Atlas des statistiques sanitaires de la Région africaine 2016 - Analyse de la situation sanitaire de la Région africaine

Publication Overview

L’édition 2016 de l’Atlas des statistiques sanitaires de la Région africaine offre une analyse actualisée de la situation sanitaire dans la Région africaine de l’OMS.

L’atlas a été mis à jour, et sa couverture élargie avec de nouveaux indicateurs, notamment près de la moitié de la liste mondiale de référence des 100 indicateurs sanitaires de base de 2015 recommandée par le Groupe de travail interagences des Nations unies sur la charge associée aux indicateurs et à la notification et une section sur les progrès réalisés sur les cibles sanitaires et connexes des OMD.

Le contenu de l’atlas provient principalement de données recueillies, nettoyées, corrigées et évaluées au niveau national dans chacun des 47 États Membres de la Région africaine de l’OMS. Ces données sont réexaminées et raffinées par les bureaux pays de l’OMS, le Bureau régional à Brazzaville et par les experts techniques du siège de l’OMS à Genève. Le résultat de ce processus consiste en données calculées par l’OMS afin d’assurer la comparabilité entre les pays. Ces données ne correspondent pas nécessairement aux statistiques officielles publiées par les États Membres, qui pourraient avoir été produites à l’aide de méthodes alternatives également valables.

L’atlas utilise également des données en provenance d’autres sources, y compris d’autres organismes des Nations Unies. Les estimations utilisées pour suivre le développement des objectifs à l’échelon mondial tels les OMD sont produites par des groupes inter-agences des Nations Unies composés des membres de l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale, entre autres. Si une figure de l’Atlas ne repose pas sur des données de l’OMS, la source est créditée dans une note.

La qualité, la quantité, la fréquence de la collecte et l’actualité des données utilisées pour produire l’Atlas dépendent beaucoup de la solidité des systèmes nationaux d’information de sanitaire, qui incluent la collecte de données au niveau périphérique et district. À quelques exceptions près, cela a été le maillon faible au sein de la plupart des systèmes nationaux d’information sanitaire, dont le développement dans la région africaine a été lent et inégal, malgré des efforts considérables au fil des années.

Pour surmonter ces faiblesses, l’OMS vise à aider les pays à renforcer leurs systèmes nationaux d’information sanitaire par le biais du développement de plates-formes de connaissances nationales, dont les observatoires de la santé. Ces plates-formes, qui offrent des liens directs aux niveaux infranational et du district, pourraient être liés au Bureau régional dans un échange bidirectionnel collaboratif d’informations, de faits et de connaissances pour favoriser le suivi et l’évaluation, qui sont des composantes essentielles du cycle de développement et du travail au niveau politique. Ces plates-formes pourraient également être utilisées pour mettre en oeuvre les cadres d’évaluation qui seront mises en place pour évaluer l’impact des objectifs de développement durable et le progrès vers la couverture sanitaire universelle. Il est à espérer que cette évolution conduira à une diminution de la fragmentation des efforts si souvent constaté dans la politique de santé publique et le développement du travail.