepté les données à caractère épidémiologique à travers le document qu’est le Système de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (SIMR). La proclamation d’une épidémie sur une aire sanitaire est du ressort d’une autorité sanitaire.

La DGISS a entrepris l’élaboration d’un manuel de procédures de gestion de l’information sanitaire (MPGIS) qui servira à terme, d’outil de référence en matière de production de l’information sanitaire au Burkina Faso.

Les périodicités de production de l’information sanitaire de routine sont au maximum annuelles. Ce système est marqué par la publication régulière de statistiques désagrégées aux niveaux district et régional. Les documents de référence sont l’annuaire statistique du Ministère de la santé, le Tableau de Bord et les bulletins trimestriels d’épidémiologie et d’informations sanitaires. Les documents produits font l’objet de validation par l’ensemble des acteurs des niveaux régional et central ; ce qui assure la fiabilité des informations. Les données du système de routine sont désagrégées selon les régions et districts sanitaires. Il est même possible de disposer de données par formation sanitaire.

Certaines difficultés subsistent et portent notamment l’insuffisance de la qualité des données et des ressources. En effet, les évaluations sur la qualité des données réalisées par plusieurs acteurs révèlent une multiplicité des supports de collecte de données avec pour corollaire une charge de travail élevée au niveau des formations sanitaires. La compilation des données est manuelle. Aussi, il n’existe pas de logiciel adapté au traitement des données dans les structures de référence telles que les centres hospitaliers. Le secteur privé bien que participant au système de collecte est caractérisé par une faible contribution des cliniques et policliniques.

Les informations produites par le système d’Information de routine et des enquêtes devraient être complétées par celles de la recherche. Cependant force est de constater que bien qu’il existe des centres de recherche qui produisent des informations sanitaires, ces dernières sont peu valorisées. Des plaidoyers sont en cours pour améliorer cet état de fait et le Plan National de Développement Sanitaire 2011-2020, qui est le document de référence pour les dix prochaines années a retenu la recherche comme un des huit objectifs spécifiques.

En ce qui concerne l’utilisation de l’information, celle des enquêtes et du système de routine sont fortement utilisées. Pour le suivi de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), les principales sources de données sont les enquêtes et le système de routine.

Au delà des stratégies nationales ou sectorielles, la valorisation des données est faite lors de l’élaboration des plans d’action de chaque structure et des rencontres[4] périodiques (Comité technique régional de santé, Conférence des Directeurs régionaux de santé, Conseil d’administration des centres hospitaliers, Conférence des Directeurs généraux des hôpitaux, Rencontres équipes cadre de district-Infirmiers Chefs de postes-Comité de gestion des structures de santé, ...).

Les perspectives de réalisation en matière de santé sont proposées en tenant compte des niveaux atteints par les indicateurs au cours des deux ou trois dernières années. Par ailleurs, la revue du secteur de la Santé, la revue du programme élargie de vaccination, le Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), la revue annuelle du plan cadre de coopération Burkina Faso-Système des Nations Unies (UNDAF) sont des occasions de valorisation des indicateurs produits par le système d’information sanitaire. La valorisation des données dans le système de santé sera renforcée par la généralisation de la stratégie de financement basée sur les résultats (FBR).

Le financement basé sur les résultats est une stratégie de financement des services de santé qui vise l’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de soins à travers une approche contractuelle. Il consiste au paiement de ressources financières incitatives basé sur la performance des prestataires en lien avec une offre de services prioritaires répondant aux normes et standards de qualité. Plusieurs étapes importantes ont été franchies dans le processus d’introduction du financement basé sur les résultats (FBR) dans le secteur de la santé. A ce jour, le Ministère de la santé dispose :

  • d’un document de stratégie nationale du financement basé sur les résultats ;
  • d’un guide national pour la mise en œuvre du FBR ;
  • d’un plan de communication en appui à la mise en œuvre du FBR ;
  • des projets de contrats de performance entre les conseils communaux et les formations sanitaires de base ;
  • de projets de supports de communication sur le FBR ;
  • de documents de presse et de plaidoyer sur le FBR.

Les perspectives de développement du système d’information sanitaire dépendent de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement du SNIS 2011-2020. Ce document (confère www.sante.gov.bf) élaboré suite à l’évaluation[5] du SNIS a permis de retenir un certain nombre d’intervention à même de booster la production, la diffusion et l’utilisation de l’information sanitaire.

Les statistiques disponibles sont de plusieurs ordres. Celles issues de la réalisation des enquêtes statistiques et celles obtenues grâce au système de routine. Les statistiques issues des enquêtes sont disponibles la plupart du temps dans les rapports publiés et accessible le plus souvent sur internet. Les données des recensements et enquêtes démographiques et de santé sont les plus utilisées. Ces opérations permettent de disposer de données sur:

  • la fécondité, la planification familiale,
  • les soins pré et postnatals,
  • les vaccinations,
  • l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans et des mères,
  • la mortalité infanto-juvénile,
  • l’excision,
  • les Infections sexuellement transmissibles et le sida,
  • les enfants orphelins et vulnérables, etc.

Pour ce qui est des statistiques de routine, elles sont disponibles dans les publications traditionnelles et ponctuelles de la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) ainsi que dans les programmes verticaux (rapports des programmes). L’accès est gratuit. Depuis sa création, la DGISS mène des efforts pour rendre l’annuaire statistique disponible 3 mois après la fin de l’année. Au delà des statistiques sanitaires, la Direction des études et de la planification depuis 2008 élabore les bilans des plans d’actions des structures du Ministère de la santé. Ce qui permet de disposer d’informations sur les réalisations physiques et financières des activités.

A côté de l’annuaire statistique, du tableau de bord et du BEIS, d’autres publications ont été réalisées par les structures du système national d’information sanitaires :

  • Les Comptes nationaux de la santé : Le rapport est produit annuellement et permet d’apprécier la répartition des dépenses de santé au Burkina Faso selon les agents de financement, la source de financement, les prestataires. Les derniers comptes élaborés sont ceux de 2009. Les comptes 2010 seront disponibles au cours du premier semestre de l’année 2012.
  • La contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé : Le premier rapport a été édité en 2010 et le second en 2011. Ils visent à mettre en exergue la contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé ;
  • Le rapport sur le Recensement général du personnel du Ministère de la santé : Ce rapport fournit des statistiques actualisées sur le personnel du Ministère de la santé en 2010 ;
  • L’annuaire série longue des indicateurs de santé : Publication ponctuelle qui contient l’ensemble des indicateurs de santé sur la période de 1960 à 2009 ;
  • La cartographie de l’offre de soins dans la ville de Ouagadougou : Présentation sous forme de carte des structures sanitaire selon le niveau et les types de services offerts ;
  • La carte sanitaire dont la dernière édition date de 2007. Celle de 2011 est en cours d’élaboration. La carte sanitaire présente les limites des entités géographiques, administratives et sanitaires, le type d’infrastructures, les équipements et les ressources humaines disponibles. L’information est présentée sous forme de tableaux et cartes

Beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer la quantité des statistiques produites. Elles ne sont cependant pas le plus souvent désagrégées selon les provinces ou les communes. Des initiatives sont en cours dans ce sens. En effet, dans le cadre du transfert de la gestion des formations sanitaires de bases aux communes, il se pose la nécessité de produire les données sanitaires selon ces entités géographiques afin de faciliter la prise de décision au niveau des collectivités.

Les tableaux et graphiques ci-dessous présentent quelques statistiques fournies par le système de routine.

Tableau: Évolution de la proportion (%) des principaux motifs de consultations dans les formations sanitaires de districts de 2006 à 2010 - Source : Tableau de bord de la santé 2010, DGISS
Figure 3: Evolution de l’incidence (pour 1000 habitants) du paludisme de 2006 à 2010
Figure 4: Evolution du taux de détection de la tuberculose
Tableau : Evolution du Rayon Moyen d'Action de 2008 a 2010

L’accès à l’information sanitaire mondiale existante n’est pas une chose généralisée au sein du Ministère de la santé. De nombreuses organisations internationales offrent la possibilité de disposer d’informations gratuites et actualisées sur la santé via leur site internet. Cependant, ces sources d’informations sont faiblement utilisées au plan national. L’on se contente le plus souvent des informations nationales. Cela s’explique par l’irrégularité d’analyses comparatives entre la situation des indicateurs au plan national et ceux d’autres pays du monde.

Les moteurs de recherche les plus utilisés sont Google et Yahoo. Sur certains sites comme celui du Ministère de la santé ou de l’INSD, il existe des options de recherche. Les plateformes de réseautage sont quasi inexistantes.

Les revues d’accès libre sont de manière générale disponible sur internet. Seulement l’utilisation semble faible au sein des structures publiques du fait notamment de l’ignorance de leur existence. Seuls les centres de recherche et les centres de formations s’y intéressent.

L’accès aux publications protégées par droits d’auteur est quelque peu réelle dans les centres de documentations des écoles de santé et centres de recherche (Centre de recherche de Nouna, Centre Muraz, Ecole nationale de santé publique, Unité de formation et de recherche en science de la santé). Dans l’administration publique, l’accès à des publications protégées par droit d’auteur est faible. L’abonnement aux revues scientifiques est quasi inexistante.

Au Burkina Faso, l’administration compétente sur les questions de propriété intellectuelle est la Direction nationale de la propriété industrielle du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Le Burkina Faso est membre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Le cadre réglementaire est assez fourni et est accessible via le lien ci-après [6].


References

  1. Centres hospitaliers régionaux
  2. Centres hospitaliers universitaires
  3. La Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) envisage une périodicité mensuelle en 2013 dans le cadre de la mise en œuvre de l’entrepôt de données (DHIS 2)
  4. Il est fait cas ici des rencontres statutaires, c'est-à-dire officiellement reconnues par le Ministère de la santé
  5. Methodology Health metric network http://www.who.int/healthmetrics/library/countries/bfa/en/index.html
  6. http://www.wipo.int/wipolex/fr/profile.jsp?code=BF