Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Non-communicable diseases and conditions

From AHO

Jump to: navigation, search

Au Bénin, la Direction Nationale de la Santé Publique a en son sein le programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (PNLMT) qui élabore les politiques et stratégies de lutte contre diverses maladies non transmissibles. Les objectifs de la politique de lutte contre les maladies non transmissibles [1] sont :

  • réduire le niveau d’exposition des individus et des populations aux facteurs de risque communs des maladies non transmissibles et aux déterminants sociaux;
  • répondre aux besoins et aux attentes des personnes qui vivent avec des maladies non transmissibles ;
  • assurer une protection financière contre les frais occasionnés par la maladie.

Diverses enquêtes parcellaires et régionales ont été réalisées sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles. Ainsi en En 2008, l’enquête STEPS pilote dans le département du Littoral, a montré des prévalences de :

  • 27,3 % pour l’HTA ;
  • 4,6 % pour le diabète ;
  • 30 % pour l’obésité chez les femmes ;
  • 2,6 % pour le tabagisme.

Au vu de ces données, le Bénin n’est guère épargné de l’émergence des maladies non transmissibles. Or, la prise en charge onéreuse de ces maladies grève les dépenses individuelles et collectives de santé, dégradant davantage les conditions de vie déjà précaires de la population béninoise.

Le programme national de lutte contre les maladies non transmissibles a un Point focal Cancer qui est chargé est chargé d’organiser les interventions de lutte contre le cancer. Au Bénin, en l’absence d’un système de surveillance adaptée, la situation du cancer se présente comme suit : Les cancers les plus fréquents ces cinq dernières années dans le Centre National de Référence sont :

  • chez la femme : le cancer du sein (32,5%), le cancer du col et de l’utérus (16,8%) et les hémopathies (6,8%);
  • chez l’homme : le cancer de la prostate (18,2%), les hémopathies (15,4%) et le cancer primitif du foie (13,9%);
  • chez l’enfant : les hémopathies (38,0%), le néphroblastome (21,1%) et le rétinoblastome (16,9%).

En chirurgie générale au Centre National Hospitalier et Universitaire, sur 10.561 admis en 5 ans on relève : 2,14% des cancers digestifs dont 41,18% de cancers de l’œsophage. Les cancers ORL et de la peau sont non négligeables. Plus de la moitié des patientes admises pour cancer du sein au service de Médecine Interne, décèdent en cours de traitement, tandis qu’environ 20% sont perdues de vue. Actuellement les cas des cancers sont pris en charge au CNHU ou sont évacués à l’extérieur. Au CNHU, il n’existe que la chirurgie et la chimiothérapie. Pour ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires, On estime à 7,5 millions le nombre de décès dus à l’hypertension artériel (HTA) soit environ 12,8% de l’ensemble des décès. C’est là un important facteur de risque des Maladies Cardiovasculaires (MCV). La prévalence de l’HTA est similaire dans tous les groupes de revenus.

Au Bénin, la prévalence de la tension artérielle élevée était de 27,5 % en 2008. Très peu de structures disposent actuellement de personnel et de matériels de prise en charge des maladies cardiovasculaires. Le Bénin ne dispose que d’une vingtaine de médecins cardiologues dont la plupart exerce dans le secteur privé à Cotonou. La prévalence de l’asthme se situe autour de 7% chez les enfants de 10 à 14 ans en milieu scolaire à Cotonou (2005). La pollution de l’air par les gaz d’échappement à Cotonou et dans les grandes villes engendre une pollution à l’intérieur des maisons qui sont également des facteurs de risque des maladies respiratoires chroniques. La prévalence du tabagisme en population générale est estimée à 16% (2008) avec une initiation précoce autour de 12ans. Le Bénin ne dispose que de 04 médecins pneumologues pour la prise en charge des maladies respiratoires chroniques. Le diabète sucré constitue un problème de santé publique au Bénin. La prévalence du diabète sucré était de 2,6% en 2008. Le Bénin ne dispose que de 04 médecins endocrinologues pour la prise en charge des diabétiques. Il faut noter qu’à l’heure actuelle, le Bénin dispose de peu de données utilisables relatives à la mortalité liée aux maladies non transmissibles et n’exerce qu’une faible surveillance de ces maladies. Le système de surveillance doit générer et contrôler les informations sur les paramètres suivants :

  • la charge des MNT (morbidité, mortalité, invalidité et coûts économiques) ;
  • les estimations de la prévalence
  • les tendances des facteurs de risque connexes
  • les déterminants sociaux
  • les groupes de population à risque

Une attention suffisante doit être accordée aux groupes vulnérables et à une représentation désagrégée de la population (sexe, groupe d’âge, facteurs sociaux).


Références

  1. politique de lutte contre les maladies non transmissibles Politique lutte contre MNT. 219Ko