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Analytical summary - HIV/AIDS

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Le Bénin à l’instar des autres pays de la sous-région est un pays à épidémie généralisée. Depuis 1990 que le système de surveillance est mis en place au Bénin, l’épidémie est mesurée tous les ans grâce à la surveillance sentinelle auprès des femmes enceintes qui montre une stabilisation de l’épidémie à partir de 2001 autour de 2% avec une distribution statistiquement différente selon les milieux. En 2006, avec Macro International2, le Bénin a organisé une Enquête Démographique et de Santé (EDS+) [1] qui a permis d’estimer une prévalence de 1,2% au sein de la population générale avec une féminisation de l’épidémie : 1,5% chez les femmes versus 0,8% chez les hommes (sexe ratio de 188 femmes infectées pour 100 hommes). Cette situation est variable selon les départements et le milieu de résidence. La prévalence est plus élevée en milieu urbain (1,7%) qu’en milieu rural (0,9%). En2009, le taux de séropositivité chez les patients tuberculeux toutes formes confondues est estimé à16%.

Les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiple du Bénin (EDS-MICS IV) 2011-2012 [2] montrent qu’au niveau national la prévalence sexes confondus s’établit à 1,2 % chez les personnes de 15-49 ans. Les femmes, avec une prévalence de 1,4 %, sont plus infectées que les hommes de 15-49 ans (1,0 %). Il en résulte un ratio d’infection femme/homme de 1,4 ; ce qui revient à dire que pour 10 hommes infectés, il y a 14 femmes infectées. La proportion des personnes séropositives accuse une tendance générale à la hausse avec l’âge, avec des fluctuations plus ou moins marquées. Le graphique 1 illustre ces variations. A 15-19 ans les hommes ont un taux d’infection plus élevé que les femmes (0,6 % contre 0,1 %) ; à 20- 24 ans, la prévalence devient plus élevée par contre chez les femmes (1,2 % contre 0,5 %). À partir de cet âge, la prévalence augmente beaucoup plus rapidement chez les femmes que chez les hommes et, à tous les âges, la proportion de femmes infectées est plus élevée que celle des hommes. Chez les femmes, c’est à 30-34 ans que la prévalence atteint son maximum avec 2,4 % ; chez les hommes, la prévalence maximale est atteinte un peu plus tôt, à 25-29 ans (1,6 %).

Graphique1 : Prévalence du VIH par sexe et âge

Fig7 prev vih.jpg

Source : EDS-MICS IV 2011-12


L’impact du Sida au Bénin s’illustre à travers les les graphiques et carte qui suivent :

Fig8 tarv ptme.jpg
Fig9 arv.jpg

Fig10 vihévit ptme.jpg



La prévalence du VIH selon les départements du Bénin se présente comme suit : Fig11 prév vih depts.jpg Source : EDS-MICS IV 2011-12


Plusieurs engagements nationaux ont été pris pour une meilleure efficacité dans la lutte contre la pandémie du Sida notamment : - La prise des dispositions idoines pour éviter les ruptures de stock d’ARV et de réactifs ; - L’engagement de réflexions au sein du secteur pour inverser les tendances actuelles en matière de VIH/Sida ; - L’organisation à grand public d’une séance de vulgarisation des résultats de l’ESDG 2008 et ; - L’amélioration significative de la gestion des approvisionnements en intrants (médicaments, réactifs, ARV, …) pour éviter les ruptures de stock.

Dans le domaine de la thérapie antirétrovirale, Les sites de prise en charge par les ARV au Bénin ont connu un accroissement non négligeable. Ils sont notablement augmentés, passant de 14 sites fonctionnels à la fin de l’année 2004, à 40 en début de 2006, à 73 en 2011 et à 80 en 2012. Sur le plan de l’enroulement des patients, les données ont été au cours du dernier trimestre de l’année 2012 enregistrées dans quatre-vingt-deux (82) formations sanitaires ont offert les services de PEC des infections opportunistes dont quatre-vingt(80) pour la prise en charge par les ARV. 1432 personnes (1377 adultes et 55 enfants) ont été nouvellement mises sous traitement. En 2012, au cours du dernier trimestre, 3,8% des enfants ont été mis sous ARV. Les sites PTME ont connu au Bénin un accroissement exceptionnel. De trente-trois sites en 2000 dans Cotonou et ses banlieues pendant la phase opérationnelle avec comme protocole la monoprophylaxie à la Névirapine, les sites sont passés par exemple de 59 sites fonctionnels en septembre 2005 à 160 en janvier 2006, à 354 en septembre 2011 et à 545 sites PTME en Décembre 2012. De même, la tripropylaxie/trithérapie des gestantes séropositives démarré en 2005 uniquement dans les sites de prise en charge par les ARV a fait tache d’huile et prend en compte les sites proches des sites de prise en charge. Sur les 213 655 dépistages réalisés en 2011 par exemple, 3 010 femmes sont testées positives au VIH (1,39%). Selon les protocoles en vigueur, 296 femmes enceintes (20,98%) ont été mises sous monoprophylaxie et 1 115 femmes (79,02%) ont été mises sous triprophylaxie ou trithérapie. Ce qui témoigne de l’ascendance de la trpropylaxie/trithérapie en défaveur de la monoprophylaxie à la névirapine.

Références

  1. EDS 2007. 3,90Mo
  2. EDS-MICS IV 2011-2012. 464Ko