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Analytical summary - Health system outcomes

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Le système de santé du Bénin [1] a une structure pyramidale inspirée du découpage territorial. Il comporte trois différents niveaux :

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En dehors du Ministère de la Santé, il existe d’autres structures étatiques impliquées dans la fourniture de soins. Parmi celles-ci, le Ministère de la Défense est l’une des plus importantes. Il gère l’Hôpital d’Instruction des Armées, dix centres médico-sociaux et cinq postes médicaux à l’intérieur du pays. Le Service de Santé des Armées (SSA) offre des soins au personnel des Forces Armées Béninoises, aux services de police et leurs familles, ce qui représente un effectif de plusieurs dizaines de milliers de patients. Il dispose de services incluant des spécialités comme la cardiologie, la radiologie, la gynécologie, la stomatologie etc. Il reçoit aussi des patients privés autres que ceux cités plus haut, mais qui doivent payer les soins qui leur sont accordés. On distingue également des unités médicales privées [3]:

  1. Le secteur privé libéral : il se compose des structures médico-techniques (cliniques, polycliniques, cabinets médicaux généralistes ou spécialisés, cabinets dentaires, centres de diagnostic / laboratoires et radiologies) et des formations sanitaires tenues par des paramédicaux : infirmiers et sages-femmes (cabinets de soins infirmiers, cliniques d’accouchement eutocique).

La présence du secteur privé libéral se signale surtout dans le Sud du pays et notamment en milieu urbain. Le partenariat entre le secteur public et le secteur privé mérite d’être renforcé afin d’assainir le cadre d’exercice des professions médicales et paramédicales pour un développement et une promotion de l’Assurance Qualité.

  1. Le secteur privé confessionnel et associatif : il existe depuis près d’une trentaine d’années. Il permet de combler le déficit observé en matière de couverture sanitaire du pays. C’est dans le même contexte qu’il faut signaler l’émergence des centres de santé communautaires dans plusieurs villages qui contribuent aussi à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations rurales.
  2. Le Secteur privé coopératif : Les centres coopératifs de santé, lancés dans le cadre d’une action conjointe MS / Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), n’ont pas eu l’impact attendu. Dix (10) centres coopératifs ont été ouverts sur les quinze (15) initialement prévus. Parmi ces centres coopératifs, seulement deux(2) dont l’un à Cotonou et l’autre à Porto Novo, fonctionnent aujourd’hui de façon satisfaisante sur le plan financier. Les autres centres connaissent des difficultés plus ou moins importantes.
  3. Le Secteur privé d’entreprises : Certaines entreprises disposent de leurs propres unités de prestations de soins. Tel est le cas du Port Autonome de Cotonou et de la SOBEMAP. L’infirmerie de la SOBEMAP couvre plus de 4000 employées et leurs familles, soit environ 25 000 personnes. Elle emploie des médecins et des infirmiers et fournit des soins à 60 clients environ par jour.
  4. Organisations non gouvernementales : Depuis le début des années 90, de nombreuses ONG se sont constituées au Bénin dans le domaine de la santé. Il s'agit essentiellement de structures fonctionnant sur un mode associatif sur la base de l'article 23 de la constitution du Bénin de 1991. Il existe déjà en 2000 dans le domaine de la santé 65 ONG officiellement reconnues. Ce nombre augmente d’année en année. La plupart de ces ONG interviennent dans des domaines assez diversifiés tels que la santé, l'hygiène, la nutrition et la mutuelle. Cette forte dispersion de leurs efforts ne facilite pas l'évaluation de leur rôle et de leur apport réel dans le domaine de la santé.
  5. Le Secteur pharmaceutique privé : il comprend une petite industrie pharmaceutique qui conditionne des médicaments et quatre grossistes répartiteurs seuls habilités à importer les médicaments pour les privés lucratifs. De nos jours, le sous-secteur pharmaceutique fait face à une diversité de problèmes liés aux diverses fonctions du médicament notamment la disponibilité géographique, l’accessibilité financière des produits pharmaceutiques, leur qualité et leur usage rationnel.
  6. Le Secteur pharmaceutique public : la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels (CAME), structure d’approvisionnement des médicaments, semble assurer de façon efficace le stockage et la distribution des médicaments sur toute l’étendue du territoire national. Elle tient compte des besoins des formations sanitaires publiques ainsi que ceux des grossistes répartiteurs privés pour passer les commandes. Il existe cependant un réseau informel de vente illicite de médicaments et une propension à l’automédication.
  7. Le Secteur informel : Les dispositions de la loi 97-020 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée [4]qui constitue le cadre légal des professions médicales et paramédicales ne sont pas respectées. La plupart des formations sanitaires du secteur privé s’installent anarchiquement et ne respectent pas les normes en vigueur. Ce phénomène se développe surtout dans les grandes villes et pose le problème de qualité de soins offerts à la population.

Pour ce qui concerne la médecine traditionnelle, Le Programme National de la Pharmacopée et de la Médecine Traditionnelles (PNPMT) s’occupe de l’amélioration de la couverture des besoins sanitaires de la population béninoise à travers une utilisation effective et efficiente de la Pharmacopée et de la Médecine Traditionnelles.

L’objectif du PNPMT est d’assurer la promotion et l’intégration de la pharmacopée et de la médecine traditionnelles dans le système national de santé au Bénin [5]. Les stratégies prioritaires du PNPMT [6] sont pour la période 2012-2016:

  • l’appui à la mise à jour de la pharmacopée nationale ;
  • le développement de la recherche en matière de médecine traditionnelle ;
  • le renforcement du cadre juridique pour l’exercice de la médecine traditionnelle ;
  • le renforcement des capacités pour l’enseignement et la formation en médecine traditionnelle.

Les activités du PNPMT permettent de constater une nette augmentation de la demande par les populations, en soins de santé par les plantes traditionnelles.

Le système de transfusion sanguine au Bénin a évolué avec la création par décret 2009-698 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale pour la Transfusion Sanguine [7] (ANTS, ancien Centre National de Transfusion Sanguine) et ce système s’améliore progressivement.

Références

  1. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  2. Décret 2012-272. 1,79Mo
  3. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  4. Loi 97-020 du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée. 1,57Mo
  5. PNPMT 932Ko
  6. Plan Stratégique MT.1,94Mo
  7. Décret 2009-698 ANTS. 321Ko