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Analytical summary - Epidemic and pandemic-prone diseases

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Les maladies transmissibles constituent au Bénin les causes les plus fréquentes des décès et invalidités. Elles demeurent une menace importante pour le bien être de la communauté. Ainsi le paludisme, les infections respiratoires aigües font partie des cinq premières causes de consultation et d’hospitalisation au Bénin. Des épidémies de rougeole, de choléra et de méningite son souvent enregistrées. Depuis 2010 le choléra sévit chaque année au Bénin ; 668 cas avaient été enregistrés en 2012 avec 3 décès. Le département du Zou et des Collines arrivaient en tête avec 208 cas puis l’Atacora et la Donga avec 189 cas. L’évolution de l’incidence du choléra se présente comme suit : Evolution de l’incidence du choléra de 2003 à 2012

Fig15 cholera.jpg Source : Direction Nationale de la Santé Publique/Ministère de la Santé du Bénin, 2013 Le Bénin enregistre chaque année des cas de méningite. Ces cas suspects sont plus notifiés dans les départements du Nord et des collines qui sont situés dans la ceinture de la méningite. Une vaccination de masse était réalisée chaque année pour la protection des populations. Elle se faisait avec le vaccin polysacharidique contenant les sérogroupes N méningitidis A et C en rapport à la fréquence de ces groupes en Afrique subsaharienne. Dans le but de rendre efficace la stratégie vaccinale, grâce au Leadership des chefs d’Etat africain, un vaccin conjugué contre la méningite à méningocoque A a été développé. Ce vaccin plus efficace et qui procure une immunité durable d’au moins 10 ans avec une immunité de groupe a été administré aux personnes de 1 à 29 ans situé dans la ceinture de méningite au Bénin. En dépit de ces efforts, en 2012 le Bénin a enregistré plus de cas que les années d’avant comme l’illustre le graphique ci-dessous, 1220 cas avaient été notifiés. Ceci est lié à une épidémie de méningite plutôt à Méningocoque du groupe W135 (Autrefois plus rencontré en Asie en Arabie saoudite) pour laquelle les populations n’étaient pas immunisées.

Evolution des cas suspects de méningite depuis 2003

Source : Direction Nationale de la Santé Publique/Ministère de la Santé du Bénin, 2013

En 2012, 535 cas suspects de rougeole avaient été notifiés au Bénin dont 192 confirmés par le laboratoire soit un taux de positivité de 36%. La préparation et l’intervention face aux épidémies se fait à travers les activités de pré positionnement de médicaments, la sensibilisation des populations sur les mesures d’hygiène individuelle et collective. Les activités communautaires de traitement des puits, d’installation de latrines. Ces différentes interventions souffrent d’une insuffisance de coordination au niveau opérationnel et même central. En effet les comités de lutte contre les épidémies ne sont pas fonctionnels au niveau départemental et opérationnel pour associer à la lutte les secteurs connexes. La création d’une plateforme nationale avec démembrement départemental pour la réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique pourrait être une opportunité. Le laboratoire participe à la surveillance des maladies par la confirmation biologique des cas suspects notifiés. La surveillance cas par cas de la méningite connait quelques difficultés de fonctionnement. Tous les cas de méningites ne sont pas prélevés malgré la démédicalisation de l’acte et la formation des agents para médicaux. Le matériel de la ponction lombaire est souvent insuffisant. Aussi les prélèvements de liquide céphalorachidien (LCR) ne sont pas toujours acheminés vers les hôpitaux de zones pour des analyses ; ceci est dû au paiement des frais de transport. L’acheminement des prélèvements des hôpitaux de zones vers les laboratoires des Centre Hospitaliers Départementaux où l’identification du germe en cause voire du sérogroupe devrait se réaliser connait les mêmes problèmes. L’acheminement des prélèvements laboratoires des CHD vers le laboratoire national de santé publique pour confirmation vient de connaître une solution par rapport aux frais de transport. Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre ces maladies le Bénin a mis en place un système de surveillance épidémiologique qui repose sur l’ensemble des structures de la pyramide sanitaire. La circulation de l’information dans le système de surveillance épidémiologique intégrée des maladies au Bénin se fait suivant les procédures et étapes ci-après avec leurs forces et faiblesses : Tab12 survepiffom.jpg