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Analytical summary - Medical products, vaccines, infrastructures and equipment

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L’Organisation de la Gestion des produits pharmaceutiques en République du Bénin tient compte de l’organisation pyramidale du système de santé. Au niveau central se trouve la Direction des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations Diagnostiques [1] (DPMED), organe chargé d’élaborer et d’appliquer la politique nationale des pharmacies du médicament, des laboratoires d’analyses biomédicales, de l’imagerie médicale et de la transfusion sanguine. La DPMED dispose entre autres, d’un Service de la Législation, de la Réglementation et de la Gouvernance Pharmaceutique. Aux niveaux intermédiaire, et périphérique, on retrouve des dépôts de pharmacies ou des pharmacies installées dans toutes les formations sanitaires pour la cession des médicaments. La DPMED a sous sa tutelle deux organes que sont la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAME) est l’organe grossiste et répartiteur publique placé sous la tutelle de la DPMED et le Laboratoire National de Contrôle de Qualité (LNCQ).

Selon le mécanisme de distribution institué par la Politique Pharmaceutique Nationale [2] le circuit de distribution des produits pharmaceutiques se présente comme suit :

La DPMED joue le rôle de contrôle de qualité des médicaments dans le système de distribution des produits pharmaceutiques. La centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAME) est la seule structure publique chargée d’assurer l’approvisionnement des médicaments sous noms génériques. Elle a amélioré son service de distribution par la création de deux(02) dépôts régionaux respectivement à Parakou et à Natitingou. Ces deux (02) dépôts servent de relais pour la CAME dans les quatre départements du Nord. Les quatorze zones sanitaires qui disposent de Dépôts Répartiteurs de médicaments en2005 sont : Adjohoun, Banikoara, Bassila, Comé, Cotonou V, Covè, Djougou, Natitingou, Klouékanmé, Kouandé, Kandi, Pobè, Savalou et Tanguiéta. La création d’une formation sanitaire est suivie de la mise en service d’une pharmacie de cession ; ce qui permet d’améliorer la couverture nationale en produits pharmaceutiques.

En matière de la vaccination, le Bénin dispose d’une Agence Nationale de la Vaccination et des Soins de Santé Primaires [3] (ANVSSP) qui s’occupe des activités de couverture vaccinale. Au Bénin, le Programme Elargi de Vaccination (PEV) est une grande priorité. Il est un élément-clé dans l’arsenal mis en place par le Gouvernement pour promouvoir un état de bien–être mental, physique et social. L’objectif général du PEV est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité infanto juvéniles à travers l’éradication, l’élimination et le contrôle des maladies évitables par la vaccination. L’évolution de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies cibles du PEV témoignent des efforts fournis. Les activités du PEV sont mises en œuvre suivant les trois axes majeurs que sont : la vaccination de routine, les vaccinations supplémentaires et la surveillance épidémiologique.

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Les postes de vaccination des formations sanitaires sont complétés par le déplacement vers la population par des équipes de vaccination appliquant ainsi la stratégie avancée. L’ANVSSP dispose d’une chambre froide centrale. L’approvisionnement en vaccins, en logistique, en matériel de froid ainsi que les commandes annuelles d’achat sont assurés par l’Agence à travers la centrale d’achat de l’UNICEF (achat assistance). Le stockage et la distribution des vaccins relèvent de cette Agence du Ministère de la santé.

Les services départementaux viennent s’approvisionner auprès de l’ANVSSP qui assure la responsabilité de l’entretien et de la maintenance de la chaîne de froid. Des campagnes de vaccination telles les Journées Nationales de Vaccination sont régulièrement organisées en collaboration avec les services départementaux. Cette déconcentration des activités de vaccination permet de couvrir l’ensemble du territoire et d’assurer au PEV un suivi acceptable. En zone périphérique, les opérations de vaccination sont programmées et exécutées par les équipes des formations sanitaires : Centre de santé d’arrondissement (CSA) et Centre de santé de commune (CSC). La stratégie adoptée, fait déplacer les équipes mobiles de vaccination vers la population tandis qu’au sein des centres de santé existent des postes fixes de vaccination ouverts tous les jours de la semaine. Malgré cette stratégie, l’enclavement de quelques zones ainsi que les longues distances séparant les hameaux dans le septentrion ne facilitent pas souvent la tache de ces équipes.

Le financement de l’achat des vaccins est assuré par le Budget National et les Partenaires Techniques et Financiers. En vue d’améliorer la gestion de la Vaccination au Bénin, le gouvernement a organisé 19 au 21 juin 2012, les Etats généraux de la vaccination. La couverture du Bénin en infrastructures sanitaires a connu une amélioration ces dernières années et se présente comme suit :

L’initiative dénommée " 120 j pour équiper les Hôpitaux et Centres de Santé du Bénin" lancé le 20 juillet 2012 par le Ministre de la Santé le Professeur Dorothée A. KINDE-GAZARD en a permis d’améliorer un tant soit peu le plateau technique des formations sanitaires du Bénin. Le Gouvernement du Bénin a mis en place par décret 2009‐698 [4] le Centre National de Transfusion Sanguine devenu aujourd’hui Agence Nationale pour la Transfusion Sanguine (ANTS) par décret n°N°2012-232 du 13 août 2012. Il est un Etablissement Public à caractère scientifique et social régi par les dispositions de la loi n° 94-009du 24 juillet 1994 portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique. D’une manière synoptique l’organigramme de l’ANTS comporte à sa tête le Ministre de la Santé, Président du Conseil d’Administration (CA). Le CA délègue la gestion quotidienne de l’ANTS au Directeur Général responsable, avec le soutien d’un Directeur Général Adjoint, du fonctionnement harmonieux des cinq(05) directions techniques de la Direction Générale et des six (06) Centres Départementaux de Transfusion Sanguine (CDTS) ; ceux-ci ont à charge d’encadrer administrativement et techniquement les Postes de Transfusion Sanguine (PTS) et les Banques de Sang de leur juridiction. En attendant la mise en œuvre de l’ANTS, le Bénin dispose de 6 Centres Départementaux de Transfusion Sanguine (CDTS) qui mènent des activités de collecte, de préparation, de conservation, de qualification biologique et de distribution du sang. Les 34 PTS, généralement situés au niveau des hôpitaux de Zone, collectent, conservent et distribuent les produits sanguins mais ne devraient pas qualifier les poches de sang, c’est-à-dire effectuer les examens de laboratoire visant à écarter les poches comportant des marqueurs d’infections portées par le donneur de sang. Seuls les PTS enclavés sont autorisés à le faire en dehors des CDTS afin d’assurer la satisfaction des besoins locaux. Les 12 Banques de Sang isolées situées dans certains Centres de Santé de Commune ou dans des formations sanitaires de grande affluence (CNHU) sont des centres de dépôts de produits sanguins ; elles assurent la conservation et la distribution. Elles n’effectuent pas de collecte.

Références

  1. DPMED 1,72Mo
  2. Politique Pharmaceutique Nationale Politique Pharmaceutique Nationale. 382Ko
  3. ANVSSP
  4. Décret 2009-698 CNTS