Guide pour la mise en place d’Observatoires de la santé

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Guide pour la mise en place d’Observatoires de la santé - Première édition, Avril 2016 (PDF 1.17 Mo)

Le concept «d’observatoire de la santé » pour la collecte, l’analyse, la synthèse et le partage d’informations fiables et de qualité sur la santé des populations et les services de santé est devenue de plus en plus populaire à partir des années 1970. Adoptée d’abord en France (1974), puis en Belgique, en Italie et plus tard en Angleterre (Liverpool, 1990), la mise en œuvre du concept n’a cessé de prendre de l’ampleur. Il existe maintenant plus de 60 observatoires opérationnels dans le monde entier, et beaucoup d’autres plates-formes qui jouent un rôle d’observatoire, mais ne portent pas officiellement l’appellation «d’observatoires». Dans la plupart de ces pays, les observatoires sont infranationaux (par exemple au niveau du district, de la région ou de la municipalité). Il existe également certains autres observatoires thématiques qui ne sont pas inclus dans ce nombre.

Des observatoires de la santé ont également été mis en place avec pour rôle d’apporter un appui à la prise de décision au niveau régional; ainsi en est-il des observatoires de l’OMS opérant dans les régions d’Afrique, des Amériques, de la Méditerranée orientale, d’Europe et du Pacifique occidental. En outre, l’OMS a créé un Observatoire mondial de la santé pour servir de point de jonction entre ces homologues régionaux.

Le terme «observatoire» se réfère à la fonction de surveillance des phénomènes et des tendances sanitaires par le biais de méthodes objectives et vérifiables. Leurs buts varient, mais les principaux objectifs sont les suivants: suivi des phénomènes et des tendances sanitaires, notamment l’évaluation des progrès vers l’atteinte des objectifs convenus en matière de santé; la production et le partage des données factuelles; et l’appui à l’utilisation de ces éléments pour l’élaboration de la politique et la prise de décision.

S’appuyant sur la Déclaration de Ouagadougou sur les systèmes de soins de santé primaires et de la santé en Afrique et la Déclaration d’Alger sur la recherche pour la santé en Afrique, les États membres de l’OMS ont demandé au Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique de mettre en place un Observatoire africain de la santé (AHO). L’AHO a été dûment mis en place en 2011 pour assumer quatre fonctions essentielles: le stockage et le partage des données et des statistiques qui peuvent être consultées et téléchargées; le suivi des phénomènes et tendances sanitaires, y compris les progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs convenus au niveau international tels que les OMD/SDG (objectifs de développement durable) en matière de santé; la production et le partage des bases factuelles et de la connaissance par l’analyse et la synthèse de l’information; et l’appui à la création de réseaux et au travail en communauté pour une meilleure utilisation de ces données et connaissances en vue de l’élaboration de la politique et de la prise de décision. Il encourage également les pays à créer leurs propres observatoires nationaux de la santé afin de renforcer les systèmes nationaux d’information sanitaire.

En novembre 2012, au cours de la soixante-deuxième session du Comité régional pour l’Afrique à Luanda, les ministres de la Santé de la Région africaine ont convenu d’établir des observatoires nationaux de la santé dans leurs pays respectifs et ont adopté la résolution intitulée «L’Observatoire africain de la santé »: une occasion de renforcer les systèmes d’information sanitaire par le biais d’observatoires nationaux de la santé. Avec le soutien de l’AHO, plusieurs pays sont en train de mettre en place leurs propres observatoires nationaux de santé (NHO) afin de renforcer leurs systèmes nationaux d’information sanitaire.