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Résumé analytique

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Le profil sanitaire du Bénin est caractérisé par une prédominance des maladies transmissibles et l’émergence des maladies non transmissibles au cours de ces dernières années. En dépit d’un taux de couverture en infrastructure sanitaire relativement élevé, on note que le tableau de morbidité est élevé et que le taux de mortalité maternelle ne baisse que très lentement. La mortalité néo-natale, infantile et infanto juvénile ainsi que la fécondité restent élevées. Le quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1000 naissances vivantes) est de 106 A cela s’ajoute le faible niveau de l’espérance de vie à la naissance (56/59 ans).

Au Bénin, les maladies transmissibles constituent encore les principales causes de morbidité et de mortalité. Trente-six (36) affections sont sous surveillance épidémiologique sur l’ensemble du pays [1] .Le paludisme et les infections respiratoires aigües sont les deux (02) premières causes de consultation soit respectivement 39,6% et 14,9% des cas en 2008. Viennent ensuite les autres affections gastro-intestinales (6,8%), les traumatismes (5,8%) et les maladies diarrhéiques (3,5%). L’incidence des trois maladies prioritaires que sont le paludisme, les IST/VIH/SIDA et la tuberculose demeure inquiétante.

En hospitalisation, le paludisme reste en tête (20,1%), suivi par les anémies (7,9%), les lésions traumatiques (5,0%), la diarrhée (4,0%) et les Infections Respiratoires Aigües (3,4%) en 2008 [2]. Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique au Bénin à cause des pertes en vies humaines.

Par rapport au VIH/SIDA, Les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiple du Bénin (EDS-MICS IV) 2011-2012 [3] montrent qu’au niveau national la prévalence sexes confondus s’établit à 1,2 % chez les personnes de 15-49 ans. Les femmes, avec une prévalence de 1,4 %, sont plus infectées que les hommes de 15-49 ans (1,0 %). Il en résulte un ratio d’infection femme/homme de 1,4 ; ce qui revient à dire que pour 10 hommes infectés, il y a 14 femmes infectées. La proportion des personnes séropositives accuse une tendance générale à la hausse avec l’âge, avec des fluctuations plus ou moins marquées.

Quant à la tuberculose, selon le rapport annuel 2010 du PNT [4],le nombre de nouveaux cas TPM+ est resté stationnaire entre 2009 et 2010 tandis que le nombre de cas de tuberculose toutes formes confondues dépistés a légèrement baissé. En revanche, les cas de rechute et d’échecs ont enregistré de 2009 à 2010, une baisse respective de 26% et de 15%.

La prédominance de ces maladies s’explique entre autres par : (i) les conditions de l’environnement, (ii) la consommation d’eau non potable et les pratiques d’hygiène à risque ; (iii) la faible connaissance des facteurs de risque et des modalités de prévention par la communauté, (iv) la faiblesse des actions d'amélioration de l'environnement(v) la faiblesse des activités de santé préventive et promotionnelle, (vi) le très faible niveau des interventions d’éducation communautaire. Par ailleurs, les maladies transmissibles comme l’ulcère de Buruli, la lèpre et la drépanocytose présentent également un tableau de morbidité non reluisant. De plus, le Bénin paie un lourd tribut en termes de mortalité et de morbidité dues aux Maladies Non Transmissible [5] 27,5 % de la population du Bénin de 25 à 64 ans du Bénin souffrent d’Hypertension Artérielle (HTA) soit environ 1 500 000 béninois exposés. La situation est aussi alarmante le diabète, l’hypercholestérolémie, l’obésité, l’alimentation déséquilibrée, l’inactivité physique, le tabagisme et la consommation nocive d’alcool [6]. Dans le cadre de la mise en place des approches intégrées et des interventions simultanées, le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (PNLMNT) a élaboré en décembre 2008 un document de Politique Nationale de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles [7] dont les fondements reposent sur des dispositions nationales et internationales à savoir, les politiques et plans sectoriels du Ministère de la Santé, les Etats généraux de la santé au Bénin [8], les résolutions de l’OMS sur les stratégies de lutte contre les maladies non transmissibles et les déclarations de Libreville, d’Alger, de Ouagadougou et de Brazzaville sur l’amélioration de la santé en Afrique. Les déterminants des MNT sont de plusieurs ordres. Les causes immédiates sont la mauvaise habitude alimentaire et l’inactivité physique. Il existe également un Plan Directeur National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles.

Références

  1. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  2. PNDS 2009-2018. 1,51Mo
  3. EDS-MICS IV 2011-2012 Résultats préliminaires. 460Ko
  4. Rapport annuel PNT 2010. 1,12Mo
  5. Profil Maladies Non transmissibles 36Ko
  6. Enquête STEP BENIN 2007 140Ko
  7. Politique MNT. 220Ko
  8. Etats Généraux 2007. 202Ko