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Comprehensive Analytical Profile: Benin

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This analytical profile provides a health situation analysis of the Benin and, coupled with the Factsheet, it is the most significant output of the African Health Observatory. The profile is structured in such a way to be as comprehensive as possible. It is systematically arranged under eight major headings:

1. Introduction to country context
2. Health status and trends
3. Progress on the Health-Related MDGs
4. The Health System
5. Specific Programmes and Services
6. Key Determinants(trC)
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Profil statistique
Introduction au Contexte des Pays

Le Bénin est situé en Afrique de l’Ouest dans la zone tropicale entre l’équateur et le tropique du Cancer (entre les parallèles 6°30’ et 12°30’ de latitude Nord et les méridiens 1° et 30°40’ de longitude Est). Il est limité au Nord par le fleuve Niger qui le sépare de la République du Niger ; au Nord-Ouest par le Burkina Faso, à l’Ouest par le Togo, à l’Est par le Nigeria et au Sud par l’Océan Atlantique. La superficie du Bénin est de 112.622 Km 2. Du Nord au Sud, il s’étend sur 700 Km; la largeur varie de 125 Km (le long de la côte) à 325 Km (à la latitude Tanguiéta-Ségbana).(trC)

Status sanitaires et tendance

Le profil sanitaire du Bénin est caractérisé par une prédominance des maladies transmissibles et l’émergence des maladies non transmissibles au cours de ces dernières années. En dépit d’un taux de couverture en infrastructure sanitaire relativement élevé, on note que le tableau de morbidité est élevé et que le taux de mortalité maternelle ne baisse que très lentement. La mortalité néo-natale, infantile et infanto juvénile ainsi que la fécondité restent élevées. Le quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1000 naissances vivantes) est de 106 A cela s’ajoute le faible niveau de l’espérance de vie à la naissance (56/59 ans).

Au Bénin, les maladies transmissibles constituent encore les principales causes de morbidité et de mortalité. Trente-six (36) affections sont sous surveillance épidémiologique sur l’ensemble du pays [1] .Le paludisme et les infections respiratoires aigües sont les deux (02) premières causes de consultation soit respectivement 39,6% et 14,9% des cas en 2008. Viennent ensuite les autres affections gastro-intestinales (6,8%), les traumatismes (5,8%) et les maladies diarrhéiques (3,5%). L’incidence des trois maladies prioritaires que sont le paludisme, les IST/VIH/SIDA et la tuberculose demeure inquiétante.(trC)

Progrès
Progress on SDGs(trT)
Le Système de Santé
Résultats du Système de santé

Le système de santé du Bénin [2] a une structure pyramidale inspirée du découpage territorial. Il comporte trois différents niveaux :

Tab1 ssBénin.jpg

Leadership et gouvernance

La performance du secteur de la santé dépend en grande partie de la qualité de la gouvernance et du leadership.
Dans l’optique d’une meilleure coordination et rationalisation du système de santé béninois, le Ministère de la Santé du Bénin a fait l’option de l’approche sectorielle caractérisée par l’adhésion à l’initiative IHP+, la signature du Compact, la mise en place de la plateforme RSS, l’élaboration d’un plan de suivi évaluation unique du secteur.
Le Plan National de Développement Sanitaire [4] (PNDS) pour la période de 2009 à 2018 constitue le document stratégique de référence du secteur. La planification du PNDS s’est faite de manière participative, mais les processus annuels de planification ascendante ne sont pas effectifs, ce qui freine la décentralisation des activités au niveau périphérique.
(trC)

Appropriation et participation communautaires

Le souci d’améliorer la santé des populations au niveau communautaire et d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), a conduit le Bénin à adopter plusieurs stratégies et programmes. L’évolution des indicateurs en matière de santé et de développement des communautés montre que les interventions visant le niveau communautaire sont conçues et mises en œuvre avec une faible participation de ces dernières. Dans cette optique, un engagement politique a formalisé en 2002 la Promotion de la Santé (PS) au niveau communautaire axée sur l’utilisation des relais communautaires dont le but est de renforcer la participation des populations dans la gestion et la résolution de leurs problèmes de santé. Élu par les membres de son village, le relai communautaire est un lien particulier entre la communauté et les centres de santé. Il aide sa communauté à adopter les bonnes attitudes face aux maladies, et leur prodigue les premiers soins. « Mécanisme d’implication des relais communautaires » établit à cet effet, est un document dont le but est de contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être au niveau communautaire avec la mise à contribution des relais communautaires.(trC)

Partenariat pour le développement de la santé

Le secteur de la santé bénéficie des contributions de nombreux partenaires dont les multilatéraux et bilatéraux, les financements provenant du Fonds Mondial, de l’Alliance Mondiale pour les Vaccins et la Vaccination (Global Alliance for Vaccines and Immunizations - GAVI), de l’American Presidential Malaria Initiative (PMI) et de la Banque Africaine de Développement. A ceux-ci s’ajoutent les partenaires internationaux traditionnels tels que l’OMS, l’UNFPA, l’UNICEF, la Banque mondiale et l’Agence Belge de Développement (CTB), et les bailleurs de fonds. Entre le Bénin et ces derniers se sont établis de divers partenariats dans plusieurs domaines de la santé. Les principaux partenaires et leur domaine d’intervention sont :(trC)

Information sanitaire, bases factuelles et connaissances

Couverture des enregistrements des faits d’état civil (naissances) au Benin et dans les pays limitrophes, en pourcentage, 2000-2008
Couverture des enregistrements des faits d’état civil naissances au Benin et dans les pays limitrophes en pourcentage 2000-2008.JPG(trC)

Système de financement de la santé

Selon les comptes nationaux de santé exercice 2003 [5] réalisés en 2006, il existe trois (3) mécanismes de financement du secteur de la santé:

  • le Financement par les ménages pour 52 % des dépenses de santé ;
  • le Financement par l’Etat pour 31% des dépenses alors que les collectivités locales financement moins de 1 % ;
  • le Financement par les partenaires techniques et financiers pour 16%.

Globalement, le budget alloué au secteur de la santé sur la période 2003-2008 [6] a été exécuté à hauteur de 76,33 % [7] (base engagement). Cette insuffisance d’exécution relativement faible tient à des facteurs tels que la contingence économique qui perturbe le cadrage budgétaire, la nature hypothétique des projections de dépenses sur le financement extérieur, le retard dans la mise à disposition des crédits, qui occasionne des démarrages tardifs des activités à tous les échelons de la pyramide sanitaire, et d’autres dysfonctionnements liés à la gouvernance, qui compromettent le renforcement du système de santé.(trC)

Prestations de services

Le système de santé repose sur trois niveaux de soins [8] (central, intermédiaire et périphérique). Ces trois niveaux sont liés et s’articulent dans une dynamique qui fonctionne de la périphérie vers le niveau central. Chaque niveau de soins offre un paquet d’activités qui lui est propre en fonction de son plateau technique et des ressources disponibles. Ce paquet vient en complément de celui du niveau hiérarchique inférieur tout en évitant des chevauchements. Ainsi, chaque niveau réfère au niveau supérieur les pathologies dont il ne peut pas assurer le diagnostic et/ou la prise en charge. Dans cette logique, les premiers soins se donnent au niveau familial et communautaire par les relais communautaires [9] (prise en charge des maladies courantes, promotion des pratiques familiales essentielles, soutien aux équipes de santé en stratégie avancée, etc.). Les centres de santé [10] , services du premier échelon ont la charge, à travers des stratégies fixe et avancée, d’un paquet d’activités curatives, préventives, promotionnelles et de réadaptation. Il s’agit essentiellement de: consultations curatives primaires; consultation des enfants de 0 à 4 ans, y compris la vaccination; dépistage et prise en charge des malnutris; prise en charge des femmes enceintes et en âge de procréer (consultations prénatales, accouchements « normaux », bien-être familial); prise en charge des malades chroniques; IEC/CCC intégrée aux autres activités et enfin, système de référence et de contre référence. L’hôpital de zone (HZ) [11] est une structure de première référence offrant des prestations en matière d’urgences médico-chirugicales, SONUB, laboratoire, radiologie et hospitalisations. Le Centre Hospitalier Départemental (CHD) en tant que structure de seconde référence, dispose d’un plateau technique plus large pour soigner les complications pour lesquelles le malade a été référé. Le Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) représente la structure de référence nationale. Il assure des prestations de soins de santé hautement spécialisées et sert de centre d’encadrement et de formation médicale et paramédicale.(trC)

Ressources humaines pour la santé

L’Organisation de la Gestion des Ressources Humaines en Santé en République du Bénin tient compte de l’organisation pyramidale du système de santé. Au niveau central se trouve la Direction des Ressources Humaines organe de conception et de contrôle des règlements, des normes et procédures en matière de gestion et de développement des Ressources Humaines Au niveau intermédiaire, il y a les services des ressources humaines. Au niveau périphérique, on retrouve les Chargés de l’Administration des Ressources(CAR). Ils sont assistés des Responsables aux Affaires Administratives et Financières(RAF). Des organes tels que les Commissions de Mutation [12], le Conseil Sectoriel pour le dialogue social, le Comité de Sélection des Boursiers, l’Observatoire des Ressources Humaines en Santé font partie du cadre institutionnel de gestion des ressources humaines. L’intérêt du Gouvernement du Bénin pour un meilleur développement des ressources humaines en santé a été réitéré dans les Orientations Stratégiques de Développement du Bénin [13], la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté[14] (SCRP) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2008-2017 qui a retenu la valorisation des ressources humaines comme l’un des cinq domaines prioritaires dudit plan. Cette volonté a été réaffirmée au cours des états généraux de la santé tenus en novembre 2007 [15]. Les salaires payés aux professionnels de santé dans la fonction publique obéissent à une grille indiciaire. Ils ont connu une progression constante jusqu’en 2011. Mais, ils restent encore bas par rapport au coût de la vie en république du Bénin. De nombreux problèmes font encore l’objet de négociation. On peut citer l’inadéquation entre la rémunération et le coût de vie et les conditions de travail ; l’absence de lien entre la rémunération et la productivité des agents (ii), l’absence de différenciation de rémunération entre acteurs exerçant en milieu urbain et milieu ruraux (iii), la catégorisation des paramédicaux recrutés avec le BAC dans les écoles de formations (iv). Le Ministère de la Santé fait partie des ministères à gros effectifs. Les ressources humaines en santé en 2010 au Bénin, étaient estimées à 18 078 agents. Selon l’annuaire des statistiques sanitaires de 2012 [16],les ratios sont respectivement de : - 1,7médecins pour 10 000 habitants - 5,5 infirmiers pour 10 000 habitants - 1,6 sages-femmes pour 10 000 habitants Le ratio cumulé des prestataires de soins (médecins, infirmiers et sages-femmes) est de 8,6 pour 10 000 habitants pour le secteur public. Ce chiffre est largement inférieur aux normes minimales fixées par l’OMS qui sont de 2,3 prestataires de soins (médecins, infirmiers, sages-femmes) pour 1000 habitants ou de 23 prestataires pour 10 000 habitants nécessaires pour atteindre une couverture universelle des besoins [17]. Au Bénin, la formation du personnel de santé englobe la formation de base et la formation continue ou formation en cours d’emploi. Cette formation est assurée par des Ecoles et Institution Publiques qui relèvent du Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et du Ministère de l’Enseignement Supérieur. Les formations continues sont réalisées sur place ou à l’étranger avec l’appui financier des partenaires et du budget national.

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Evolution du nombre de diplômés en santé formés de 2005 à 2009

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Le Ministère de la Santé déploie aussi quotidiennement des efforts pour la prévision et la satisfaction des besoins en personnel qualifié. Ces efforts se sont concrétisés au niveau du secteur par l’importance accordée aux Ressources Humaines dans les documents de politique sanitaires et l’élaboration de différents documents d’orientation stratégique pour le développement des Ressources Humaines en Santé. Au nombre de ces efforts, le Ministère de la Santé veut lancer dans les prochains mois le recrutement de mille deux cent vingt-huit (1228) agents de santé en vue de combler le déficit en personnel constaté ces dernières années. Ce recrutement a été autorisé par le gouvernement du Bénin en Conseil des Ministre ([18] Relevé n° 29 des décisions administratives prises par le Conseil des Ministres en sa séance du 12 septembre 2012). Le parcours professionnel des ressources humaines en santé prend en compte la gestion des agents du recrutement jusqu’à leur départ à la retraite y compris les changements professionnels qui peuvent subvenir. Les domaines prioritaires de développement des ressources humaines pour la période de 2009 à 2018 sont définis dans le plan stratégique de développement des ressources humaines [19]. Pour valoriser ses cadres, le Ministre de la Santé a instauré le principe des lettres de mission annuelle à ceux-ci, à qui des objectifs précis à atteindre ont été fixés. Ceci a l’avantage de les responsabiliser et de leur permettre de s’auto-évaluer, d’observer leurs progrès, de corriger au besoin les écarts. Afin d’avoir une boussole en matière de formation et de recyclage de son personnel et le le rendre performant, le Plan de Formation a été élaboré et est mis en œuvre.

Références

  1. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  2. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  3. Décret 2012-272. 1,79Mo
  4. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  5. CNS 2003. 939Ko
  6. CMDT 2010. 1,30Mo
  7. Moyenne des cinq dernières années
  8. Politique Sanitaire Nationale 890Ko
  9. Directives Nationales Communautaires 275Ko
  10. Manuel Procédure Centres de santé 622Ko
  11. Manuel Procédures Hôpital de Zone 566Ko
  12. Commission de Mutation
  13. Orientation Stratégique développement Bénin 2006. 167Ko
  14. SCRP 1,30Mo
  15. Etats généraux 202Ko
  16. Annuaire Statistiques 2012. 4,62Mo
  17. Plan Stratégique RHS 1,91Mo
  18. Conseil des Ministres 12 septembre 2012
  19. Plan Stratégique RHS 1,91Mo
(trC)
Produits médicaux, vaccins, infrastructures et équipements (matériels)

L’Organisation de la Gestion des produits pharmaceutiques en République du Bénin tient compte de l’organisation pyramidale du système de santé. Au niveau central se trouve la Direction des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations Diagnostiques [1] (DPMED), organe chargé d’élaborer et d’appliquer la politique nationale des pharmacies du médicament, des laboratoires d’analyses biomédicales, de l’imagerie médicale et de la transfusion sanguine. La DPMED dispose entre autres, d’un Service de la Législation, de la Réglementation et de la Gouvernance Pharmaceutique. Aux niveaux intermédiaire, et périphérique, on retrouve des dépôts de pharmacies ou des pharmacies installées dans toutes les formations sanitaires pour la cession des médicaments. La DPMED a sous sa tutelle deux organes que sont la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAME) est l’organe grossiste et répartiteur publique placé sous la tutelle de la DPMED et le Laboratoire National de Contrôle de Qualité (LNCQ).(trC)

Politique nationale de santé

Le droit à la santé, clairement stipulé par la Constitution du 11 décembre 1990 en ses articles 8 et 26, est un enjeu majeur pour le développement de notre société. Les Etudes Nationales de Perspectives à Long Terme Bénin ALAFIA 2025 en ont fait une priorité de même que les Orientations Stratégiques de Développement du Benin 2006-2011 [2]. Aussi, le Bénin a-t-il souscrit à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en matière de santé.(trC)

Couverture universelle

La République du Bénin reconnaît la protection sociale comme un droit pour tout individu et une condition du progrès économique et social, en adhérant à la plupart des conventions et accords internationaux y relatifs. Par ailleurs, la constitution du 11 décembre 1990 légitime en son article8, l’accès à un niveau adéquat de protection sociale pour tous comme un droit fondamental et fait obligation à l’Etat d’assurer à ses citoyens un accès égal à la santé, à l’éduction, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi. Aussi, la nécessité d’améliorer l’accessibilité et la qualité des services de santé et de nutrition est reconnue dans l’axe 3 des orientations stratégiques 2006-2011 de développement du Bénin [3], comme étant l’un des domaines prioritaire du développement du capital humain. De plus, les états généraux de la santé [4] tenus à Cotonou en 2007 ont recommandé l’institution au Bénin d’un régime d’assurance maladie universelle.(trC)

Programmes Spécifiques et Services
VIH/SIDA

Le Bénin à l’instar des autres pays de la sous-région est un pays à épidémie généralisée. Depuis 1990 que le système de surveillance est mis en place au Bénin, l’épidémie est mesurée tous les ans grâce à la surveillance sentinelle auprès des femmes enceintes qui montre une stabilisation de l’épidémie à partir de 2001 autour de 2% avec une distribution statistiquement différente selon les milieux. En 2006, avec Macro International2, le Bénin a organisé une Enquête Démographique et de Santé (EDS+) [5] qui a permis d’estimer une prévalence de 1,2% au sein de la population générale avec une féminisation de l’épidémie : 1,5% chez les femmes versus 0,8% chez les hommes (sexe ratio de 188 femmes infectées pour 100 hommes). Cette situation est variable selon les départements et le milieu de résidence. La prévalence est plus élevée en milieu urbain (1,7%) qu’en milieu rural (0,9%). En2009, le taux de séropositivité chez les patients tuberculeux toutes formes confondues est estimé à16%.(trC)

Tuberculose

Le Ministère de la Santé du Bénin dispose d’un Programme National de Lutte Contre la Tuberculose (PNT) dont le but est de réduire la transmission des bacilles au sein des populations à un niveau tel que la tuberculose cesse d’être un problème de santé au Bénin. Dans le cadre du suivi de ses activités, le Programme National contre la Tuberculose(PNT) organise de façon régulière et systématique la supervision des Centres de Diagnostic et de Traitement (CDT) de la tuberculose et le contrôle de qualité de son réseau de laboratoires. Cette supervision, à caractère formatif permet entre autres de valider et de collecter les données statistiques (voir graphique2). Ces données permettent le suivi trimestriel des indicateurs du programme et l’élaboration du rapport annuel du PNT.[6]. Les évaluations externes annuelles de l’Union Internationale Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires (UICT-MR) sont régulièrement faites chaque année et permettent aux acteurs du PNT de bénéficier des avis des partenaires externes. Des revues générales sont parfois effectuées, conjointement par l’OMS et l’UICT-MR, en collaboration avec les cadres nationauxdu PNT. Ces deux types d’évaluation contribuent au suivi et à l’évaluation des activités programmées dans le plan stratégique du PNT.(trC)

Paludisme

Compte tenu de sa situation géographique, le Bénin est un pays caractérisé par des pathologies tropicales variées avec une prédominance des affections endémo-épidémiques dont la plus importante est le paludisme avec des recrudescences saisonnières. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont exposés aux formes graves de la maladie. Toutes les tranches d’âges sont aussi touchées par le paludisme comme le montre la figure1 ci-dessous : Fig14 palu.jpg

Figure 1 : Répartition des cas de paludisme par tranches d’âge de 2006 à 2009

Source : PNLP, MS-Bénin, 2010(trC)

Vaccination et développement de vaccins

Dans le cadre des activités de gestion de la vaccination et de développement de vaccin, le gouvernement du Bénin a créé l’Agence Nationale de la Vaccination et des Soins de Santé Primaires [7] (ANVSSP) qui s’occupe des activités de couverture vaccinale et coordonne les activités du Programme Elargi de Vaccination. Le Programme Elargi de Vaccination (PEV) est une grande priorité. Son objectif est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité infanto juvéniles à travers l’éradication, l’élimination et le contrôle des maladies évitables par la vaccination. L’évolution de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies cibles du PEV témoignent des efforts fournis. Les activités du PEV sont mises en œuvre suivants les trois axes majeurs que sont : la vaccination de routine, les vaccinations supplémentaires et la surveillance épidémiologique.

Les postes de vaccination des formations sanitaires sont complétés par le déplacement vers la population par des équipes de vaccination appliquant ainsi la stratégie avancée. Dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV) et conformément aux recommandations de l’OMS, un enfant est considéré comme complètement vacciné s’il a reçu le vaccin du BCG contre la tuberculose, trois doses de DTCoq1contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, trois doses du vaccin contre la polio et le vaccin contre la rougeole. D’après le calendrier vaccinal, toutes ces vaccinations doivent avoir été administrées à l’enfant au cours de sa première année.(trC)

Santé des enfants et des adolescents

La réduction de la mortalité maternelle et néonatale constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement du Bénin. En effet, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) appellent à une réduction de la mortalité maternelle de trois-quarts entre 1990 et 2015 et de deux-tiers la mortalité infantile dans la même période. Au Bénin, le niveau et la tendance de la mortalité sont fonction des socio-économiques et culturelles, de l’environnement pathologique, des conditions sanitaires, des conditions politiques et des facteurs biogénétiques qui prévalent dans une population et dans les différentes couches sociales de cette population. Le Bénin présente encore un taux relativement élevé de mortalité chez les enfants même si l’on est sur une tendance baissière depuis 1996. En effet, selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiple du Bénin (EDS-MICS IV) 2011-2012 [8], le Taux de Mortalité Infanto-Juvénile (TMIJ) est passé de 166,5 pour mille naissances vivantes en 1996 à 160 en 2001, et à 125 en 2006 puis à 70 en 2011. La mortalité de 2011 révèle plusieurs disparités géographiques, de résidence et de niveau de vie. Les départements connaissent des niveaux très variés de mortalité. Six sur 12 départements présentent des niveaux de mortalité supérieurs à la moyenne nationale.(trC)

Santé maternelle et des nouveaux-nés

Le taux de mortalité périnatale stagne depuis environ plusieurs années. Selon les annuaires des statistiques sanitaires de 2011, 2010, 2009 il a été enregistré respectivement, un taux de mortalité périnatale de 32, 32, et 30 décès pour mille Naissances Vivantes dans les structures sanitaires au Bénin. La mortalité néonatale quant à lui connaît une baisse lente par rapport aux autres tranches de la mortalité infanto-juvénile (MIJ) passant de 38,2 pour mille en 1996 à 23 pour mille en 2011 selon l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiple du Bénin (EDS-MICS IV) 2011-2012, Elle contribue de 28,5% à la Mortalité Infanto-Juvénile. Le niveau de cet indicateur est proche des 21 pour mille fixés pour 2015.Il faut donc maintenir et renforcer les efforts en matière d’interventions de réduction de cet indicateur. Selon l’EDS IV, 0,9% des femmes enceintes ont un test de VIH positifs. En 2011, selon l’annuaire statistique [9] 27185 cas de paludisme confirmé ont été enregistrés et 26735 en 2010 soit respectivement 6,3% et 6,4% par rapport aux grossesses attendues.(trC)

Genre et santé des femmes

Au Bénin, les femmes, les adolescents et les jeunes constituent les couches les plus vulnérables. Une femme sur trois a été violée, battue, forcée à l'acte sexuel ou abusée du moins une fois dans sa vie. La violence domestique est, d'après une étude commandée par l'OMS et la Banque Mondiale, la cause principale de la mort ou de l'atteinte à la santé des femmes entre 16 et 44 ans. Les types de violences faites aux filles comme l’indique le tableau 5 sont surtout les bastonnades (88,1%) et les propos injurieux (87,1%). Toutefois, il a été relevé quelques formes de violences notamment les séquestrations (7,2%), l’excision (2,8%), l’assignation à des rites (6,6%) et autres violences (8,1%). Selon les mères, les types de violences faites aux filles connaissent des variations selon le département, la zone et le milieu de résidence.(trC)

Maladies épidémiques et pandémiques

Les maladies transmissibles constituent au Bénin les causes les plus fréquentes des décès et invalidités. Elles demeurent une menace importante pour le bien être de la communauté. Ainsi le paludisme, les infections respiratoires aigües font partie des cinq premières causes de consultation et d’hospitalisation au Bénin. Des épidémies de rougeole, de choléra et de méningite son souvent enregistrées. Depuis 2010 le choléra sévit chaque année au Bénin ; 668 cas avaient été enregistrés en 2012 avec 3 décès. Le département du Zou et des Collines arrivaient en tête avec 208 cas puis l’Atacora et la Donga avec 189 cas. L’évolution de l’incidence du choléra se présente comme suit : Evolution de l’incidence du choléra de 2003 à 2012(trC)

Maladies Tropicales Négligées

Le Bénin, à l’instar de beaucoup d’autres pays africains mène une lutte contre les maladies invalidantes telles que la bilharziose, l’onchocercose la filariose lymphatique et bien d’autres. Cette lutte est menée par des programmes qui donnent des résultats encourageants. Pour améliorer et pérenniser les acquis ainsi obtenus, le Ministère de la santé a mobilisé autour de cette cause, certains partenaires internationaux, pour élaborer et mettre en œuvre un plan de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées. Deux groupes de maladies tropicales négligés existent au Bénin. Le premier groupe est constitué par des maladies pour lesquelles des stratégies de lutte ont été définies. Ce groupe comprend l’onchocercose, la filariose lymphatique, les vers intestinaux, la bilharziose, et le trachome. Le deuxième groupe est dénommé maladies à prise en charge des cas comprend, la trypanosomiase africaine ou maladie du sommeil, le ver de guinée, la lèpre et l’ulcère de Buruli.(trC)

Maladies non transmissibles et états de santé connexes

Au Bénin, la Direction Nationale de la Santé Publique a en son sein le programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (PNLMT) qui élabore les politiques et stratégies de lutte contre diverses maladies non transmissibles. Les objectifs de la politique de lutte contre les maladies non transmissibles [10] sont :

  • réduire le niveau d’exposition des individus et des populations aux facteurs de risque communs des maladies non transmissibles et aux déterminants sociaux;
  • répondre aux besoins et aux attentes des personnes qui vivent avec des maladies non transmissibles ;
  • assurer une protection financière contre les frais occasionnés par la maladie.(trC)
Déterminants majeurs
Facteurs de Risque pour la Santé

Usage actuel du tabac chez les personnes de 15 ans ou plus au Benin et dans les pays limitrophes, par sexe, en pourcentage, 2006
Usage actuel du tabac chez les personnes de 15 ans ou plus au Benin et dans les pays limitrophes par sexe en pourcentage 2006.JPG

...: Données indisponibles(trC)

Environnement physique

Au Bénin, en raison de l’inexistence d’un réseau de transport en commun intra-urbain développé, les motocyclettes constituent les moyens de déplacements les plus développés dans les principales villes du pays. Ces moyens de transport, outre les risques d’accidents de circulation auxquels ils exposent les usagers [11], constituent une importante source de pollution de l’air [12]. De même la propension des béninois pour l’utilisation des véhicules d’occasion venus d’Europe et d’Amérique du fait de leur coût abordable contribue à l’aggravation de ce phénomène. A cela s’ajoutent l’utilisation continuelle des carburants de mauvaises qualités ainsi que le manque d’entretien des moteurs.(trC)

Sécurité alimentaire et nutrition

D’après les résultats de l’Analyse globale de la sécurité alimentaire et de la nutrition réalisée en mai 2009, on estime qu’au niveau national, 972 000 personnes sont en insécurité alimentaire, représentant 12% des ménages. Par ailleurs, bien que le reste de la population soit considéré en sécurité alimentaire, 1 048 000 personnes sont à risque d’insécurité alimentaire (13,2%).

Plus d’un tiers des enfants béninois de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition chronique ce qui veut dire que 530 000 enfants sont estimés souffrant de retard de croissance, dont 175 000 de retard de croissance sévère. Par ailleurs, plus de 67 000 enfants de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition aiguë dont 10 000 de malnutrition aiguë sévère, ce qui les expose à un risque accru de mortalité6. Les enfants les plus touchés par la malnutrition sont les plus jeunes.(trC)

Déterminants sociaux

L’état de santé des populations béninoises est conditionné par un ensemble d’indicateurs sociaux qui se situent essentiellement en amont du ministère de la santé et du système sanitaire. Ces déterminants qualifiés de sociaux vont de l’évolution démographie, à la bonne gouvernance en passant par l’état des ressources et infrastructure du pays, le niveau de pauvreté et l’inégalité dans les revenus, l’équité entre les sexes, l’éducation, les opportunités offertes par le partenariat mondial et les flux financiers internationaux, ou encore des sciences et technologies disponibles, la gestion des urgences et désastres de masse. Ainsi, le maintien d’un bon état de santé de la population nécessite une action multisectorielle forte à même de transformer le cadre de vie des populations en environnements favorables pour la santé. Au Bénin, à l’exception notable de la pauvreté et de la gouvernance qui sont des aspects essentiellement gérés par les OMD, les déterminants sont pour la plupart, des vecteurs favorables à l’accélération de la transmission des maladies. Deux ménages sur cinq sont pauvres du fait de la qualité de leurs conditions de vie.(trC)



References(trT)
  1. DPMED 1,72Mo
  2. OSD Bénin 2006-2011 OSD Bénin. 8,6Mo
  3. OSD 2006-2011. 8,49Mo
  4. Etats généraux. 202Ko
  5. EDS 2007. 3,90Mo
  6. Rapport annuel PNT 2010. 1,2Mo
  7. ANVSSP
  8. EDS-MICS 2011-2012. 464Ko
  9. Annuaire statistique 2011. 2,1Mo
  10. politique de lutte contre les maladies non transmissibles Politique lutte contre MNT. 219Ko
  11. Profil Bénin accidents de la route. 114Ko
  12. Pollution atmosphérique. Bénin. 1,68Mo